‹ Dictionnaire de locutions proverbialesChapitre 215 sur 336 · FAR · texte numérisé non relu

FAR

Farce, comme farcir, de fnrcirc. Iioiirrcr. Farcir les oreilles de qiielqu'im : riini)orliiner.

— La farce est une comédie bouffonne : les Farces de Tabarui, de Turhipin ; la Farce de Patelin.

— Tirez le rideau, la farce est jouée : tout est lîni.

Fard, du vieil allemand fanrjaw, teindre.

— Un amltassadeur turc se trouvant à la cour de Louis XIV, au milieu de dames extrêmement fardées, dit qu « il ne saurait porter un jugement sur leur beauté, ne se connaissant pas en peinture ».

— Elle a un pouce de plâtre sur la figure, et ne rit jamais, de peur de s'écailler le nez.

— Le mensonge est une sorte de couleur qui maquille la vérité, d'où : farder la vérité.

■ Farfadet, sorte de lutin taquin, mais non mécbant : esprit follet auquel croient les Orientaux, et qu'on retrouve dans les légendes écossaises.

Faribole. Etymologie des plus incertaines. Les uns tirent ce mot de far i obolu m : d'autres de faria, llux de paroles ; Ménage, de frivola, niaiseries. On a aussi proposé fari, dire, huilas, des bulles...

Là, jamais on nentcnd de pieuses paroles : Ce sont proiios oisifs, cliansoiis et farihoios.

(Moi.ikKE, TnrtHfo.)

11 est liomme à donner dans toutes les fariboles. (Molière, Bourfjcois.)

Fdhclitts (jarrirc.

(HoiiACE.)

Faridondaine, sorte d'onomatopée.

Do7ulon, en bas-latin signifiait graisse (écrit dondum).

— Une doiidon est une grosse femme.

Dondé signifie gras, engraissé.

— Nos pères introduisaient quelquefois dans leurs cbansons les notes de musique, et l'on a dû dire d'abord :

I^a, fa, ris, rtoiidaine, La, fa, ris, dondé !

(DccA.Ni.K, an iiKil dondon.)

Une dondaine était une (lècbe courte et massive. Jeban tendit son arbalète, mit sa dondaine en cocbe pour tirer. [Lettres de rémission de 1405.)

Farine, du latin farinani, de far, blé.

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