‹ Dictionnaire de locutions proverbialesChapitre 65 sur 336 · BAI · texte numérisé non relu

BAI

conlrelinndiors. Après avoir épuisé leurs munitions, les paysans inia.uinérent d'attaclier leurs couteaux au bout de leurs mousquets, et d'en faire une arme pour repousser leurs adversaires.

Peut-être de l'espaonol baina, vagina, fourreau, d'où hainetla, le contenant donnant son nom au contenu.

— Baïonnette est fait comme biscaïen, de Biscaye; pistolet, de Pistoie ; mousquet, de Moscou, etc.

— Cette arme fut adoptée pour l'armée française en 1G70 ; la baïonnette entrait dans le canon. En 1G78, on inventa la douille qui la rend indépendante.

— Depuis le déti bautain de Mirabeau, baïonnette est devenu le synonyme de : l'instrument de la force contre le droit.

Le duc de Morny, agent principal du coup d'État de décembre, disait : « On peut tout faire avec les l)aïonnettes, excepté s'asseoir dessus. »

Baisemain, usage féodal.

Le vassal, en renouvelant un bail, baisait la main à son seigneur et lui olïrait un présent. On Itaise encore la main de l'évèque, ou son anneau.

Le vassal était quelquefois tenu de baiser le pied de son suzerain. L'usage de liaiser le pied du pape s'est conservé.

— Baisemain et peu d'ofl'randes. Pierre de Saint-Julien dit de ce proverbe : « Depuis que les rois ont voulu être appelés Majesté, servis à tête nue et à baise-mains, non-seulement les princes, mais aussi les gentilsbomraes à simple semelle, les nobles de bas aloi, les dames mal damées et les demoiselles de trois vertus, ont voulu être servis à la royale ; dont est advenu que nous aultres, gens d'église, avons apprins à dire qu'on ne rend jamais tant de baise-mains et si peu d'otïrandes. »

Baiser, du latin baslare, donner un témoignage d'amitié, d'amour, de respect, d'bumilité, par l'application de la boucbe sur la joue, sur les lèvres, sur la main.

— Les Romains appelaient osculum, un baiser à un ami ; basium, le baiser fait par bonnèteté ; suaviinn, le baiser d'amant.

Plutarqiie ^dit que l'usage s'était introduit à Rome de baiser les dames sur la Ijoucbe, pour s'assurer qu'elles ne buvaient pas devin.

— On a appelé le baiser un langage sans paroles. Cueillir, dérober un baiser.

Le baiser que j'ai pris, je suis prêt à le rendre.

fVurruRic,)

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