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Le mot et la chose paraissent dater du mariage du petit-rds de Louis XIY avec une infante d'Espagne.
Falot;, du grec pharos, phare ; vieux français farot.
Familiarité, du latin familiariiatem.
La familiarité engendre le mépris.
Familiarh dominus fatuum facit servum. (Saint Bernard.)
— La loi XIX du Digeste, de Officio prœsldh, veut que les gouverneurs de province ne se familiarisent pas avec leurs administrés : « Ex conversât ione œquali, contemptio dignltatis nascitur. »
— Duclos disait d'un grand qui le traitait comme son égal et son ami : « Il veut trop se familiariser avec moi ; je le repousse par le respect. '»
Familier, latiu fanullarcm.
Familier comme les épîtres de Gicéron : traduction hurlesque du titre des Lettres de Gicéron : Litferœ ad familiares. Lettres à ses amis.
On dit d'un homme trop familier : « Il vous mangerait dans la main. »
Gela s'est dit dahord des biseaux de proie qu'on apprivoisait pour la chasse, et (pion lenait sur le poing. (Régnier.)
Famille, du latin famUiani.
Prends soin de ta famille : Fcnniliam cura. (Gaton.) où peut-on ètro iiiiciix (jirau sein do safaiiiillo ?
Ge vers bien connu est tiré du quatuor de Lucile, comédie-opéra de Marinontel, musique de Grétry (1769).
G'est sans doute le seul vers de Marmontel qui soit resté populaire, et il le doit à la musique de Grétry.
La réputation de l'auteur était discutée, littérairement parlant.
.Mai'inonlcl le soir lu prenilras Afin (le (im-niir longiiomi'nl.
(Bachaumont.I
— Il faut laver son linge sale en famille.
Dans les inimitiés de famille, il arrive toujours un uioment on, quelles que soient les répugnances, il faut laver, ce que Napoléon appelait avec un laisser-aller pittoresque, le linge sale.
— Famille en tuyaux d'orgue : dont les nombreux enfants s'échelonnent comme les dits tiivaux.
FAR * io9
Fanatisme, de fanallcus, dans le délire.
Le fanatisme est la folie de la religion : le bigotisme en est la bêtise.
Les fanatiques étaient des forcenés qui se tenaient dans les temples, se croyaient inspirés, et prononçaient des oracles avec des gestes exagérés.
Faner, du latin fœniun : anciennement fener, réduire en foin.
En provençal />/i, foin : fenière, grenier à foin. L'herbe se fèiie, arbre et feuille périt.
(C, Mabot.)
Par extension : le soleil fane les Heurs.
Au figuré : un teint fané.
Fanfare, espagnol /W///W, vanterie ; ou, selon Diez, onomatopée, comme le taratantara des trompettes romaines, cbez Ennius.
Rabelais (II, 7) etfl. Estienne {Apologie 29) appellent « fanfares de Rome » les pompeuses cérémonies du service religieux cbez les catboliques.
Rabelais (I, 23) se sert du mot fanfarer, pour « se présenter dans la lice avec trompettes et clairons ).
Fanfaron, dérivé du précédent.
Les vanteries du fanfaron sont comme les fanfares, que le vent emporte.
Le fanfaron est celui qui airecle une liravoure qu'il n'a pas. un faux brave.
Il y a des fanfarons de vice et des fanfarons de ^ertu. Louis XIV appelait le duc d'Orléans, le futur Régent, un fanfaron de vice. Les Stoïciens étaient des fanfarons de vertu.
Synonymes : âne vêtu de la peau du lion, avaleur de cbarrettes ferrées, bravache, brave à trois poils, capitan, fendant, lier à bras, capitaine Fracasse, gascon, hâbleur, matamore, pourfendeur, rodomont, vantard.
Faquin, de l'italien facchlno, portefaix. Un fat, un sot. uu bomme de rien...
Uue ce fut l)ien fait au Destin De ne faire en moi ({uun faquin
iScARRON, Jodelft.
Farandole, espagnol farandula. danse.
Danse provençale formant une longue chaîne dindi\idus se tenant par la main : introduite à Marseil'e par les Pbocéens, elle est encore en usage dans l'arcbipel.