‹ Dictionnaire de locutions proverbialesChapitre 172 sur 336 · DRA · texte numérisé non relu

DRA

Descartes résiste au. courant du scepticisme et cherche à étahhr la certitude.

Bossuet a atteint ce Init. et fondé un système où le scepticisme n'a phis de part.

— Dans le doute, al)stiens-toi. (^Pytliagore ; Zoroastre.)

In criminaUhus, Jiumnnior interprelntio accipienda est. Semper in obscurls. quod minimum est sequimur. (Ulpien).

Douter, autrefois douhter : d'où indubitable.

Les pyrrhoniens et les sceptiques doutent de tout.

Les ignorants ne doutent de rien, parce qu'ils n'aperçoivent pas les raisons de douter.

Aristote a dit que le doute est le commencement de la science.

Descartes doute d'une vérité jusqu'à ce que son esprit lui en ait démontré l'évidence. Il aurait douté de l'infaillibilité du pape.

— On dit d'un fait douteux : c'est un pruiiléme que nous hvrons à la sagacité des Somaizes futurs.

Douzaine, de douce, avec le suffixe aine.

Il n'y en a pas treize à la douzaine, se dit d'une cliose rare.

Draconien. Elymologie historique: de Draro)i, roi d'Athènes. (024 avant J.-C.)

Loi draconienne, c'est-à-dire très sévère

— Les lois de Dracon punissaient de mort indistinctement les moindres délits et les crimes le? plus énormes. Selon les fit ahroger, à l'exception de celle qui punissait le meurtre.

On disait de ces lois qu' « elles avaient été écrites avec du sang ».

Dragée, du grec trôgô (?). ronger.

Ce mot est fait comme fayot, fève ; du grec phagô, manger (?) : herbe, du grec pherbè. nouri'iture : pastille, du latin pastus, nourriture.

— Dragées de baptême. Autrefois les l)onl)ons étaient très rares : le sucre n'était employé que par les apothicaires, pour confectionner certains médicaments.

Au nombre des malades auxquels les sucreries étaient ordonnées par les médecins, figuraient les accouchées.

•' Au temps de gésine, dit Ahénor de l^oitiers, dans les Honneurs de la cour, la friandise est obligée : le drageoir doit toujours être ouvert et bien garni pour les commères qui viennent faire visite et tenir un de ces Caque/ s dont, sous Louis Xlll. on écrivit un volume. »

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