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HYPOCHONDRIE

A recevoir. - Tout proposant atteint d'hypochondrie simple, non symptomatique.

OBSERVATIONS

Le point important à résoudre pour le médecin appelé à examiner un hypochondriaque, est de faire un diagnostic précis, d'établir s'il s'agit réellement d'une maladie organique ou bien d'accidents nerveux.

En réalité, l'hypochondrie n'est que le résultat de phénomènes réflexes suscités par certains troubles digestifs sur le système nerveux. L'hypochondriaque a conscience des phénomènes digestifs qui se passent en lui; souvent, d'ailleurs, il est simplement atteint de dilatation de l'estomac.

— Voir l'article : Dilatation de l'estomac.

HYPOSPADIAS

A recevoir. — Tout proposant atteint d'hypospadias simple.

HYSTÉRIE

A refuser. — i° Tout proposant atteint d'hypospadias périnéo-scrotal ou péno-scrolal.

Tout proposant atteint d'iiypospadias compliqué de troubles urinaires pouvant devenir ou devenus le point de départ d'une affection vésicale ou rénale.

OBSERVATIONS

L'iiypospadias na de gravité que par les complications vésicales ou rénales qu'il peut parfois déterminer. Ce sont ces complications, et non le vice de conformation, qui doivent faire refuser les proposants.

Toutefois, l'hypospadias périnéo-scrotal et pénoscrotal doivent être considérés comme une cause de refus, en raison de leur importance.

— Yoir l'article ; Epispadias.

HYSTÉRIE

A recevoir. — 1" Tout proposant né de parents hystériques, s'il n'est entaché d'aucune névrose.

2° Toute femme ayant eu ou ayant des attaques d'hystérie convulsive ou non, si l'état général de sa santé est irréprochable.

A recevoir avec réserves. — 1" Tout proposant né de parents hystériques, indemne d'hystérie, mais atteint de chloro-anémie légère ou de toute autre affection tendant à avoir un retentissement sur l'état général.

HYSTÉRIE

2° Tout proposant anémique ayant des attaques d'hystérie légère.

A refuser. — ^ Toute femme ayant un mauvais état général et atteinte autrefois ou actuellement de grandes attaques d'hystéro-épilepsie ou de chorée hystérique, compliquées ou non de phénomènes d'hypnotisme (catalepsie, léthargie, somnambulisme etc...;.

2'^ Tout proposant du sexe masculin ayant eu ou ayant de grandes attaques d'hystérie.

3° Tout proposant, homme ou femme, atteint de contracture permanente.

OBSIîRVATIONS

L'hérédité a une grande inAuence sur l'hystérie : lorsqu'elle est d'origine maternelle, elle est directe 33 fois p. iOO et indirecte 2S fois p. 100; d'origine paternelle, elle est directe S6 fois p. 100 et indirecte 77 fois p. 100. Mais l'hystérie masculine étant bien plus rare que l'hystérie féminine, il s'ensuit que cette maladie s'observe, en réalité, bien moins souvent chez l'homme que chez la femme.

C'est, d'ailleurs, moins l'hystérie que le nervosisme qui est héréditaire. Ainsi, l'épilepsie, l'aliénation mentale (surtout la monomanie du suicide et la dipsomanie), la chorée, l'excentricité, la faiblesse d'esprit et toutes les névropathies peuvent engendrer l'hystérie; l'alcoolisme et principalement l'absinthisme chez les parents amènent presque fatalement l'hystérie chez les enfants du sexe féminin, etc..

HYSTÉRIE

Enfin, il n'est pas rare devoir;i'liystérie passer pardessus une génération entière, pour se retrouver à la suivante.

L'hvstérie peut s'observer chez les petites filles et chez les petits garçons. Elle se développe surtout à partir de la puberté pour durer toute la période de la vie génitale et disparaître, ou tout au moins perdre son caractère grave, après la ménopause.

Toutes ces questions, si attachantes pour le clinicien, n'ont qu'un intérêt relatif au point de vue des Assurances sur la vie, car il est exceptionnel de voir l'hystérie déterminer la mort.

En général, l'hystérie se guérit ; parfois elle reste stationnaire.

Le médecin examinateur doit donc envisager non pas l'hystérie, mais les phénomènes qui peuvent l'accompagner : la misère physiologique, la chloroanémie, les troubles digestifs ou utérins, la scrofule, la tuberculose, le rhumatisme, la chorée, les avortements répétés, etc..

L'hystérie chez l'homme est toujours plus grave que chez la femme.

Plus l'càge de la femme est rapproché de la ménopause, moins l'hystérie est à redouter.

Les divers phénomènes hypnotiques (catalepsie, léthargie, somnambulisme, etc...) qui accompagnent les attaques d'hystérie, doivent être considérés comme une cause sérieuse d'aggravation.

Quant à la contracture permanente, elle néces-

HYSTÉRIE

Site toujours le refus, car elle peut déterminer un. sclérose latérale consécutive.

En résumé, il est impossible d'établir des règles précises en ce qui concerne l'acceptation ou le refus des proposants hystériques. Mais, en thèse générale l'hystérie, petite ou grande, héréditaire ou non, ne doit pas être classée parmi les maladies à refuser.

ICHTHYOSE

A recevoir.

OBSERVATIONS

L'ichthyose n'amène aucun trouble de la santé générale.

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