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sont 1111 J)ien joli roiiini en taire du catécliisme. et nous aident merveilleusement à mettre la morale en actions. »
— La fortune aide les courageux. Audenles fort una j iwat . (Yirg.) Étymologiquement fortune répond à fort (?), et le courage
semble même être supérieur à la destinée.
C'est ce qui faisait dire à César, pour rassurer son pilote pend.mt la tempête : « Que crains-tu? tu portes César et sa fortune. »
Cliacun est l'artisan de sa fortune : Faljcr est quisqiie fortiino'. (Salluste.)
Plante [Trin uwin us) : Sapiens. . . . Pot. ipse fingil fortunam sUjL
Nous disons moins poétiquement : « Comme on fait son lit on se couche. »
Ce proverbe, comme tant d'autres, a sa contre-partie : « La fortune vient en dormant » : pbrase peu régulière au point de vue de la langue actuelle : la fortune serait somnambule.
— La fortune est inconstante. L'emblème de la fortune est une roue qui tourne ; et quelques étyraologistcs font venir son nom de verto, je tourne.
Le monument de la Douane, à Venise, est surmonté de la statue de la Fortune, un pied posé sur le globe du monde, et tournant à tout vent, comme pour montrer aux commerçants l'inconstance de la déesse qu'ils adorent.
Alors je vous verrai, sur la mouvante roue. Tantôt au firmament, et tantôt dans la Iwue.
Temps, vent, lemme, fortune
Cliangent comme la tune.
— Une grande fortune est une grande servitude. (Boubours.) Magna sercUus uiayna fortuna. (Sénèque.)
Fossette, diminutif de fosse, du latin fossani, creux.
Petit creux aux joues ou au menton.
Les statues grecques n'ont pas de fossettes, mais les Romains en faisaient cas, puisque Yarron nomme la fossette du' menton « un agrément imprimé par le doigt de l'Amour » .
— L'abbé de Bernis, surnommé Babet la Bouquetière, à cause de
son style fleuri, dut sa faveur auprès de M"'^ de Pompadour, à sa
pièce intitulée Les Petits trous. Il suppose, dans ces vers, que
l'Amour vit la jeune Pompadour endormie, et que, prenant ses
joues pour une rose, il y porta une main bardie :
L'empreinte de ses doigts forma ces jolis trous, Séjour aimal)le du sourire Dont l^s plus sages seraient fous.
Fou, autrefois fol, du latin follem, soufflet.
Dont la tète est vide comme un soufflet.
Synonymes : échappé de Gharenton, ou des Petites-Maisons ; lunatique, piqué de la tarentule, tête fêlée, timbré, toqué.
On dit aussi trivialement : avoir une araignée dans le plafond ; une écrevisse dans la tourte : avoir une toquade.
— Le nombre des fous est infini. (Salomon.) Maniœ infinitœ sunt species. (Avicenue.)
La Grèce, si féconde en fameux personnages
Que Ion Aante tant parmi nous.
Ne put jamais trouver chez elle que sept sages.
Jugez du nombre de ses fous.
(GniicoLtrcr.)
Tous les hommes sont fous ; il faut pour n'en pas voir. S'enfermer dans sa cliambre et casser son miroir.
(Marquis dk Sade.)
La légèreté d'esprit chez certains vieillards et la gravité précoce de certains enfants, prouvent que la folie est de tous les âges.
— Rire comme un fou.
Plus on est de fous, plus on rit.
Entrez, entrez, enfants de la folie ; Plus un est de fous, plus on rit.
(A. GOUFFK.)
Pour réussir dans le monde, il faut avoir l'air fou, et être sage. (Montesquieu.)
Selon Fontenelle, le rire ne serait qu'un accès passager de folie. D'où : gaîté folle, rire fou...
Salomon a dit : « Le rire du sage se voit et ne s'entend pas : et le rire du fou ressemble au bruit que font les épines en brûlant sous la marmite : sicut vox spinarum sub olla, ita rhuii stultorum. » {Ecclésiastique, N\\, 7.)
De continuel ris, Peu de sens el d'avis.
Pense avec le sage, ris avec le fou.
— Un fou avise un sage : « Ung fol enseigne ])ien ung saige. » (Rabelais, I, 37.)
Fouarre, ancien mot signifiant paille.
Esclioles de feurre (Rabelais, II, 17) : écoles de paille, parce que les écoles publiques, situées rue du Fouarre, à Paris, n'avaient pas d'autres sièges que de la paille.
Foudre, du latin fiilgur; d'où folvc, foldre.
Ce nom est féminin au propre, masculin au fiouré.
Lancer la foudre ; un foudre de guerre.
Les foudres de l'Église: excommunication.
Avec la rapidité de la foudre : Fulminis iefa modo. (Virgile.)
— L'électricité, qui est identique avec la foudre.^ n'était pas connue des anciens, et la comparaison dont ils se servaient était prise de l'observation de la foudre, dont l'éclair sillonne une vaste étendue en un clin d'œil.
— Je veux que la foudre m'écrase si... Locution venue des païens, qui croyaient que Jupiter ne lançait la foudre sur les hommes que pour les punir de leurs crimes, et privaient de sépulture ceux qui en étaient frappés.
— Turgot a fait, pour être gravé sur le buste de Franklin, le vers suivant, qui rappelle l'invention du paratonnerre et l'alfranchissement de l'Amérique :
Eripuit ca'lo fiihnen, sccptrumqne hjrannis.
(Il arracha la foudre au ciel, et le sceptre aux tyrans.) Imitation d'un vers de Y Anti- Lucrèce du cardinal de Polignac.
Eripuitgue Jovi fulmen, Phœboque sagiltas.
Foudre, grand tonneau ; de l'allemand fiuler: mascuhn.
Fouet, du vieux français fou, hêtre; latin fagum. Les fouets se faisaient d'une baguette de hêtre, comme la houssine d'une branche de houx.
— Faire claquer son fouet : se faire valoir.
Tout Picard que j'étais, j'étais un lion ap^tro,
Et je faisais chuiuer mon loiiet tout coiiuiie un autre.
(Racinr.)
Foule, de fouler, presser ; d'un radical qui se trouve dans fuUo, foulon, et dans fulcire. appuyer (Littré) ; ou du gaulois gefula, abondance, troupe.-
Tout le monde et personne.
Four, insuccès. Une pièce de théâtre fait four lorsque les loges sont vides de spectateurs et resseml)leut à la gueule noire d'un four.
Four signifie aussi erreur dans se fourvoyer: de foris, être hors du chemin.
Fourche, du Inlin furram: d'où bifurcation.
— Fourches patibulaires. C'étaient, dans l'origine, deux fourches