‹ Dictionnaire de locutions proverbialesChapitre 250 sur 336 · GAR · texte numérisé non relu

GAR

Fils de Tros, roi de Troie, il était d'une beauté si remarquable, que Jupiter le fit enlever pai- son aide, et en fit son écbanson à la place d'Hébé.

Garantir, de garant : vieux français warnnt, de l'allemand irarcn. cautionner, ji'arantir.

Ue là, l'exclamation gare '. {race) et le substantif gare, lieu où l'on est garanti des accidents.

En roman, garra signifie observer, prendre garde:

(uira m' d'infi'rn, del fuoc ardcn...

{Passio de Marin.]

Garce, féminin, du suivant: Nieux mot qui, autrefois, désignait une fille innocente : d'oti garçonnière, qui fréquente les garçons.

Il est devenu une grosse injure, dont les femmes de Paris ne s'olïensent pas. Elles y répondent que c'est le nom d'une jolie femme.

Garce a été aussi employé autrefois dans le sens de maîtresse : « Un œil malin eût plustùt jugé qu'elle était sa garce. » (Saint François de Sales.)

Et si au chef lui Iroiucs attaclii' CJiapeau de fleurs, (lu'il lui soit arraclié, Car il n'affiert à garces diffamées User des druils des vierges liien famées.

(MAiior, Elégie, I. 11.)

Garçon, dérivé de gars : origine inconnue.

La prononciation usuelle de gars est gd.

Garron est un mot lionnète, garce est une injure.

Garde, substantif du verbe garder: du germanique warlen. veiller sur.

— Monter,, descendre la garde, sont une tradition de la féodalité, où les cbàteaux-forts étaient construits sur des liauteurs.

— Garde nationale. La création en fut proposée par le D'' Guillotin, en 1789. Elle fut reconstituée eu 1830.

L'Académie et l'usage disent : des gardes nationaux. On devrait dire: des garde-nationale, formule elliptique signifiant des liommes qui font partie de la garde nationale. De l'aveu de rAcadéinie, on écrit : des garde-française. (Voir sur cette remarque de Génin, Littré au mot garde, et rapprocher gardes nationaux de gardes municipaux, etc.)

Dans les garde-française

Javais un amoureuv

Ardent, chaud comme braise...

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