LAI
Rose », parce que le pape porte, à l'office, une rose d'or à la main. Après la messe, il l'envoie à un personnage de son choix, recûinmandable par ses vertus exemplaires.
Kn 1808, la rose d'or fut envoyée à la reine d'Espagne Isabelle, ((iii perdit son trône en septenii)re de la même année.
Les Romains célébraient les Hilarin (les Joyeuses), fêtes de Gybèle, qui répondaient à nos Jours gras. (Yoy. jubilé.)
Lai, anciennement /uïr : du latin laïcum (du peuple, du monde).
— Frère lai, religieuK séculier, opposé à régulier. Il n'est pas dans les ordres.
Les frères lais faisaient seulement vœu de stabilité et d'obéissance. C'étaient ordinairement des soldats invalides, que le roi plaçait dans des abbayes pour y être entretenus. (Voy. ordre.)
— Loi, kymrique. liais, mélodie. Petit poème, au Moyen-Age.
Laid, du vieil allemand leid. désagréai)Ie, pbitôt que de lœsus, endommagé.
Laid comme une chenille, ...comme un marsouin, ...comme un pou, ...comme un singe, ...comme le péché mortel.
— On dit d'un homme laid : fait avec les rognures de TApoUon, ...fait à coup de serpe, ...digne des pinceaux de Courbet.
Gaillargue disait de Pellisson qu'i.1 abusait de la permission qu"ont les hommes d'être laids. (Sévigné.)
— On dit d'une femme laide, que c'est un remède d'amour: qu'elle est faite à mâchicoulis, le liant défendant le bas.
Les Précieuses ont dit : belle à faire peur.
— Pour protéger l'honneur des femmes, un peu de laideur vaut mieux que beaucoup de vertu.
La décence commence où finit la beauté. (A. Karr.)
Il y a en Angleterre des vieilles tilles intrépides, qui font seules
leur tour d'Europe, sous la triple garde de leurs cheveux gris, de
leurs besicles et de leurs quarante ans.
— On a dit : « Il n'y a pas de laides amours, car la beauté, la grâce, l'esprit et toutes les charmantes vertus du cœur, sont, aussi bien que la beauté physique, de puissants attraits. «
Les quaUtés du cœur rachetaient sa laideur, et, à cause de sa bouté, on lui donnait volontiers quittance de son visage. (H. Beyle.)
Laideur, dérivé du précédent.
Laideur repoussante, indécente. (Th. Gautier.)
Jndecens nasus. (Martial.)