OCCLUSION INTESTINALE
très caractéristique : la femme devient deux fois plus souvent obèse que l'homme, et sur trois femmes obèses, il y en a une qui doit son obésité à la grossesse. La vie génitale fait engraisser la femme et maigrir l'homme.
L'obésité doit donc moins étonner chez la femme que chez l'homme ; aussi convient-il d'être moins sévère pour l'acceptation des proposants du sexe féminin que pour ceux du sexe masculin. Mais l'obésité doit être regardée comme sérieuse chaque fois qu'elle survient, chez l'un ou l'autre sexe, avant l'âge habituel.
Le D'' Huntington a établi la statistique de la mortalité chez les assurés de la United States Company, par rapport au poids de leur corps. Il est arrivé aux résultats anormaux suivants après avoir examiné tous les dossiers d'une période de vingt années : sur 1,496 assurés, 1,110 pesaient plus que le poids normal, 386 pesaient moins ; la mortalité a été de 9, 28 p. 100 environ pour les obèses, et de 11,05 p. 100 pour les maigres.
OCCLUSION INTESTINALE A refuser.
OBSERVATIONS
Locclusion intestinale ne doit jamais être acceptée par les Compagnies d'assurances sur la vie.
ŒDÈMES —
CESOPHAGISME
Tout proposant guéri d'une occlusion intestinale est exposé à une récidive.
Le médecin doit refuser toutes les variétés d'occlusion sans distinction (occlusion par rétrécissement, par étranglement, par volvulus, par invagination, par obstruction).
ŒDÈMES
Voir l'article : Hydropisies.
ŒSOPHAGISME
A recevoir. — Tout proposant ayant eu une seule atteinte subite d'œsophagisme, à l'occasion d'une violente émotion ou d'un empoisonnement aigu radicalement guéri.
A recevoir avec réserves. — Tout proposant atteint de spasme œsophagien idiopathique.
A refuser. — Tout proposant atteint de spasme œsophagien symptomatique d'une affection grave, par exemple d'un rétrécissement.
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Le spasme de l'œsophage est rarement idiopathique ; néanmoins il peut survenir spontanément.
ŒSOPHAGISME
SOUS l'influence d'une émotion, du mal de mer, d'une ingestion de liquide glacé, etc., surtout chez les femmes nerveuses, exceptionnellement chez l'homme.
Le plus souvent l'œsophagisme est symptomatique d'une affection du cerveau ou des parties élevées de la moelle, d'une affection de l'estomac (cancer), d'un rétrécissement de l'œsophage, de l'alcoolisme, de rhydrophobie et fréquemment de l'hystérie ou d'une autre névrose ; les empoisonnements par la belladone et le stramonium déterminent aussi du spasme œsophagien.
Il importe donc d'établir le diagnostic précis de la cause de l'œsophagisme dont est atteint le proposant.
Le cathétérisme de l'œsophage permet seul de trancher la question d'une lésion possible (rétrécissement ou tumeur) de ce conduit.
Une étude attentive des phénomènes présentés peut permettre de faire le diagnostic des autres cas.
D'ailleurs, comme il est très facile de commettre une erreur au sujet de la nature de l'œsophagisme, le médecin examinateur doit n'accepter qu'avec réserves tous les proposants qui ont eu plusieurs atteintes de spasme.
L'acceptation d'emblée ne peut être conseillée que pour les femmes nerveuses qui ont eu une seule fois un spasme de l'œsophage, sous l'influence d'une très vive émotion.
Quant aux sujets qui ont été ou sont atteints de rétrécissement œsophagien cicatriciel, ils ne peuvent jamais être assurés sur la vie. La guérison de leur
OLIGURIE
mal n'est même pas suffisante, car elle n'est réelle qu'à la condition que le cathétérisme de l'œsophage soit renouvelé de temps en temps..
Les rétrécissements cancéreux n'ont aucun intérêt au point de vue des Assurances sur la vie, car les malades qui en sont atteints ne peuvent pas se présenter.
— C'est de 50 à 70 ans que s'observe le plus grand nombre de décès par maladies de l'œsophage.
Sur 100 malades adultes, des deux sexes, atteints d'une maladie de l'œsophage, il en succombe environ Il par an; sur 100 hommes, on compte 16 décès annuels ; sur 100 femmes, 5 décès.
OLIGURIE
A recevoir avec réserves. — Toute femme non réglée, ayant eu, il y a longtemps, une attaque passagère d'oligurie survenue sous l'influence d'une époque cataméniale.
A refuser. — Toute femme ayant eu des atteintes d'oligurie permanente.
OBSERVATIONS
La rétention d'urine dans la vessie est un fait vulgaire chez les hystériques et qui ne doit guère faire naître de crainte chez le médecin de Compagnies
opi':rations
d'assurances sur la vie ; ces femmes sont obligées de se sonder, elles urinent et tout est dit.
11 n'en est pas de même de l'oligurie, c'est-à-dire de la suppression totale de l'excrétion urinaire.
L'oligurie passagère de vingt-quatre à trente-six heures s'observe parfois chez les hystériques au moment des règles ; elle ne s'accompagne que d'un léger malaise et d'une petite accélération du pouls. Cette variété d'oligurie est la plus commune ; elle est compatible avec l'Assurance sur la vie.
Quant à l'oligurie permanente, à l'ischurie qui dure des semaines et des mois, qui s'accompagne de vomissementscontenantdel'urine etbeaucoupd'urée, par suite d'une élimination supplémentaire par l'intestin, elle est fort rare et ne peut être acceptée par les Compagnies.
Toutes les femmes atteintes d'oligurie permanente peuvent vivre longtemps, mais sont forcément sous le coup d'un cas grave de névrose.
On attribue l'oligurie à une influence nerveuse ; beaucoup de médecins en contestent encore l'existence à cause de sa rareté.
OPÉRATIONS
OBSERVATIONS
Lorsqu'un proposant déclare qu'il a subi une opération chirurgicale, le médecin doit s'inquiéter non seulement de la nature de l'affection primitive, mais