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Martial (\\\. XIV. ép.(5l. In Lanterne ci la Vessie^, fait dire à celle-ci :
Cornea xi ywn smti, numquid -lum fuscxor, aut me Vcxiccnn c(nitrii i/iii venit, case putat ?
(Pour n'être pas de corne, en suis-je plus obscure, et celui (pii vient à moi me prend-il pour une vessie ?)
Ce qui montre qu'autrefois les vessies ont servi à faire des lanternes.
Lanterner, dérivé de lanterne.
Tarder, dilTérer, être lent ou lambin.
Ah ! c'est trop lanlerner. je veii\ i[\\\)\\ me le die.
(ScARiiON. Jodclrt (liicl/is/p.)
— Le Concile de Trente fut assemblé pour la réforination de la discipline et des mœurs. Rabelais (IV, o) appelle ce Concile le «' pays des Lanternois », et « lanternes » les prélats et tbéologiens qui composaient l'assemblée.
Au lieu d'éclairer les peuples, comme leur mission semblait les y obliger, ils consacraient beaucoup de temps à lanterner, et ne remplirent qu'imparfaitement leur mandat.
— Les lanlernistes étaient des académiciens de Toulouse, qui s"asseml)laient de nuit aux lanternes.
Lantiponner, origine inconnue.
Synonyme de lanterner et de /am/jiner.
Eb ! tétigué ! ne lantiponnez pas davantage. (Molière, Médecin.)
Lantimèche, pour Yanti-mèc/te.
Allumeur de réverbères à gaz, qui n'use pas de mècbes.
Lanturlu. Refrain d'une chanson du temps de Riciielieu.
Signifie un rebis, une réponse évasive.
Je lui parle d'alïaires sérieuses : il me répond lanturlu.
Laquais ; espagnol lacayo, d'origine incertaine. Domestique à gages.
Je l'ai coniiii laquais, avant (|u'il [ùt commis.
(BoM,K..L-.)
Du temps de Henri IV, on les appelait naquets, puis laijuelx. Lares (les dieux) : du latin larem.
Des lares paternels un jour se trouva soûl.
(La FoMAiNii.)
Large, du latin larr/um. abondant.