JOU
De joie sont dérivés : joyeux, réjoui, etc.
...La femme se pfimait avec des convulsions atroces, et des ouvertures de mâchoires îormidai)les. On n'a jamais rien vu de si hideux que cette grosse joie de vachère. (0. Feuillet.)
Joie démuselée .: rire à gorge déployée.
Joli, anciennement yo///". d'oi'i joUvefé : germanique yo/, fête. Provençal poiûi, pour poli.
Le joli est une heauté de second ordre, que quelques esprits cliagrins regardent comme le premier degré de la laideur.
Jonc, du \^\m}unciun.
D'où joncher, jonchée : une jonchée de cadavres. Jonc s'appliquant à une famille de végétaux, joncher signifia d'abord jeter du jonc, puis des herbes et toute autre chose. De flovs renjonchon la via. {Un vieux troubadour.) Ils lui jonchent de fleurs son chemin.
Josse. Vous êtes orfèvre, monsieur Josse : vos conseils sont dictés par l'intérêt.
Dans XAmour médecin, M. Josse est joaillier. Consulté par Sganarelle sur ce qu'il faut faire pour guérir sa fille, il conseille de lui acheter une belle garniture de diamants, de rubis et d'émeraudes. Il reçoit la réponse devenue proverbe.
Joue, du latin (javatam, devenu (jautam (jatte). Bourgeoise d'Ambervilliers, les joues lui passent le nez.
Jouer, du latin ,/oc«?r.
Le meilleur coup de dés est de ne pas jouer.
Quand on ne jouerait que la fièvre quarte, tout le monde voudrait gagner.
Je ne joue jamais : je ne suis pas assez riche pour pouvoir perdre, ni assez pauvre pour vouloir gagner.
— Jouer à découvert, opposé à jouer au comptant, c'est spéculer à la Bourse sur des valeurs qu'on n'a réellement pas les moyens d'acheter ni de vendre.
Joueur, dérivé déjouer.
Joueur comme les cartes : joueur enragé.
Joueur maladroit : mazette.
...Sa poche est un trésor ; Sons ses liem-cuses mains le cuivre devient or.
(Rkgnaiid, le Joueur.)