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Galanterie, compliment coté des hommes; devient injnnen\ appliqin'' an\ femmes.
Etre galante, en terme de préciosité, se traduisait: être de la petite vertn.
Un galant homme n'est pas toujours un homme galant.
C'est un mérite d'être galant auprès des femmes, pourvu que ce ne soit pas auprès des femmes galantes.
La galanterie est le mensonge de l'amour.
— La galanterie d'Auber, en 1867, fait penser à Panseron, qui portait lunettes pour faire croire qu'il avait un nez.
Galère, anciennement galée, du XiW^wigalea (0- casque retourné. Un casque était i-eprésenté à la proue :
A picta cassidc nomen habel.
Ou encore V espadon, auquel on a comparé la galère. De là : galion, grand vaisseau faisant les voyages d'Espagne en Amérique pour le transport de l'or, et galiote, petite galère.
— Que diable allait-il faire dans cette galère ? Cette phrase devenue proverbe, et que Géronte répète jusqu'à six fois dans la même scène {Fourberies), a été empruntée par Molière au Pédant joué, de Cyrano de Bergerac, — auquel il avait collaboré.
— Et vogue la galère! {Moyen de parvenir, ch. 64.)
Galérien, criminel condamné à ramer sur les galères.
La Constituante remplaça les galères par les travaux forcés ; d'où le nom de forçats donné aux condamnés employés au service des travaux des ports, dans des établissements appelés bagnes.
Synonymes : Être aux galères ; faucher le grand pré.
Je vous trouverai très heureux, si l'on ne vous condamne pas à faucher le grand pré. {Gil Blas, II, 5.)
Émoucher la mer avec un éventail de vingt pieds. (Id.)
Galette, étymologie celtique (0, .'/«/• caillou, correspond à f/alet.
Gâteau plat et rond.
Galimatias, étymologie historique ?
Discours embrouillé, confus, obscur.
Espèce d'amphigouri ne signitîant rien au fond : fatras, pathos, pliœbus.
Un avocat plaidait en latin au sujet d'un coq appartenant à un nommé Mathias. Il répéta si souvent les mots Gallus ai Mathias,
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que la langue lui fourcha, et, au lieu de dire Gallus Matliiœ, il dit Gain Malhias. D'où l'expression.
Et votre oalimatliias ne m'a pas tantôt ébloui. (Molière, G. Dan- (lin.)
Le galimatias double est celui qui n'est entendu ni de l'auteur, ni de l'auditeur. Exemple : Pantagruel trouva Geoffroy à la grand' dent, grand-père du beau cousin de la sœur aisnée de la tante... ( Rabelais, II, 5.)
— Voltaire avait créé le mot Galithomas : mais le mérite de Thomas a empêché le mot de passer.
— Lycophron, poète grec, affectait une telle obscurité dans ses ouvrages, que son nom était devenu appellatif pour désigner un auteur obscur.
Son poème de la Prophétie de Cassandre, a été comparé à ces souterrains où les llambeaux s'éteignent.
— L'obscurité du style de Tertullien est comme la noirceur de l'ébène, qui jette un grand éclat. (Balzac.)
Gallefretier, homme de rien, va-nu-pieds qui n'a ni feu ni lieu. Galon, vieux français gale, galer, faire de la dépense. Ouand on prend du galon, on n'en saurait trop prendre.
C'est-à-dire : il faut profiter de tons ses avantages. Quinault {Roland, II, 5) avait dit :
Quand on prend de ramour, on n'en saurait trop prendre.
Galopin, de galoper^ : gothique hlaiipan, courir. C'est le nom que l'on donnait aux petits marmitons. C'était aussi une mesure contenant un demi-setier.
Gambade, d'une vieille prononciation garnie, pour iaml)e, à la Picîirde.
Gamin, origine inconnue.
xMot imprimé pour la première fois en 1834, dans Claude Gueux. de Y. Hugo, et adopté dans le langage famiher.
Synonymes : moutard, crapaud (espèce de grenouille des ruisseaux de Paris); Gavroche (type des Misérables de Y. Hugo), titi.
Gamme, de gamma, troisième lettre de l'alphabet grec. La gamme est la succession des sept degrés du son de la voix humaine, du plus aigu au plus grave.
— Gui d'Arezzo, qui a inventé cette échelle, en 1024, après avoir
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exprimé les six premiers sons par les lettres «, h. r, d, e. f, prit le (janima, pour exprimer le septième. (Voy. tablature.) , — Changer de gamme, do ton, de note : d'opinion. (V. palinodie.) Chanter une gamme à quelqu'un : le réprimander. Quand ou fait des reproches à quelqu'un, on hausse progressivement le ton, comme en chantant la gamme.
Ganache, de l'italien (janascia, du latin gêna, mâchoire, joue. Est synonyme de fauteuil : un plaisant y voyait une allusion à l'Académie.
— Napoléon, dans un moment de dépit, dit à Marie-Louise : « Votre père est une ganache ! >'
L'impératrice, ignorant la valeur de ce mot, demanda à une personne présente ce qu'il signifiait : « Gela veut dire un liomme sage et expérimenté d, répondit le courtisan.
Quelques jours après, Marie-Louise, voulant faire un compliment à Caml)acérès, lui dit : « Je vous considère comme la première ganache de l'Empire. »
Gandin, mot créé par Ail). Segoud, vers 1850. Sorte de petit-maitre, niais et hien mis, qui paie chez les hlles qu"il fréquente.
— Le boulevard de Gand était le côté droit du houlevard des Jtaheus; ce nom de fantaisie fut créé pendant les Cent Jours, parce ciue les royalistes qui n'avaient pas suivi Louis XYIII à Gand, se réunissaient là pour conspirer et se communiquer les nouvelles politiques.
Pendant la Terreur, et le Directoire, ce même endroit portait le nom de houlevard de Cohlentz.
Gant, du tudesque laante ; bas-latin n^antu's. moufle.
Les anciens gants étaient des moufles en peau, pour la rnaiu entière, sans séparation pour les doigts.
— Jeter, relever le gant: délier ou accepter un défi.
— Se donner les gants d'une chose : s'en attribuer le mérite. Les Espagnols emploient l'expression : donner des gants, dans le
sens de gratification, pourboire (la bonne main des Italiens).
— Pour certain monde, les gens sans gants sont des va-nu-pieds.
— Une femme du demi-monde, qui allait danser avec X..., lui dit : « Mais, vous n'avez pas de gants? — Ça ne fait rien, reprit-il : je me laverai les mains après. »
Ganymède, nom historique, ou mythologique.