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plus sûr, au moins exempt de toute espèce d'inconvéniens.
Voyez VACCINE. {GUERSENT. )
VARIOLEUX, VARIOLIQUE , adj., variolicus , qui est atteint de la variole , qui a rapport à la variole , qui tient de la nature de cette maladie. T/u/mV/w varioleux , affection , virus varioliques. Voyez variole.
VARIQUEUX, adj., varicosus, qui est affecté de varice, qui est de la nature de la varice , qui dépend de cette maladie : veine variqueuse , ulcère variqueux , anèvrysme variqueux. Voyez varice , ulcère, anèvrysme.
VASCULAIRE ou VASCULEUX, adj., vasculosus , vascularis , qui a rapport aux vaisseaux. Bichat a donné le nom de système vasculaire à l'ensemble des vaisseaux des différentes parties du corps» Voyez vaisseau.
On dît aussi d'un organe , ou d'une partie quelconque du corps, qu'il est plus ou moins vasculaire, pour indiquer qu'il est pourvu*d'une quantité plus ou moins considérable de vaisseaux.
VASTE, adj., vastus, qui offre une grande étendue. On désigne particulièrement sous ce nom les portions externe et interne du muscle triceps fémoral. Voyez triceps.
VÉGÉTATIONS; petites tumeurs, de formes assez variées, le plus communément occasionées par la syphilis, survenant tant à la peau que sur les régions peu profondes des membranes muqueuses, et qui semblent plutôt percer l'épaisseur de ces enveloppes membraneuses que provenir d'un accroissement insolite des replis ou des tubercules qu'elles présentent dans leur état naturel; disposition qui établit une différence bien tranchée entre les végétations et les excroissances. Voyez ce dernier mot.
( L. V. LACNEAU. )
VÉGÉTO-MINÉRALE ,■ adj. On désigne sous le nom d'eau végéto-minérale le sous-acétate de plomb liquide étendu d'e;m. Voyez plomb, et eau.
VEILLE, s. f . , vigilia ; état de l'économie animale pendant lequel les fonctions intellectuelles, sensorinles et locomolricrs sont en action ou sont susceptibles d'entrer immédiatement en action avec la" régularité qui leur est naturelle. C'est l'état opposé au sommeil. Lorsque la veille , qui ne doit avoir qu'une durée déterminée , se prolonge au-delà Se ce temps , elle devient
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un liiat pathologique, et prend le. noua d'insomnie, d'A^rypnie. Voyez ces mots.
VEINE, s. f. , vena. On donne ce nom aux vaisseaux qui rapportent au cœui» le sang de toutes les parties du corps; les anciens confondaient cet ordre de vaisseaux avec les artères, mais la découverte de la circulation du sang fit voir toute la différence qui existe entre ces dernières et les veines. La disposition générale des veines est semblable à celle des artères , c'est-à-dire que ces canaux représentent une succession de divisioHS et de subdivisions analogues; mais si l'on a égard à la direction du gang qui les parcourt, on voit que les veines ressemblent plutôt aux racines d'un arbre qu'à ses branches, car elles ont leur origine là où se terminent les ramuscules des artères, et elles s'abouchent successivement avec des rameaux de plus en plus gros qui s'ouvrent eux - mêmes par plusieurs troncs dans les cavités du cœur. Chacune de ces divisions et subdivisions , considérée isolément , forme autant de veines dont la description a élé donnée en particulier dans le cours de cet ouvrage. Nous allons exposer seulement ici l'histoire générale, ou l'anatomie générale des veines, en commençant par l'étude de leur organisation , adoptant ainsi la marche qui a été suivie dans la description des artères {voyez ce mot), et qui contribuera à faire ressortir mieux les caractères différentiels de ces deux ordres de vaisseaux.
Le tissu veineux est généralement d'un blanc grisâtre , plus ou moins bleuâtre par sa transparence qui laisse voir la couleur du sang contenu dans ces vaisseaux ; cette teinte est d'autant plus foncée des troncs vers les branche*, parce que les parois des veines diminuent d'épaisseur à mesure qu'on les examine plus près des ramuscules d'origine, et en effet, cet amincissement augmente à peu près en raison directe de la diminution des diamètres du vaisseau : les radicules sont incolores ou rouges suivant qn'ils admettent une seule série de globules ou plusieurs à la fois. La densité de ces parois est de u5 ou 110; leur consistance est bien moindre que celle des artères, aussi s'affaissentelles lorsqu'elles ne sont plus distendues par le sang , à moins qu'elles n'adhèrent par leur surface extérieure au tissu des organes , comme on le voit pour les veines du foie , de l'utérus , etc. Trois tuniques ou membranes superposées composent le tissu veineux.
