COMPRESSEUR. — COMPRESSION
amputés, sont aujourd’hui hors démodé (fig. 66 et 67). La compresse
Fig. G6. — Croix de Malte. Fig. G7. — Demi-croix de Malte.
fendue à deux chefs protège les parties molles pendant la section de l’os dans l’amputation du bras et de la cuisse (fig. 68). La compresse fendue
Fig. 68. — Compresse fendue à deux chefs. Fig. 69. — Compresse fendue à trois chefs.
à trois chefs remplit le même rôle dans l’amputation de la jambe et de l’avant-bras (fig. 69). Viennent enfin les compresses graduées , dont on se sert, soit pour rapprocher, par une compression méthodique, les bords d’une plaie, soit pour exercer une compression sur le trajet d’une artère (bandage de Theden ou de Ganga) , soit pour écarter de l’espace interosseux les fragments des os de l’avant-bras fracturé. L’on fait ces compresses graduées en repliant sur elle-même une compresse languette, de façon que, par ses plis étagés, elle forme un prisme triangulaire comme dans
Fig. 70. — Compresses graduées sur ses Fig. 71. — Compresse graduée sur un
deux bords. de ses bords,
la figure 70; elle est alors graduée sur ses deux bords. On peut ne la graduer que sur un de ses bords en superposant les plis d’un côté et en les étageant du côté opposé (fig. 71). 11 est bon de fixer tous ces plis par quelques points de coulure qui les traversent tous.
Charles Sarazin.
COMPRESSEUR. — COMPRESSION. — Nous étudierons dans deux parties distinctes de cet article : 1° la compression ; 2° les compresseurs.
compression. — A un point de vue général, la compression diffère de la pression simple par la présence d’une résistance ou d’un point d’appui : elle tend à diminuer le volume des tissus qu’elle ne peut pas déplacer en totalité. Brusque et énergique, la compression se confond avec la contusion; circulaire et étroite, elle devient étranglement ; circulaire linéaire et éner-
780 COMPRESSION. — effets physiologiques et pathologiques.
gique, elle sectionne nos tissus en les écrasant, écrasement linéaire. Ces différents modes de compression formeront, dans ce dictionnaire, autant d’articles séparés: nous n’aurons donc à étudier ici que l’action d’une compression lente, modérée, agissantsur la surface du corps ou dans l’intimité de nos tissus.
Nous étudierons, à un point de vue général, les effets physiologiques et pathologiques de la compression, puis les indications thérapeutiques qu’elle peut être appelée à remplir.