‹ Dictionnaire de médecine [electronic resource] (volume 2)Chapitre 10 sur 44 · INTESTIN · texte numérisé non relu

INTESTIN

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VÉNÉNEUX, adj., venenosus , qui agit comme poison : substance vénéneuse.

VÉNÉRIEN, ad., venereus, de Vénus , déesse de la volupté; qui a rapport à l'acle de la génération, aux plaisirs de l'amour ; c'est dans ce sens qu'on dit excès -vénériens. On a donné au mot vénérien une signification toute spéciale : ainsi, par maladie ou affection vénérienne , on désigne l'ensemble des symptômes compris sous la dénomination de syphilis. Le mot vénérien , qui, suivant son étymologie, devait indiquer ce qui est causé par les plaisirs de l'amour , devient alors synonyme de syphilitique. Voy. coït, syphilis.

VÉNIMEUX , adj., venenatus ; nom donné aux animaux qui ont un réservoir à venin.

VENIN, s. m., venenum; liquide sécrété par certains animaux dans un appareil particulier , et qui leur sert de moyen d'attaque ou de défense. Les venins diffèrent des virus , 'en ce que ceux-ci sont accidentellement produits par une sécrétion morbide , qu'ils se reproduisent par suite de la maladie qu'ils occasionent , et qu'ils transmettent la mêmè maladie d'un individu à un autre. Voyez virus.

VENT , s. m. Voyez air.

VENTS , VENTEUSES (maladies). Voyez pneumatose.

VENTILATEUR, s. m. Tous les médécins connaissent les dangers de Fencombrement dans les hôpitaux ; les maladies typhoïdes, la gangrène, ou pourriture d'hôpital, en sont les résultats funestes , et à peu près inévitables. Toutes les fois qu'un grand nombre d'individus se rassemblent dans un lieu étroit, l'air qu'ils respirent s'épuise bientôt de gaz réparateur, et se charge d'émanations animales , produites par les perspiratious pulmonaire , cutanée , et même intestinale ; si l'air n'est pas renouvelé, les accidens les plus graves se manifestent, et les individus peuvent succomber en peu d'heures , en proie aux plus affreux tourmens. Personne n'ignore l'histoire de ces malheureux renfermés dans un cachot étroit qui ne recevait l'air et la lumière que par un petit soupirail ; on sait qu'ils périrent presque tous après avoir livré des espèces de combats à outrance pour approcher de la seule ouverture par où ils pussent respirer une faible quantité d'air renouvelé. Cet exemple justifie l'expression énergique de Rousseau , lorsqu'il s'écrie que

VEN a23 « l'haleine' de l'homme est mortelle pour l'homme, au physique comme au moral. »

Pour remédier à ces graves inconvéniens, on a imaginé une multitude de moyens, qui tendent tous à renouveler l'air, à chasser celui qui est enfermé pour introduire celui du dehors. Ces moyens sont extrêmement variés , et la description de chacun d'eux nous entraînerait dans des détails trop étendus. Nous donnerons seulement une idée sommaire des principaux d'eutre eux.

Le moyen le plus simple de renouveler l'air , et nous croyons aussi le plus efficace , c'est d'établir des courans , en ouvrant les fenêtres et les portes, et surtout celles qui se correspondent , c'est-à-dire qui sont en face les unes des autres : par cette manière, l'air contenu sort d'un côté, tandis qu'il est remplacé par celui qui entre du côté opposé» Toutefois ces courans ne sont pas sans danger. L'air frais ainsi introduit , venant à remplacer subitement l'air intérieur, ordinairement élevé à une plus haute température, pourrait occasioner tous les accidens qui suivent la transition subite du chaud au froid. Ces inconvéniens seraient surtout sensibles dans les salles de bal, où les femmes haletantes de chaleur, couvertes de sueur, sont vêtues de la manière la plus légère ; ils le seraient encore , mais à un moindre degré, dans les salles de spectacle : ce n'est, dans ces circonstances, qu'avec les plus grandes précautions qu'on doit introduire l'air ambiant. Toutefois c'est là le ventitaleur le plus simple.

Il en est un autre qui ne lui cède en rien sous le rapport de la simplicité, et auquel nous devons la salubrité de nos appartemens, je veux parler des cheminées. Le feu qu'on établit dans le foyer raréfie les couches d'air les plus voisines ; ainsi raréfiées, elles s'élèvent à la partie supérieure de l'appartement, ou s'échappent par le tuyau de la cheminée; aussitôt d'autres couches viennent remplacer les premières , et ainsi de suite. Il s'établit de la sorte un véritable courant de dedans en dehors; mais comme l'atmosphère tend sans cesse à se mettre en équilibre , il s'ensuit que l'air de l'appartement ainsi raréfié, doit être remplacé par l'air des parties voisines, ce qui a lieu, en effet , par les fissures des fenêtres , ou par les ouvertures des portes, etc. Lesappartemens les mieux clos ne le sont pas si hermétiquement que ce renouvellement ne puisse pas avoir lieu.

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