FAÏ
C'est une inconséquence très ordinaire parmi les hommes, de ne point estimer chez les femmes les failtlesses qu'ils encouraient et dont ils profitent. (0. Feuillet.)
La faihlesse est le seul défaut qu'on ne saurait corriger. (La Rochefoucauld.)
Il faut cacher sa faihlesse devant les forts. (Séviiiué.)
Faillir, vient, comme faUoii , de fatlere, faire défaut.
— Faillir : faire une chose contre le devoir.
— Failli devient suhstantif pour désigner un négociant qui a manqué, a fait faillite, c'est-à-dire une hanqueroute non frauduleuse.
— De Jaillir viennent : faute, fautif, faux.
Faim, du latin fnmem.
La faim est mauvaise conseillère. (Vuy. ventre affamé.')
La faim fait sortir le loup du hois.
Fainéant, de faire et de néant. Italien far niente.
Synonymes: avaleur de frimas: enllleur de perles ; hatteur ou inspecteur des pavés ; faiseur de vieux souliers ; flâneur.
On dit aussi du paresseux qu'il a les côtes en long, c'est-à-dire, ne se courhe pas facilement.
Fainéant comme une couleuvre.
— Épitaphe du fainéant :
Qui semper jacuit iiic jacet Hennofjencs.
Ménage a fait celle-ci pour le cardinal de Hetz. qui était, au contraire, très actif :
Illc inquietuH hic quicscit Gnndiuiit.
Faire, du latin facere, origine d'un grand nomhre de dérivés et de composés.
— Bien faire. Gela commence à hien faire : cela suflit.
Mon Dieu ! aide-moy, conseille-moy ce qu'est de faire. (Rahelais, I, 29.) C'est-à-dire ce qu'il convient de faire.
Ces riz de tout sédez, consulta Gargantua avec ses genz sur ce qu'estoit de faire, (kl.)
— Faire hesoin : être nécessaire.
S"il vous faisait besoin, mon iinis est tt)iit à vous.
(.MoMtiiE, Etourdi.)
— Il fait de l'effrayé : il feint d'être elîrayé. Il fait celui qui est... malade.