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Dans roriKiiie. i//v///.v n'avait (|ii'iim' tcrmiiiaisoii [loiirlf iiiasciiliii et le lemiiiiii, comme le latin (jmmlis, (roîi il vient. Quand on eut (lonné la l'orme ordinaire au féminin r/rande, grans ne pouvant plus se dire, on le chan.uea en (jrdsse. (Il n'eût pas été plus difficile (l'em[)loyer grande.)
Pasqnier dit que f/rassc, dans cette locution, est par métonymie^ parce que ceux qui dorment engraissent.
C'est de là que viennent les expressions triviales : faire du lard, qui dort dine.
In mpiJius ilii's ilonnire.
(Hul^ACE, Ép. I, -2.)
Dormi n: in Inceni.
(noiiA-;E, Ép. I, IS.i
Oui dort la grasse matinée, trotte toute la journée. Il faut rompre avec le deuxième sommeil, qui n'a plus rien de réparateur, et qui rend lourd une partie de la journée.
/)( (iiirein nlraiinis dortnire.
(TKr,R^c^;.)
(Dormir sur les deux oreilles.)
In utrumiis oculuni dormire.
(Pi.m;te,)
— Le liien vient on dormant : à ceux qui s'y attendent le moins. Bene/icin dormiejUihus deferuntur. (Gicéron, în Veri'em.) Louis XI donna un canonicat à un pauvre prêtre qu'il trouva
endormi dans une église, afin, dit-il. de confirmer ce proverbe, que " le bien vient en donnant ».
— Oui dort, dine. Parce que le sommeil ralentit la respiration, et (pi'il entre alors moins d'oxygène dans les poumons, pour consumer les combustibles du sang. Les animaux bibernants restent ainsi cincj ou six mois sans manger. (Yoy. loir.)
— S'endormir sur le rôti : négliger ses affaires. Dos, du latin dorsum : provençal dors, d'où dorsal.
Se laisser manger la laine sur le dos : souffrir patiemment les injures, comme les brebis, qui souffrent que les corbeaux se fixent sur leur dos (?) et leur arraclient la laine.
Dossier, liasse de papiers, de titres, réunis sons une même enveloppe, ou cliemise. portant sur le dos, ou sur le plat, une étiquette.
Autrefois, tes dossiers des affaires judiciaires s'appelaient sacs.
« Ayez confiance, dites-moi tout. Pour bien connaître une affaire, il faut que toutes fes pièces se trouvent au dossier. »
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Dot, du latin doletn. qualité.
De là aussi (lofarium, douaire (portion des biens du mari dont la veuve a l'usufruit), douairière.
Voilà, un père aura de belles tilles ; c'est vraiment une belle et digne niarcbandise, et toutefois il faut bailler de l'araent pour s'en défaire. {Moyen de parvenir, cii. 104.)
Douane, de l'italien dogana: grec dekJiomai (J). Droit étal)li primitivement, à Venise, au nom du Doge, pour créer des ressources au Trésor de la République. — Douaner : scruter la conduile de quelqu'un.
Doucement, de dulceni, et sufllxe ?uenf. Qui va doucement, va longtemps. On connaît le proverbe italien, nui voul voyagor loin, mi-iiage sa monturo.
(Racixe, Plaideurs.)
Douceur, de doux. a\ec le suflixe eur.
Plus fait douceur que violence.
(Lx FoNTAI.Nf:, VI, 3.)
On prend plus de moucbes avec du miel qu'avec du vinaigre.
La douceur et l'argent sont plus persuasifs Que les raisonnements les plus démonstratifs.
(Dkstouchës.)
La douceur est une force irrésistible, lorsqu'elle est sincère et sans atïectation. (.Marc-Aurèle.)
Douleur, du latin dotonnu. d'où deuil, doléance.
La douleur est une sensation pénible des sens ou du cœur.
Douleur profonde, muette : grande douleur.
Les petites douleurs parlent, les grandes se taisent.
Curœ levés loquuntur. ingénies stupent. (Sénèque, Hippolyte. IL 3.)
Il faudrait une langue qui s'écrivît avec des larmes, et se parlât avec des sanglots, pour raconter sa douleur.
— N.-D. des Sept-Douleurs (La Confrérie de) a été créée par saint Philippe-Bénizi, en mémoire des sept douleurs de la Vierge.
Doute, verbal de douter: latin dubitare.
Synonymes : scepticisme, pyrrlionisme.
Le nibilisme est l'opinion de ceux qui nient tout (?).
Cbarron dit : « Je ne sais. »
Montaigne : « Que sais-je ? »