ECO
Éclectique, du orec éklektikos, qui clioisit.
Terme de philosophie. Désigne les pliilosophes qui, selon D. Laërte et Suidas, sans s'attacher à aucune secte, prenaient de chacune ce qu'elle avait de hon.
— L'empirisme est fondé sur l'expérience, l'oliservation. ey/?y>e/>/r/. L'empirique est le savant par expérience.
— Les dogmatiques sont comme les araignées formant des toiles sans force de la suhstance qu'ils tirent d'eux-mêmes.
Les empiriques, au contraire, semhlahles aux fourmis, amassent des matériaux et les emploient tels qu'ils les trouvent.
Les éclectiques ressemhlent à l'abeille qui recueille la suhstance des fleurs, mais sait l'élaborer. (Bacon.)
Ecluse, du latin exclusani, participe de excludere, défendre l'entrée.
Clôture faite sur un cours d'eau pour retenir ou lâcher à volonté les eaux.
Écluse, qui veut dire fermée, signifie au contraire ouverte.
Rabelais (liv. I, ch. 13) dit aussi esdous, pour clous, fermé :
Le ïcu sainct Aiituiiio fard,
Si tous.
Tes trous
Esclous Tu ne torches avant ton départ.
— L'écluse a été inventée par Pli. de Modène, qui, en 1439, dirigeait les travaux hydrauUques du duché de Milan.
EUe a été perfectionnée par Léonard de Vinci.
École, du latin scohnn, reproduction du grec schoh', loisir, temps donné à l'étude.
— Faire une école : se tromper.
Locution prise du jeu de tric-trac, où « faire une école » signilie commettre la faute de ne pas marquer les points qu'on gagne. C'est comme si l'on disait : faire une faute d'écolier, un pas de clerc. (Yoy.)
— Faire l'école buissonnière.
Les protestants, proscrits par les édits de François 1" et de Henri II, tenaient des écoles dans la campagne, et souvent au miheu des bois. De là l'expression d' « écoles buissonnières ». Le Parlement les interdit par son arrêt du 9 août loo2.
Depuis lors, « faire l'école buissonnière » est passé en proverbe, et se dit des enfants qui ne se rendent pas exactement à l'école.