GAR
Fils de Tros, roi de Troie, il était d'une beauté si remarquable, que Jupiter le fit enlever pai- son aide, et en fit son écbanson à la place d'Hébé.
Garantir, de garant : vieux français warnnt, de l'allemand irarcn. cautionner, ji'arantir.
Ue là, l'exclamation gare '. {race) et le substantif gare, lieu où l'on est garanti des accidents.
En roman, garra signifie observer, prendre garde:
(uira m' d'infi'rn, del fuoc ardcn...
{Passio de Marin.]
Garce, féminin, du suivant: Nieux mot qui, autrefois, désignait une fille innocente : d'oti garçonnière, qui fréquente les garçons.
Il est devenu une grosse injure, dont les femmes de Paris ne s'olïensent pas. Elles y répondent que c'est le nom d'une jolie femme.
Garce a été aussi employé autrefois dans le sens de maîtresse : « Un œil malin eût plustùt jugé qu'elle était sa garce. » (Saint François de Sales.)
Et si au chef lui Iroiucs attaclii' CJiapeau de fleurs, (lu'il lui soit arraclié, Car il n'affiert à garces diffamées User des druils des vierges liien famées.
(MAiior, Elégie, I. 11.)
Garçon, dérivé de gars : origine inconnue.
La prononciation usuelle de gars est gd.
Garron est un mot lionnète, garce est une injure.
Garde, substantif du verbe garder: du germanique warlen. veiller sur.
— Monter,, descendre la garde, sont une tradition de la féodalité, où les cbàteaux-forts étaient construits sur des liauteurs.
— Garde nationale. La création en fut proposée par le D'' Guillotin, en 1789. Elle fut reconstituée eu 1830.
L'Académie et l'usage disent : des gardes nationaux. On devrait dire: des garde-nationale, formule elliptique signifiant des liommes qui font partie de la garde nationale. De l'aveu de rAcadéinie, on écrit : des garde-française. (Voir sur cette remarque de Génin, Littré au mot garde, et rapprocher gardes nationaux de gardes municipaux, etc.)
Dans les garde-française
Javais un amoureuv
Ardent, chaud comme braise...