BOM.KAU
— Cfifjot (voy.), chien de goth ; vient de cagoule.
Bijou, signiUe en celtique anneau. Il est pris dans le sens de joyau, en général ; comme bague, qui prenait aussi une signiMcation générale.
Peut-être du latin bis jocare (?) bi jouer, qui brille de plusieurs côtés.
Semble plutôt fait comme joujou et joyau, du latin yoc«/e, jeu, amusement, et joaiUier (qui vend des joyaux).
— Le hochet, objet sans solidité, qui hoche, est dit par allusion aux récompenses accordées dans certains cas aux pantins politiques (?).
Bilan, du latin bUanx, balance établie entre les gains et les pertes.
— Déposer son bilan : se déclarer en faillite. C'est ce que fait le négociant insolval)le, lorsqu'il présente à ses créanciers l'état de son actif et de son passif.
Bile, du latin bilis, liquide visqueux, jaunâtre, amer, sécrété par le foie, et qui contribue au travail de la digestion, par la îacihté avec laquelle il dissout les matiêi'es grasses.
De là est venu atrabilaire, d'humeur noire.
On dit d'un bourru l)ienfaisant : « Beaucoup de bile, peu de liel. »
Billet, du latin j^ila, balle à jouer (qu'on envoie), ou du grec biblion, petit livre (0-
On disait autrefois épi>itolelte (voy. poulet) ; en latin Utterulœ amatoriœ.
■ Vient plutôt du bas latin billa, rescrit, cédule.
« Le bon billet qu'a La Châtre! » se dit ironiquement pour exprimer qu'on ne croit pas à l'accomplissement d'une promesse. Ninon de Lenclos avait donné au marquis de La Châtre, qui rejoignait l'armée, une promesse de fidélité, par écrit. Un jour qu'elle se la rappela un peu trop tard, elle s'écria ; « Ah ! le bon l)illet qu'a La Châtre ! » Le mot est devenu proverbe.
— Billet de banque. L'argot fa/f'e, fafiot, est fait par harmonie