‹ Dictionnaire de locutions proverbialesChapitre 315 sur 336 · LAT · texte numérisé non relu

LAT

langue, élégante mais artificielle, qui était devenue par l'art des grammairiens un véritable dialecte grec, c'est-à-dire un idiome d'un génie étrange, isolé et jiordn au milieu des dialectes nationaux de l'Italie.

L'unité philologique, brisée depuis Plante, se trouvait rétablie.

— Presque tous les termes latins relatifs à la justice, au commerce, aux arts, ont trait à la vie rustique et pastorale des premiers habitants du Latium. Ainsi, le trésor pnbhc est une corbeille de joncs (fisciis) : l'argent, c'est le troupeau [pecunia): l'amende, c'est ce qu'une vache donne de lait quand on la trait {muleta, de tnu/gere); stipuler, c'est rompre une paille (stipula), dont chaque intéressé emporte une moitié, etc.

— Latin de cuisine : mauvais latin, latin macaronique.

Le latin macaronique est une langue bizarre, faite de mots vulgaires et de mots burlesquement latinisés.

— Théophile Folengo, moine bénédictin de Mantoue, mort en 1544, a écrit la Macaronée, qu'il a signée « Merhn Coccaie ». Il passe pour l'inventeur de ce genre.

Il a fait aussi (?) un poème sur la mort de Michel Morin, où se trouve le vers si connu :

De brancha in branc/tain degrinijolat, et facicns pouf...

. — Antonius de Arena, Provensalis (Arène de SoUiès) est chez nous le premier représentant du genre.

Dans un poème macaronique De bello hugonoliro, il peint ainsi les cruautés des huguenots à l'égard des moines :

Deque iltia faciunt muci-'S-sas ulqiœ bodinos. Niinqiiain visa fuit canailla briijandior ista.

— La réception du Malade Inuujinaire est écrite en latin macaronique, comme la cérémonie du Bourgeois gentilhomme est en langue franque.

— Beaumarchais avait mis à l'entrée de sa salle à manger cette devise en latin macaronique :

Exefji templiun à Baccims A micisqae gourmandibus.

Similitei' suis solido posl. Six militaires suisses solides au poste.

— Félix son por tua, sel ni mi, rersi mi, son por gâta.

— Y perdre son latin : ne pouvoir venii- à bout d'une chose. Çicéron y perdrait son latin.

— Être au bout de son latin : à court d'expédients.

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