‹ Dictionnaire de mâedecine et de chirurgie pratiquesChapitre 30 sur 113 · I.euied, Journ. de méd. de Bordeaux · texte numérisé non relu

I.euied, Journ. de méd. de Bordeaux

liEDERT, Traité d’anatomie pathologique générale et spéciale. Paris, 1801, t. II.

Guyon, Battement de l’artère cœliaque dans un cas de fièvre jaune avec suspension du pouls et des contractions du cœur [Compt. rend, de l’ Acad, des sc., sept. 1801 , t. LUI, p. 408). Lefeuvre, Études physiologiques et pathologiques sur les infarctus viscéraux (Thèse de doctorat, Paris, 1867, n° 195).

Odilon Lannelongug.

CfflWIJBE. Voy. Parasites (animaux).

CflEUK (du grec -/tapota, poétique v.i ap, et par contraction y.ÿjp; en latin, cor).

On donne le nom de cœur à tout organe creux situé sur le trajet d’un vaisseau et communiquant avec lui, à parois contractiles, et doué d’un mouvement alternatif de contraction et d’expansion, en vertu duquel il imprime à son contenu une propulsion dans une direction déterminée.

Envisagée à un point de vue aussi général, l’idée de cœur, comme le témoigne l’anatomie comparée, se trouve réalisée sous plusieurs formes différentes; on peut au moins en distinguer trois principales :

Dans une première forme, le cœur est tubuleux; c’est le vaisseau lui-même qui se contracte sur son contenu et lui communique soit un mouvement circulaire, soit un simple mouvement oscillatoire. Telle est la disposition qui existe chez la plupart des annélides, et qui se rencontre également chez l’amphyoxus, singulier poisson par lequel semble s’établir la transition entre les vertébrés et les invertébrés. Chez ces animaux, tous les vaisseaux dans leur généralité présentent des contractions rhythmiques et se renvoient alternativement le sang de l’un à l’autre. Mais les insectes, les arachnides et les myriapodes n’offrent cette faculté que dans leur vaisseau principal qui occupe la région dorsale, et qui se trouvé ainsi constitué à l’état de cœur proprement dit. Il n’est, pas jusqu’à des animaux d’un

ordre bien supérieur chez lesquels on n’observe des traces du type cardiaque que nous étudions. C’est ainsi que des pulsations rhythmique: ont été constatées par plusieurs physiologistes sur les grosses veine: qui aboutissent au cœur véritable d’animaux tels que le chien, le lapin le cheval, etc.; puis sur les vaisseaux de l’aile de la chauve-souris e de l’oreille du lapin (voy. Circulation, t. VII, p. 702). Enfin la veini porte, qui, à tant d’égards, ressemble à un cœur, a paru à Retzius et i J. Miiller être animée, chez certains poissons, de véritables pulsations Lorsqu’il est question de ces vaisseaux pulsatifs, il est bien entendu qui c’est en dehors de toute influence du cœur véritable qu’ils se meuvent; i n’y a même pas isochronisme entre les battements de ces divers organes chacun agit pour son propre compte et d’une façon indépendante.

Le cœur de la deuxième forme est vésiculeux et simple. Il est alor représenté par une poche musculaire , bien distincte des vaisseaux ave> lesquels elle communique. Ces vaisseaux sont de deux ordres : les uns, affé rents, sont des veines , et les autres, efférents, prennent le nom d 'artères Le type actuel est plus répandu que le précédent. Il se montre déjà che les échinodermes qui ne sont que des zoophytes, et qui possèdent un 01 plusieurs sacs contractiles dépendant de leur appareil circulatoire. I existe avec le même degré de simplicité chez les molluscoïdes et chez le crustacés. A titre de cœur accessoire, on retrouve le cœur vésiculeu simple sur des animaux d’un ordre plus élevé; tels sont les cœurs bran cliiaux des céphalopodes, les cœurs axillaires artériels de la chimère, I cœur veineux de la queue de l’anguille, etc. Enfin dans cette meme caté gorie rentrent encore les cœurs lymphatiques des reptiles.

La troisième forme comprend tous les cas de cœur à plusieurs cavités. L cœur est toujours vésiculeux, mais la vésicule est divisée en plusieurs loge ou compartiments. Le vaisseau dorsal des insectes, cloisonné d’espace ei espace, est un premier indice de cette disposition. Mais le plus souvent i n’y a que deux loges au cœur : l’une, précédant l’autre par rapport ai courant sanguin et constituant une sorte de cavité vestibulaire, prend 1 nom d'oreillette; l’autre, représentant toujours la partie fondamentale di cœur, s’appelle le ventricule. Les cloisons, qui séparent ces deux cavités ou qui les séparent des vaisseaux afférents et efférents, sont incomplète et perforées ; elles sont désignées sous le nom de valvules , et ne permetten le mouvement du sang que dans une seule direction, qui est toujours d la veine à l’artère en passant par le cœur.

Le cœur à plusieurs loges se rencontre chez la plupart des mollusques e dans toutes les classes des vertébrés. Mais il apparaît ici une circonstanc qui entraîne avec elle une certaine complication. L’appareil respiratoire à mesure qu’il se spécialise davantage, soit sous forme de branchies, soi sous celle de poumons, offre avec le cœur des rapports qui ne varien plus pour une même classe d’animaux. Tantôt le cœur se montre au del de l’appareil respiratoire; il est alors artériel, comme cela existe chez le mollusques. Tantôt il le précède, et est veineux par ses deux cavités; te est le cas des poissons. Tantôt, enfin, il y a deux cœurs complets, l’un situi

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