‹ Dictionnaire de locutions proverbialesChapitre 168 sur 336 · B0M,F..\LM · texte numérisé non relu

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Diseurs.

Les diseurs ne sont pas les faiseurs. (Yoy. conseUler, faire.) Il dit cela de la bouche, mais le cœur n'y touche.

Disputer, du latin dis et putare, penser.

Disputer sur une pointe d'ai.ffuille : sur des minuties.

Les Grecs disaient : disputer sur l'ombre d'un âne.

Gett ' locution provenait de l'anecdote populaire à Athènes, d'un homme qui, ayant loué un âne, voulut, au milieu du jour, se reposer à son ombre ; l'ànier s'y opposa, prétendant quil avait loué l'âne et non son omljre. Ce fut le sujet d'un procès.

Rixari de lana caprina.

(HOKAC-.)

(Disputer sur la laine de chèvre.)

Dissimuler, du latin dissimulare.

On a dit aussi dissembler.

— Celui qui ne sait dissimuler, ne sait pas régner :

Cette maxime signifie que le secret et la discrétion sont indispensa l»les pour l'accomplissement des choses sérieuses.

Louis XI tint toujours son fils Charles VIII dans l'obscurité et rignorance : il ne lui enseigna que ces mots latins : Qui nescii dissimulare, nescit rerjnare.

Le plus l'ort est toujours celui (jui dissimule.

(Fmikk Ij'Ei.I,.\>TI>K.)

La parole a été donnée à riiomme pour dissimuler sa pensée. (Talleyraud.)

Fuis pour un moment l'homme colère, et pour toujours l'homme dissimulé.

Distique, du grec dis, slichos, ligne, vers. Réunion de deux vers faisant un sens complet.

Distingué, du latin distinguere, séparer. Les personnes les plus distinguées sont celles qui cherchent le jnoins à se faire distinguer. (Voy. manierr.)

Divorce, du latin divorlium, de dis. ror/ere. tourner : de divers itas rnentium, selon Justinien, assez bien rendu par incompatibilité d'humeur.

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Les Romains avaient trois espèces de divorce : 1° Répudiation, qui se faisait par la volonté seule du mari, et malgré le refus de la femme ; 2° Le .divorce qui se faisait du consentement des deux époux; 3° La séparation, par ordre du souverain, et selon son l)on plaisir.

Djinn. En 'Orient, sorte de farfadet, de démon, d'esprit malfaisant (Voy. rnc/iante.)

Dock, mot anglais, de dorken, couvrir.

Bassin de débarquement, à niveau fixe, sur le rivage de la mer ou d"uu cours d'eau, bordé de vastes magasins pour recevoir les marchandises et les garder en entrepôt.

Docteur, du latin dortorcm. qui enseigne.

On appelle ainsi ceux qui ont obtenu le grade du doctorat, le plus élevé dans les facultés universitaires.

Savant.

— Docteur en soupe salée : faux connaisseur, qui fait l'entendu, et n'est même pas capable de juger si une soupe est bien salée.

Mon docteur do ménestre (soupe) eli sa mine altérée, Avait deux fois autant de mains (jue Briarée.

(Rki;mi;r, Satire- X.)

Dodiner, dodeliner, remuer, bercer, de dodo.

Bercer pour endormir, faire faire dodo.

Auquel son, il (Gargantua") s'esgayait, il tressaillait, et lui-mesme se berçoit en dodelinant de la teste, monocliordisant des doigts et barytounant du cul. (Rabelais, i, 7.)

Dodone, mot liistorique.

Airain de Dodone. (Voy. raisonner comme une rruc/te.)

— Pausanias dit que le nom de Dodone (ancienne ville d'Epire). est l'onomatopée du son que rendait le fameux chaudron lorsqu'il était frappé pour rendre des oracles.

Les anciens se servaient de l'expression œs dodonina. [)oiii- désigner un bavard.

Doigt, du latin digitum : en grec dactylos.

D'où dactyle, datte, digitale.

De là, la locution : montrer au doigt, être montré au doigt, (pii se prend en mauvaise part, et signifie se rendre odieux, ridicule.

Les gens qu'on montre au doigt sont ceux dont on s'éloigne, devant qui l'on se tait, cju'on indique à ses amis en clignant de l'd'il. [)our leur recommander la méOance.

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