FAT
Gens de inriiio farine (Raltelais) : de mémos mœurs, do mémo espèce.
Se dit toujours en mauvaise part, pour dési.anor dos licns rpu ont les mêmes défauts.
Les comédiens se blanchissaient le visage de farine, et c'étaient des gens peu considérés, des excommuniés.
— Cette locution est cependant antérieure au christianisme. Omnes hl sunt ejusdem farinœ. (Sénèque.)
Fas. Pei' /'as et nefas. (Locution latine.) Par tous les moyens licites ou non.
Faste, du latin fashim, orgueil, lierté.
Les jours de fête (fastij on étalait beaucoup de magniticence.
— Les Romains appelaient fastes leur calendrier. Les jours fastes et les jours néfastes y étaient marqués : c'est-à-dire ceux où les affaires judiciaires étaient interrompues ou non. De />/?■/, parler, plaider. (Yoy. néfaste.)
Fastidieux, du latin fastidlosum. (de faslus twdium, Cicéron). L'ennui, le dégoût que donne le luxe; ce que les Anglais appellent spleen. (Yoy.) Nous avions autrefois le verbe attédier, ennuyer.
Fat (sans féminin), de fatuuni, fade, insipide.
Doù aussi : infatué, fade, fadaise.
Un fat est un homme qui n'admire et n'aime que lui.
— Fat est ur.g vocable de Languedoc, et signifie non salé...; par métaphore signifie fol, niais, dépourvu de sens, esventé de cerveau. (Rabelais, Y, Prol.)
— Tous les oripeaux de la fatuité ne servent qu'à faire mieux remarquer le mannequin qui s'en atTul)le. (De CUnchamp.)
Fatalisme, du latin fataleni, avec suffixe isnie.
Philosophiquement, l'opinion qui consiste à nier la liberté humaine : à supposer que les faits de l'ordre moral sont, comme ceux de l'ordre physique, le résultat de la nécessité, du destin.
L'islamisme est peu favorable au progrès. L'idée de Providence, poussée à l'excès par les Orientaux, devient un fatalisme qui détruit toute initiative.
Le mahométismo rend les peuples stationnaires.
— k S'il plaît à Dieu ! » est une locution fataUste, qui doit nous venir des musulmans.