GRI
Grièche. Pie-arièche : picnm grœram (pie .ai'ccqiie). Sp (lit (riiiit' fomnie criarde et revèclie.
Griffon, du latin [/ryplnun : grec grups.
Animal i'aijiileux, qui a quatre pattes, deux ailes, un bec d'oiseau, la partie supérieure de l'aigle, et la partie inférieure du lion.
Moins terril)le que le dragon, il tient du quadrupède et, de l'oiseau.
C'est non seulement un être fabuleux, mais un être naturellement impossible. Il ressemble beaucoup à la Gbimère, dont le nom sert à désigner les rêves d'une imagination en délire.
L'idée du grilïon a été empruntée aux Égyptiens, dans l'écriture desquels il représentait les héros, par l'assemblage de l'aigle et du lion, les plus nobles des animaux.
Grigou, origine inconnue. (Populaire.) Avare, ladre. En vieux français grigue-miette.
Grimaud, de grammntius, petit écolier (?).
Ou l)ien plutôt de grini (?) qui a donné : grimer, grimace.
Écolier : par extension, pédant.
Allez, petit griniau(|, barhouillciir do papier.
(Moi.iKHK, Femtiie.'i savri/iles.)
Grimoire, pour gramoire, variation de grammaire.
La grammaire étant inintelligible pour le vulgaire, gmmoirc ou grimoire a désigné les ouvrages en caractères cabalistiques dont se servent les sorciers.
Grincheux, forme dialectique pour grinceur (picard grincber), revéclie, maussade.
Gris, allemand 5rr6'/.s% vieillard, homme à cheveux argentés. Gris comme un cordelier, soûl comme une grive : très ivre.
— Au Moyen-Age, parmi les divers synonymes de grec, tels que grain, grieux, grégeois, le plus usité était gris : et, comme les Grecs, avaient conservé la réputation que mentionne Horace :
Vel Romana fatiijal 3iilitia ussuetum Grœcari.
(Sal. H, :i j
(L'exercice à la romaine est trop pénible pour un homme halntué à se griser) — et qui depuis est passée aux Templiers et aux Polonais: — on a donné à gris le sens de : à demi-ivre.
— M. Génin a aussi fait remarquer que gris est dit pour grec dans les vieux auteurs, et signifie ivrogne, acception (pi'il a conservée dans le langage familier.