FAI
— Faire son pouvoir : ce qu'on peut.
J'ai fait mon pouvoir, Siro, el n'ai rien ol)leau.
(CoitNKli.LK, Cid.)
— Envoyer faire lanlaire : écoitduire iiupérieusement. Lanlaire est une ritournelle de chanson.
Comme à autrui Iticn tu foras, Dautrui aussi tu roce^ras.
— Fais à autrui, ce que tu voudrais qu'on te lit. {Écangilc.) Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'on te lit. (Id.) Cette seconde maxime, négative, est moins belle que la première.
qui renferme toute la charité, c'est-à-dire tout le christianisme.
— J.-J. Rousseau a dit: « Le pi-emier pas vers le bien, est de ue pas faire le mal. »
— Fais ce que dois, advienne cpie pourra. (Yoy. deroir. ] C'est, dit Duplessis, une maxime du vieux langage, dont il faut
respecter la forme surannée par le même sentiment qu'on se gar derait bien de faire disparaître le vert antique d'une médaille ou la teinte un peu grise d'une église gothique.
C'est encore aujourd'hui la devise de ceux qui mettent le cri de la conscience et du devoir an-dessus de toutes autres considérations.
— Qui bien fera, Dieu trouvera.
— Age qiiod ar/h : Faites bien attention à ce que vous' faites !
— Fais ce que je dis, et non ce que je fais : avant de sermonner les antres, il faut se prêcher soi-même.
Viilco melior^, jirohnqitc : (IrlcHora sequor.
(Ovii,,.:.)
(Je vois le bien, je le loue, el je fais le mal.)
(]elui qui apprend les règles de la sagesse sans s'y conformer, ressemble à un homme qui labourerait sans ensemencer. (^Persan.)
Un adage des Pères de l'Église dit que « ceux qui ont une conduite en contradiction avec leur doctrine, resseml)lent au Iduteau. qui garde le son et donne la farine ».
Un sénateur romain, connu par ses excès, faisait l'éloge de la tempérance. On dit qu' « il parlait comme Caton, et vivait comme Lucullus ».
Un vieillard avait parcouru le cirque des Jeux Olympiques sans qu'on se fût dérangé pour lui faire une place. Lorsqu'il arriva à l'endroit occupé par les Lacédémoniens, tous les jeunes gens se levèrent, et ce témoignage de respect hit applaudi par toute l'assemblée. « Grands dieux ! s'écria le vieillard, tous les Grecs
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connaissent la vertu: mais il n'y a que les Lacédémoniens qui la pratiquent. »
Les moralistes ne pensent pas plus à mettre en pratique tontes leurs maximes, que les cordonniers ne son.iient ;i porlei- tous les soidiers qu'ils font.
Tel philosophe prêche aux autres la nécessité de réprimer leurs passions, pour gagner de quoi entretenir les siennes.
— Fais ce que tu dis : dis ce que tu fais.
Bien faire vaut mieux que l»ien dire, comme un liénéHce vaut mieux qu'une bénédiction.
Celui qui a toujours quelque chose à faire, fuit celui qui a toujours quelque chose à dire. (M'"" de Villedieii.)
Il vaut mieux passer sa vie à ne rien faire, qu'à faire des riens. (Pline le Jeune.)
— Les jeunes gens disent ce (pi'ils feront : les vieillards ce qu'ils ont fait ; il n'y a que les sols qui disent ce qu'ils font.
— Paris ne s'est pas fait en un jour.
Fait, du latin fartum.
— Au fait !... allez au fait ! c'est-à-dire : soyez bref.
Un avocat plaidait en recherche de paternité, et se jetait dans des digressions superflues. Le juge le rappelait sans cesse au fait. Impatienté, l'avocat termina ainsi brusquement son plaidoyer- : « Le fait est un enfant de fait : celui qu'on dit l'avoir fait, nie le fait : voilà le fait. >-
— On dit aussi à quelqu'un pour l'engager à retrancher des détails inutiles : « Passons au déluge ! » (Voy. Racine, Plaideurs. III, 3.)
— Je mets, je pose en fait. Locution singulière que rien ne justifie. Si un fait existe, son existence est indépendante de notre volonté.
Nota : K Poser en fait » est une locution faite comme « mettre, révoquer en doute » .
Faîte, latin fastujium. fronton.
Et monté sur le faite, il tisjiire à deseendre.
(CoR.NKii.LF, Ciiinn.)
Falbala, mot dont l'origine est attribuée à M. de Langlée. maréchal de camp sous Louis XIV.
De l'espagnol f'alda, qui signifie bord de robe, pli de \étement. est venu falbala, aujourd'hui appelé volant: morceaux d'étolVes plissées et appliquées sur les bords des robes.