ABCÈS FROIDS
A recevoir. — Tout proposant guéri de gommes scrofuleuses, qu'elles aient laissé ou non des cicatrices.
A recevoir avec réserves. — Tout proposant atteint de gommes scrofuleuses, à la condition qu'elles soient peu nombreuses et peu vastes, et que l'état diathésique dont elles relèvent ne paraisse pas très vivace.
A refuser. — Tout proposant atteint d'abcès froids dépendant d'un état scrofulo-tuberculeux très accentué, héréditaire ou non, d'abcès ossifluents ou d'abcès circonvoisins.
OBSERVATIONS
Lorsqu'un proposant est atteint d'abcès froids, il importe, avant tout, de savoir si ces abcès se sont
ADDTSON (maladie d')
développés dans le tissu cellulaire [gommes scrofur leuses; écrouelles) , s'ils proviennent de quelque foyer osseux {abcès ossi/luents) ou s'ils sont sous la dépendance d'une altération articulaire voisine [abcès circon'ooisins).
Dans les deux derniers cas, en effet, le refus s'impose ; dans le premier, au contraire, l'acceptation est possible, mais accompagnée de réserves à cause de la nature scrofulo-tuberculeuse de ces abcès.
— Voir les articles : Adénites chroniques, Scrofiilose et Tuberculose.
ADDISON (Maladie d')
(maladie bronzée)
A refuser.
OBSERVATIONS
Facile à reconnaître dans les périodes d'état et de cachexie, la maladie d'Addison est, au contraire, d'un diagnostic délicat, au début, en raison du caractère insidieux des premiers symptômes. C'est à ce moment, cependant, qu'il est nécessaire de la diagnostiquer : les douleurs épigastriques et lombaires, les troubles gastro-intestinaux, la pigmentation bronzée mettront sur la voie. On recherchera la pigmentation surtout sur la muqueuse des lèvres, à la face interne des joues, sur les petites lèvres, au gland; mais, fen se souvenant que ce symptôme peut faire défaut.
Liée à une altération des capsules surrénales et
ADÉ.ME — AnÉNITliS CUROMQUIiS
souvent associée à la tuberculose, cette maladie évolue en deux années, au plus; son pronostic est fatal.
L'homme y est plus exposé que la femme.
— Son maximum de fréquence s'observe entre 20 et 40 ans.
ADÉNIE
Voir l'article : Leucémie.
ADÉNITES CHRONIQUES
Il est fort difficile de donner quelques règles précises sur les conclusions à prendre dans les cas d'adénites chroniques.
La nature de l'adénite peut seule permettre de préjuger de son pronostic; le point important consiste donc à distinguer l'adénite chronique simple, du lymphadcnome, de l'adénite tuberculeuse et scrofuleuse, des dégénérescences malignes des ganglions, de l'adénite chancreuse et syphilitique.
On ne peut, effectivement, mettre sur le même rang, ces petites tumeurs grosses au plus comme une noisette, dures, sphériques, indolores et mobiles sous la peau [adénites chroniques simples) , avec ces masses ganglionnaires énormes [lymphadénomes) qu'on voit parfois au cou, à l'aine, à l'aisselle, qui par leur volume seul peuvent amener de graves accidents de compression.
ADÉNOMES
Quant au pronostic des adénites tuberculeuses et scrofuleuses, il dépend uniquement de l'état diathésique, le premier toujours très sérieux, le second un peu moins grave.
Le bubon chancreux ne présente, en général, aucun danger, à moins d'une tendance exceptionnelle au phagédénisme.
L'adénite syphilitique, enfin, n'a d'importance qu'en ce sens qu'elle indique l'intoxication générale de l'économie.
Une grande réserve, môme dans les cas les plus bénins en apparence, doit être la règle générale.
— Voir les articles : Ecrouelles, Leucémie, Lymphadénie cutanée, Scrofulose, Syphilis el Tuberculose.
ADÉNOMES
A recevoir avec réserves. — Tout proposant atteint de monoadénome ne paraissant devoir être grave ni par sa situation, ni par son volume, ni par la possibilité d'une récidive ou d'une généralisation.
A refuser. — 1° Tout proposant atteint de monoadénome pouvant amener des accidents de compression, soit par sa situation, soit par son volume, pouvant récidiver ou se généraliser.
2° Tout proposant atteint de polyadénome.
OBSERVATIONS
Les adénomes {monoadénomes proj^rement dits)
ADÉNOMES DU FOIE
nécessitent la plus grande circonspection clans l'acceptation ou le refus des sujets qui en sont atteints. Si certains adénomes n'ont aucune gravité, il en est d'autres qui récidivent, se généralisent et prennent les allures du cancer. L'adénome, en effet, est une tumeur qui offre la même structure que la glande dans laquelle il prend naissance ; c'est donc, en réalité, une sorte d'épithéliome.
Les adénomes sont fréquents chez la femme, surtout à la mamelle ; on les observe dans les deux sexes, à la parotide.
Les polyadénomes doivent toujours être un motif de refus, car ils récidivent, se généralisent et évoluent comme les tumeurs malignes.
— Voir l'article : Tumeurs.
ADÉNOMES (polyadénomes) DU FOIE A refuser.
OBSERVATIONS
Cette affection, encore mal étudiée, doit être une cause de refus pour les proposants qui en sont atteints, à l'égal du carcinome hépatique.
Caractérisée par des douleurs dans l'hypocondre droit, une hypertrophie du foie et des nodosités qu'on peut percevoir par la palpation, cette maladie amène la mort, avec des symptômes analogues à ceux du cancer, en moins de deux années.
— Voir l'article : IlépaiUes.
ADÉNOPATllIK — ADHÉRENCES
ADÉNOPATHIE TRACHÉO-BRONCHIQUE
A recevoir avec réserves. - Tout proposant guéri d'une atteinte passagère d'adénopathie bronchique survenue à la suite d'une coqueluche, d'une rougeole ou d'une fièvre typhoïde, etc..
A refuser. — Tout proposant atteint d'adénopathie bronchique.
OBSERVATIONS
D'un diagnostic difficile, au début, cette maladie donne lieu plus tard à des signes objectifs [toux coqueluchoïde, etc..) et subjectifs, qui permettent de la reconnaître facilement.
L'adénopathie bronchique étant toujours symptomatique de la scrofule, de la syphilis, du cancer de la Ivmphadénie et surtout de la tuberculose, ne doit pas être acceptée par les compagnies d'assurances sur
^"Tlle est souvent, encore, la conséquence de la coqueluche, de la rougeole ou de la fièvre typhoïde : dans ces cas elle est susceptible de s amender et même de disparaître avec sa cause déterminante.
Voir les articles : Bronchites chroniques et Tuberculose.