FAR
Farce, comme farcir, de fnrcirc. Iioiirrcr. Farcir les oreilles de qiielqu'im : riini)orliiner.
— La farce est une comédie bouffonne : les Farces de Tabarui, de Turhipin ; la Farce de Patelin.
— Tirez le rideau, la farce est jouée : tout est lîni.
Fard, du vieil allemand fanrjaw, teindre.
— Un amltassadeur turc se trouvant à la cour de Louis XIV, au milieu de dames extrêmement fardées, dit qu « il ne saurait porter un jugement sur leur beauté, ne se connaissant pas en peinture ».
— Elle a un pouce de plâtre sur la figure, et ne rit jamais, de peur de s'écailler le nez.
— Le mensonge est une sorte de couleur qui maquille la vérité, d'où : farder la vérité.
■ Farfadet, sorte de lutin taquin, mais non mécbant : esprit follet auquel croient les Orientaux, et qu'on retrouve dans les légendes écossaises.
Faribole. Etymologie des plus incertaines. Les uns tirent ce mot de far i obolu m : d'autres de faria, llux de paroles ; Ménage, de frivola, niaiseries. On a aussi proposé fari, dire, huilas, des bulles...
Là, jamais on nentcnd de pieuses paroles : Ce sont proiios oisifs, cliansoiis et farihoios.
(Moi.ikKE, TnrtHfo.)
11 est liomme à donner dans toutes les fariboles. (Molière, Bourfjcois.)
Fdhclitts (jarrirc.
(HoiiACE.)
Faridondaine, sorte d'onomatopée.
Do7ulon, en bas-latin signifiait graisse (écrit dondum).
— Une doiidon est une grosse femme.
Dondé signifie gras, engraissé.
— Nos pères introduisaient quelquefois dans leurs cbansons les notes de musique, et l'on a dû dire d'abord :
I^a, fa, ris, rtoiidaine, La, fa, ris, dondé !
(DccA.Ni.K, an iiKil dondon.)
Une dondaine était une (lècbe courte et massive. Jeban tendit son arbalète, mit sa dondaine en cocbe pour tirer. [Lettres de rémission de 1405.)
Farine, du latin farinani, de far, blé.