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prêtres, appelés griots, etc., continuent d'immoler des victimes humaines.
Feu, du lalin focum, âtre, foyer.
En la grande camljrc cùléc Tu lais le lus à clieiniiiée.
(JoiNVNj.F., Glossaire.)
— fjr, qui signilie /'eu en chaldéen, se retrouve dans urere.
— Feu de brociie, d'enfer: grand feu.
— Feu de paille : ciiose de peu de durée.
Mon amour est un fou tle paille.
Qui luit el meui'l en un instant.
(SAnnAz.N.)
— Feu follet, chandelle des morts dans le Berry.
Flamme légère qui voltige quelquefois dans les marécages et les cimetières, et qui est due à la combustion spontanée, au contact de l'air, des gaz phosphores qui résultent de la décomposition des matières organiques.
— Avoir le feu sacré : a\oir la passion de son art.
Testa, déesse du feu. était adorée dans un temple de forme ronde, au milieu duquel se trouvait l'autel où les Vestales entretenaijent sans cesse le feu sacré. La forme arrondie du temple était le symbole de l'univers, dont le rniheu, selon Pytbagore. était occupé parle feu. (Plutarque.)
— L'art de se procurer le feu esl le premier indice de ci\ilisation.
Les Indiens font du feu en frottant l'un contre l'autre deux morceaux de bois dur (buis et mûrier, laurier et lierre). Ils affdent en pointe le morceau qu'ils tiennent à la main et le frottent vivement sur l'autre, de manière à y creuser une rainure. Le frottement développe le calorique latent du l)ois et finit par l'enllammer.
Les forgerons battent deux ou trois coups de marteau sur un morceau de fer doux, et la percussion l'échautTe au point qu'il peut embraser une allumette soufrée.
— Je le maintiens jusqu'au feu exclusivement.
Rabelais se sert souvent de cette expression familière, par allusion à l'horrible usage de brûler ceux qu'on appelait hérétiques.
— Bon à jeter au feu.
Tout arbre qui ne produira pas de fruit sera coupé et jeté au feu. (ÉDCingile.) Un ami de Malherbe avait fait écrire sur sa cheminée une mauvaise
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devise. Il demanda au poète ce qu'il en pensait : « Il fallait, dit .Maliierbe, la mettre un peu plus bas. >>
— Être sans feu ni lieu : sans domicile, sans famille.
Ici, feu signifie famille, ménage logé dans une habitation. De là vient la locution « rentrer dans ses foyers s qui a le même sens que « regagner ses pénates ».
— Bouche {Histoire de Prorence) dit que les Etats de Provence, pour établir les tailles et les impôts d'une manière équitalde, ont divisé la Provence en feux. Chaque feu contient un terrain estimé oO.OOO livres, et on en compte 3.037. Si un lieu n'était estimé que 25.00(1 livres, il ne comptait qu'un demi-feu.
— Le feu purifie tout, c'est l'emblème de la purification.
La Chandeleur, fête chrétienne, a été instituée en mémoire de la purification de la Vierge (2 février).
Les nomjjreuses chandelles de cire allumées ce jour-l;i expliquent son origine.
— Le chancelier Voisin ayant appris qu'un grand criuiincl avait, par des intrigues, obtenu des lettres de grâce, dit à Louis XIV qu'il ne les signerait pas. Le roi l'ayant exigé. Voisin repoussa les sceaux en disant : « Ils sont souillés, je ne les reprends plus. > Louis XIV jeta les lettres au feu. «Je los reprends, dit le <'hancelier : le l'eu purifie tout. »
Feu, adjectif ; du latin fuit, il a été.
Dans certains pavs. on dit de feu. Ralielais écrit feust. (Liv. IV. c. 17.) .
Feu ne se met au féminin devant un nom de ce genre, que s'il est précédé de l'article. On l'a mis quelquefois au pluriel, ce qui montre bien qu'il vient du parfait fuit, il fut (?).
— Feust. \)our feu (qui fut) était autrefois emiiloyé pour y/?o^//v//.
Cy-gist, repose et dort téaiis Le feu éves(iue d'Orléans, Qui feust fan mil cinq cent el vingt De la vérole (|ui lui vint.
— Pour ce que reste syllabe (mort ) frappoit trop rudement leurs oreilles, ...les Romains avaient appris de l'amollir ou estendre en périphrases : au lieu de dire : il est mort : il a cessé de vivre, disaientils, il a vescu. Pourveu que ce soit vie. soit-elle passée, ils sont conteus. (Montaigne, I, 20.)
Les Latins disaient fixit. il a >écu. Par suite de leur horreur pour