‹ Dictionnaire de locutions proverbialesChapitre 81 sur 336 · BIS · texte numérisé non relu

BIS

imitative des papiers qu'on froisse. « On invente les billets de banque : le bagne les appelle des faliots garâtes, du nom de Garât, le caissier qui les signe. Faliot ! n'entendez-vous pas le bruissement du papier de soie ? » (B:ib:K-.)

Billevesées^ hiZ/rrisées, ou bi/ferecét'.-;, comme l'écrit Rabelais : l)alle remplie de vent.

Au figuré, discours frivoles .

Vient de bille et de veslca, vessie ; vezer pour soufiler ; d'où vèze, musette, instrument où Ton souffle comme dans une vessie qu'on veut enfler.

Billevesée est le niigce canorœ des Latins.

Tous les propos qu'il tient sont des billevesées. (Molière.)

Billion, mille miUions, ou un milliard.

Binette a signifié, à l'origine, une perruque faite par Binet, coiffeur de Louis XIV.

Aujourd'liui, la perruque du grand roi a disparu comme un météore éclipsé ; mais une interprétation maligne a fait passer le nom du contenant au contenu, et on s'est servi du mot pour désigner une tète ridicule, ce que le gamin de Paris appelle « une bonne tète »> .

Les médecins, les magistrats (dit Saignes, dans son Lii-re de Paris, [). 352) s'aperçurent qu'une binette donnait de la dignité.

Biribi, jeu de basard, analogue au loto, que l'on joue avec soixante-quatre boules et un talileau de soixante-dix cases, qui correspondent aux boules.

Bis, du latin bis, deux fois, jadis bézi, qui est resté dans besicles et bessons (jumeaux).

— Bis prend la forme bi comme préfixe, dans la composition d'un grand nombre de mots, pour leur donner la signification d'une fonction double : bicolore, biconcave, bi!ide, lùlobé.

— De bis est venu biner, donner à la terre la seconde façon : et bisser, faire répéter un air.

L'usage de bisser au tbéàtre date de 1780. Bis repetita placent. (Horace, ÀiH poétique.) Quand une cbose est redemandée, c'est qu'elle plaît.

— Non bis in idem (axiome de droit)'. Ne faites qu'une fois la même chose.

Page 1