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Rappeler un bienfait, c'est presque le reprocher : cnmmemorallo qunsl expi'obatio est. (Térence.)
— C'est être usurier, que d'exiger de la reconnaissance. Demus bénéficia, non fœneremus . (Sénèque, Bienfaits.) Donnons, ne prêtons pas à usure.
En matière de bienfaits, il n'y a de l»ons placements qu'à fonds perdus.
Bienséance. La société de province se tient raide, désagréablement lacée dans son corset de ])ienséance.
Bienveillance, du latin t)enevolentia : disposition favorable envers quelqu'un.
Les yeux (le la bienveillance sont toujours riants.
Synonymie : le devoir prescrit la justice ; c'est la plus sévère des vertus. La bonté est une qualité plutôt qu'une vertu ; elle est souvent accompagnée de faiblesse, et, pour être bon, il n'est pas nécessaire de faire le bien, il suffit de ne pas faire le mal.
La bienveillance est la plus éclairée et la plus douce de toutes les vertus : c'est un sentiment généreux, plus actif que le devoir, plus universel que la bienfaisance, plus obligeant que la bonté.
— Bienveillance, dont le sens est : qui veut le bien de son semblal>le, est synonyme de charité, dans le sens évangélique du mot, et le divin législateur des clirétiens, pour donner à la vertu, qui est le fondement de sa morale, toute la douceur et la délicatesse qui la caractérisent, a emprunté le nom des Grâces (Charités) aux plus aimables et aux plus riantes fictions de la Grèce.
— L'histoire a consacré avec amour le souvenir de Titus, les délices de Rome ; d'Antonin le Pieux ; de Louis IX, le Saint : de Louis Xll, le Père du Peuple ; et de Henri IV, qui se sont distingués par leur bienveillance et un amour éclairé du genre humain.
Bifteck, tranche de bœuf grillé rapidement sur les charbons. On disait autrefois rarbonnade (Rabelais, IV, 9.)
Bigot, ancien sobriquet des Normands : du germanique bij yod, par Dieu.
Dévot outré et superstitieux, qui fait intervenir Dieu dans toutes ses paroles et dans toutes ses momeries. (Voy. fétichistne.)
— Les Normands qui vinrent s'établir en France au x« siècle, et qui parlaient, dans les premiers temps, la langue qui est devenue l'anglais, juraient beaucoup par Dieu, by God !
De là le surnom de bigot, qu'on donna pendant le Moyen-Age