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La membrane externe est plus mince et moins serrée que celle des artères avec laquelle elle a beaucoup d'analogie. Il s'en détache des prolongemens qui s'étendent à la membrane moyenne et même à l'interne, ce qu'on n'observe pas dans celle des artères. Les veines sont, comme tous les vaisseaux, enveloppées par le tissu cellulaire des parties où elles sont situées, qui forme une gaîne lâche autour des troncs et assez adhérente à la surface des rameaux : celle qui entoure la veine porte dans le foie est connue sous le nom de capsule de glisson.
La membrane moyenne est formée de fibres plus rougeâtres, plus extensibles, moins consistantes, et moins aisées à rompre que celle des artères. Ces fibres , qui sont le plus généralement longitudinales et dont plusieurs des plus internes paraissent annulaires , sont moins rapprochées , forment un tissu moins serré; toutefois elles sont aussi difficiles à séparer et à déchirer dans le sens longitudinal que transversalement. Chez l'homme, cette membrane moyenne est bien plus épaisse dans l'ensemble des ramifications et des branches de la veine cave inférieure que dans le système de là veine cave supérieure; elle est également plus marquée dans les veines sous-cutanées que dans les veines profondes. Cette membrane contient des fibres distinctement musculaires dans les troncs qui s'abouchent avec les oreillettes : elle manque dans certaines régions , et l'on peut citer comme exemple les sinus de la dure-mère , les veines des os qui ne sont en quelque sorte formés que par la membrane interne.
Cette dernière est plus mince, plus extensible et moins cassante que celle des artères ; sa texture est filamenteuse , comme on le voit en la distendant ou en la déchirant, et elle forme en quelque sorte à elle seule , ainsi que nous venons de le dire , certains canaux veineux ; mais ce qui la différencie le plus de la membrane interne des artères, ce sont les replis valvulaires qu'elle offre dans la plus grande partie de son étendue. Ces valvules sont généralement semi-lunaires , correspondant par leur bord convexe aux parois de la veine , tandis que leur bord concave est libre et tourné du côté du cœur , en sorte que la direction de chaque valvule est oblique et telle qu'une de ses faces regarde la cavité du vaisseau, et que l'autre répond à ses parois. L'épaisseur de la valvule est moindre à sa partie moyenne qu'à ses bords, et la veine est ordinairement un peu dilatée là où chacun de ces replis se rencontre : ils ont d'autant plus de
VEI 2i5 largeur que le vaisseau est plus gros , et sont d'autant plus alongés qu'il est plus petit. Ces replis ne sont pas simplement formés par l'adossement des lames de la membrane interne , on trouve encore dans leur épaisseur un tissu cellulaire dense et quelquefois des fibres. Les valvules sont ordinairement disposées par paires , placées alternativement suivant deux diamètres opposés de la veine ; il n'y en a qu'une dans les rameaux d'une demi-ligne, tandis qu'elles sont réunies trois par trois dans les gros troncs, et quelquefois même, au nombre de quatre. Les valvules n'existent pas régulièrement à tous les points de jonction des rameaux avec les branches , ni à une égale distance les unes des autres dans tous les vaisseaux; les petites veines sont celles où elles sont le plus rapprochées.
Les valvules se rencontrent dans toute l'étendue du système veineux, à l'exception delà veine porte, des veines pulmonaires , de la veine ombilicale , du tronc de la veine cave inférieure, des veines cérébrales , diploïques , rachidiennes , des veines du cœur, des reins et de l'utérus. Le plus ordinairement on n'en trouve aucune dans lesbranches anastomôtiques, comme la veine médiane du bras , par exemple ; il n'en existe qu'un petit nombre à l'embouchure de l'azygos. Elles sont plus nmltipliées dans les veines superficielles que dans les veines profondes, et surtout que. dans les veines des cavités splancbniques. Elles sont également plus nombreuses dans les veines des parties déclives, et conséquemment plus dans celles des membres abdominaux que dans celles des membres thoraciques et des parties supérieures du tronc. Les valvules ont pour usages de soutenir la colonne du sang quand il remonte contre son propre poids dans les veines, et de concourir à la régularité de son cours en s'opposant au reflux qui aurait lieu quand ce liquide rencontre quelqu'obstacle à son trajet.
Les veines reçoivent bien moins de vaisseaux que les artères, ce qui paraît être une conséquence de l'épaisseur moindre de leurs parois. Leurs nerfs, qui proviennent à . la fois du grand sympathique et de la moelle épinière , sont aussi moins nombreux que ceux des artères.
