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Elles passèrent de la Grèce en Etrurie, où elles devinrent l'occasion de crimes et de débauches aljominaltles. En 186 avant J.-C, les consuls Spurius et Marcius réprimèrent ces excès, altolireut les réunions nocturnes et modifièrent le culte deBacclius pour empêcher le retour de ces abus. Sous les empereurs, les Bacchanales reparurent avec tous leurs débordements. Les débauches les plus monstrueuses accompagnèrent les cérémonies publiques de ce culte.
On trouve ce culte impur étaldi dans les Gaules à la fin du iv^ siècle : saint Augustin en déplore la licence.
Les Bacchanales étaient célébrées par les Bacchantes, prêtresses de Bacchus (du grec bacchaô, être agité).
Bacchus étant le dieu du vin, Pomone serait la déesse des Normands ; Gérés, celle des Allemands.
Bachelier, du latin hacca , ])aie, laurtis, laurier; baie de laurier.
Branche de laurier avec ses fruits, donnée jadis au récipiendaire, pour indiciuer que son esprit cultivé allait donner des fruits.
Le laurier femelle, qui porte des fruits, est appelé par Pline baccalia^ d'où le provençal baguier.
En anglais bachelor, homme céhbataire.
Bachelette était synonyme && jeune fille. Très ancien dans cette signification.
Bâcler, du \i\\\nbaculus, bâton : signifie proprement fermer une porte avec un bâton.
Bâcler une allaire, signifie la conclure, la terminer. En Berry, boucler une atîaire.
Badaud, Mâneur, niais, qui s'étonne de tout ; du latin badare, regarder la bouche bée ; en provençal, badar, ouvrir la bouche, et badayar, bayer.
Bailler aux corneilles, comme un gobe-mouclies. Niais comme le béjaune, qui sort de son nid. D'où baie, ouverture, porte ou fenêtre.
Et vos tens ben per badau. Et je vous tiens bien pour niais. (De Gaubert.)
De badare viennent badaud, liadin, bayer (jadis boyer ?), béer, béant, bégueule, ébahi (?).
Les badauds de Paris. Cette épithète, qu'on trouve déjà dans Rabelais, a été appliquée aux Parisiens pour indiquer qu'ils sont un peu niais, très musards, toujours prêts à s'étonner des choses les plus ordinaires. Voltaire dit : « C'est parce qu'il y a à Paris plus