FRA
la véritable racine de ce mot, il a su inaiiiteiiir la \raie direction du sens original. (Génin, fiecî'éation.s.)
Foyer, du lalin forarius, dérivé de focus, fen. La paix, les vertus du loyer : — domestiques. S'armer pour la défense de son foyer.
Dans ces expressions, foyer est pris pour la famille, dont il est le centre et la vie.
— Foyer du théâtre. Marivaux l'appelle « cliaulCoir ».
Fracasser, radical frac: latin frango. fractuni. Le capitaine Fracasse, acteur de la comédie italienne.
Frais, adjectif; vieil allemand frise : qui est entre le chaud et le froid.
S'oppose à llétri(}X fané, parce que le froid préserve les matières de la décomposition.
— Frais comme l'ail, se dit du poisson qui sort de l'eau. Frais comme un épinard brouillé. (Locution provençale.)
Frais, substantif pluriel: dépenses, du l)as-latin fredum, amende.
Condamné aux frais et dépens.
Ménage dit que ce mol vient de l'allemand fre'ul, paix, tranquillité, et que l'on a dit freduni, pour signifier une somme d'argent payée aux juges pour se racheter d'une faute ; dans le même sens que ^'acquitter a été fait de qidetus, tranquille.
— Se mettre en frais : faire de la dépense.
Il ne fait pas ses frais : il courtise sans succès. J'en obtins un rendez-vous, et, quoi qu'il arrive maintenant..., j'ai fait mes frais. (Eugène Sue.)
— Arrêter les frais : interrompre une action onéreuse. Terme emprunté au jeu de billard.
Franc, du latin Francus, nom du peuple qui asservit la Gaule. S'est pris adjectivement, par opposition à servus, que les vainqueurs donnaient aux p^euples assprvis. Il devint une qualification pour indiquer la Jjônne et lrl3re origine.
— Franc a les acceptions de : hbre, exempt, sincère, véritable. On dit : avoir son franc parler ; parler franc.
Mais l'Académie et l'usage autorisent l'adjonction de franc (vrai, pur) comme épithète à des expressions injurieuses : un franc coquin, c'est-à-dire un vrai fourbe, un pur intrigant. On sent qu'il