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mars faillit en Caresme, et faut la mi-août en may, et feut la sepmaine tant renommée par les annales qu'on nomme la sepmaine des trois jeudys » .
On peut, en quelque sorte, supposer une semaine des trois jeudis. C'est la première de janvier de l'année qui commence un siècle, car le jeudi de cette semaine sera le jeudi de la première semaine du mois, de la première de l'année et de la première du siècle (?).
Jeune, jeunesse ; hi'm Ji/pencm : provençal ,/ore;?. C'est l'âge oi'i l'ou commence à se rendre utile, à aider son semblable.
— Jeunesse : l»eauté du diable: printemps de la vie.
— Les Romains taisaient si grand cas de la jeunesse, qu'ils la prolongeaient au-delà des bmites raisonnables.
« Le jeune Crassns », disait Cicéron, de Crassus âgé de 35 ans.
« Un tout jeune bomme. adolescentulus », dit Salluste, de César à 33 ans.
« Ces jeunes gens », disait Cicéron, de Brutus et de Cassius. Ils avaient 40 ans. (J. Janin.)
— Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait.
Le fruit de l'âge mûr dans une Heur de jeunesse. (Pétrarque.) La jeunesse est une espérance, la vieillesse un regret. L'expérience acquise à la fin de la vie, et le regret de ne l'avoir pas possédée plus tôt, est uii argument en faveur de la gérontt)crotie. C'est la raison du respect que les jeunes gens bien élevés témoignent aux vieillards, et du pouvoir que tous les peuples, toutes les institutions ont accordé aux bommes âgés.
— Le mot « seigneur » et le nom donné aux prêtres dans presque toutes les langues signifient « vieiUard ».
— Il faut que jeunesse se passe, et que vieillesse s'en passe. Jeunesse sensuelle, vieillesse douloureuse.
On paie le soir les folies du matin.
Qui jeune est fol, vieil a le frisson.
Qui joue (les reins en jeunesse.
Tremble des mains en vieillesse.
[Moyen de pnn:enir.)
— Avoir son jeune homme : être ivre.
En Alsace on se sert d'un pot de bière contenant quatre canettes, qu'on appelle un Jcime homme.
Jeûne, dérivé déjeuner ; himjejuîia?'e.
Le jeûne consiste proprement à ne faire qu'un repas dans le
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jour; on y doit joindre l'alistinence, ou abstention des aliments pras.
Double jeûne, double morceau.
Le jeûne, ou la demi-diète, a pour résultat byj^iénique d'alïamer les organes de la digestion et de les forcer à consommer l'excès de sang et de bile produit par un excès d'aliments gras.
Job, nom biblique : qui gémit.
Pauvre comme Job.
— - Job, patriarclie iduméen, célèbre par sa patience, vivait vers 1400 avant Jésus-Christ, quelque temps avant Moïse. Dieu, voulant éprou^er sa vertu, le soumit à de cruelles épreuves. Il permit à Satan de lui enlever en un seul jour ses enfants et tous ses biens. Il tomba de l'opulence dans une si grande misère qu'il fut réduit, malade, couvert d'ulcères, à faire sa couche d'un tas de fumier. Néanmoins, il n'exhala pas une plainte, et Dieu le récompensa de sa résignation, en lui rendant une famille et des biens doubles de ceux qu'il avait perdus.
— Joh s'oppose ix.Crésus.
Jobard, de l'ancien français ./oie, d'origine inconnue. Niais, homme crédule.
Jobe eijobelin ont \wécédé Jobanl, qui s'est formé du premier, au moyen du suffixe a?'d, lequel ajoute toujours un sens péjoratif. Jobelin était autrefois l'argot des mendiants, des jobs.
— Battre Job signifie, en argot, faire le niais, feindre des infirmités, comme font les mendiants, pour exciter la pitié pubhque.
Jockey, mot anglais ; diminutif deJacA-, Jeune domestique, cocher anglais.
Celui qui monte les chevaux de courses.
Jocrisse, nom d'un personnage de théâtre.
— Jocrisse, qui mène les poules pisser, et les ramène sans... De tous les oiseaux, il n'y a que l'autruche qui urine.
— Les descendants de Jocrisse sont : Gril)ouille, Lapalisse, Calino ; mais le plus célèbre de cette famille de queues-rouges, c'est Cadet- Roussel, héros d'une chanson populaire.
Jocrisse-Gahno, le type actuel de la niaiserie, disait : « Je vivrais ])ien tranquille,, si j'étais mort. «
Joie, du latin populaire gàudiam.
Anciennement, on employait liesse, de lœtitiam.