FRA
est déraisonnable de vouloir accorder des mots naturellement si opposés, à moins qu'on ne le prenne dans le sens d'entier, comme dans : trois jours francs, aAoir ses coudées franches.
L'homme franc ne saurait dissimuler; l'homme sincère ne saurait tromper; tous deux parlent comme ils pensent. La sincérité observe mieux les ménagements qu'on doit aux autres ; la franchi-se franchit souvent les limites des convenances, devient indiscrète et offensante.
La franchise ne consiste pas à dire tout ce qu'on pense, mais à penser tout ce qu'on dit. (Livry.)
La franchise, qui entretient l'amitié, tue lamour.
— Franc comme l'osier.
Le fier et lti"i\c Mcnitaiisiev
Dont le cœur est tnnic comme osier.
(VOITLIKB.)
— On appelle porl franc, celui qui est affranchi des droits de douane.
— Franc, monnaie. En 1360, le roi Jean fut représenté sur la monnaie qui fut nommée « franc à cheval », à cause de la devise francorinn rex. Il y eut aussi le « franc à pied ».
Français, dérivé de France, Francia.
— Fraîiçais s'écrivait autrefois et se prononçait François.
La prononciation et l'orthographe de ce mot, et de beaucoup d'autres, furent modifiées par l'inlluence de Catherine de Médicis, qui introduisit en France la prononciation itahenne, de sorte qu'on 'en vint à dire Francès, à l'imitation des Italiens, qui disent Francesi.
C'est Voltaire qui a consacré définitivement" cette orthographe, en cliangeant les oi en ai.
— Les Français, à la suite de leur occupation de Naples, au xv^ siècle, ont reçu le surnom de « oui ! oui-! », parce que le peuple italien avait remarqué le fréquent retour de cette affirmation dans In bouche des soldats. « Oui, oui » est devenu « gui, gui ». dans le patois napohtain.
On dit aussi à Naples que « les cochon? parlent fi'ançais » ; // poixo parla francesi, parce que « oui. oui » rappelle le grognement du cochon.
Les Espagnols ont remarqué notre dis donc, qui revient souvent dans la conversation, et nous ont appelés Didons {las Bidons).
Les Anglais sont un peuple de boutiquiers, dit Joseph Prudhomme.