Considérées dans leur forme extérieure , les veines présentent , comme les artères , deux surfaces , l'une externe et l'autre interne. La première correspond à diverses parties comme des muscles, du tissu cellulaire et du tissu adipeux, des organes.
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glanduleux, ligamenteux, etc.; celte surface, moins régulièrement arrondie et cylindrique que dans les artères , est renflée d'espace en espace, là où se trouvent les valvules, quand le vaisseau est rempli de sang. La surface interne, dont nous avons déjà fait mention en parlant de la membrane qui la tapisse, est surmontée par les replis précédemment décrits ; la cavité qu'elle représente est cylindrique lorsque le sang circule dans les veines ; elle s'affaisse et ses parois se touchent quand ce liquide cesse d'y pénétrer ou qu'on coupe le vaisseau en travers : cet affaissement résulte du défaut d'élasticité du tissu qui les constitue.
La disposition générale , du système veineux offre moins de régularité que celle du système artériel. Les radicules veineuses, cpii se continuent avec les ramifications capillaires et terminales des artères, ne présentent d'uniformité dans leurs réunions successives que dans certaines parties, comme les poumons, l'intestin, etc.; dans d'autres , comme le racLis , le col delà vessie, etc., elles forment des plexus irréguliers dont on ne trouve pas d'analogues dans les anastomoses répétées des ramifications artérielles,: les communications multipliées des veinés au-dessous des tégurnens forment un réseau étendu, à mailles angulaires et pentagonales , et dans quelques organes ces communications existent à la fois avec des dilatations plus ou moins larges qui forment les tissus caverneux ou érectiles ( voyez ce mot). Une résulte pas de leurs anastomoses répétées un ordre régulier d'accroissement dans le volume des troncs , et de décroissement dans leur capacité totale, car on observe fréquemment des branches très-volumineuses qui se rendent dans un tronc assez petit : disposition qui est autant l'effet de la mollesse des parois veineuses que de la multiplication des anastomoses de ces vaisseaux. Ces communications offrent des variétés analogues à celles qui ont été indiquées pour les artères ( voyez ce mot ) ; mais il existe en outre des réunions entre de gros troncs, comme celle des veines caves par l'intermédiaire de l'azygos, celles des veines profondes avec les veines superficielles, comme on le voit à la tête et aux membres.
Dans leur trajet des radicules d'origine aux gros troncs qui s'abouchent avec les oreillettes du cœur, les veines ont généralement une direction moins flexueuse que les artères, et conséquemment leur longueur est comparativement moindre ; mais leur situation est généralement la même , car ces deux ordres de
VEI 2i7 vaisseaux s'accompagnent dans leur distribution, seulement l'un commence où l'autre Cuit; toutefois, il existe quelques exceptions à cet égard. Ainsi, les veines sous-cutanées ne sont satellites d'aucunes branches artérielles; l'azygos est également isolée. Dans le crâne, le rachis, l'œil et le foie , les artères et les veines suivent une distribution différente les unes des autres. Là où ces vaisseaux se répandent en s'accompagnant , on trouve ordinairement une, et assez souvent deux, et quelquefois même trois veines pour une artère; aussi le nombre jdes veines est-il en général beaucoup plus considérable que celui des artères; on voit, en effet, deux veines-caves et une veine cardiaque correspondant au seul tronc de l'aorte, qunlre veines pulmonaires à l'artère pulmonaire et à ses deux branches; toutes les veines sous-cutanées n'ont point d'analogues dans le système artériel, et, comme nous venons de le dire, on trouve communément deux veines accompagnant une artère , surtout dans les parties profondes. Néanmoins, datas quelques organes, comme les reins, les testicules , les ovaires, l'estomac, etc., les veines et les artères sont en nombre égal , et quelques parties même ont moins de veines que d'artères ; mais cette différence en nombre est compensée alors parla capacité plus grande des rameaux veineux, ainsi qu'on l'observe dans le cordon ombilical, le pénis, le clitoris, la vésicule biliaire, les capsules surrénales , etc. D'ailleurs la grandeur des veines en général étant réellement plus considérable que celle des artères auxquelles elles correspondent, la capacité totale du système veineux l'emporte sensiblement sur celle du syslème artériel : à pari les différences accidentelles, individuelles, et celles qui dépendent du genre de mort et des progrès de l'âge , on peut admettre , avec Haller, que la capacité des .veines est au moins double de celle des artères. Mais il ne faut pas considérer cette différence comme étant la même dans toutes les régions du corps ; dans le système pulmonaire , par exemple , les veines et les artères ont, à peu de chose près, une égale capacité.
Le système veineux présente à ses deux extrémités, comme le système artériel , des connexions intimes avec les organes: i° d'une part , il tient au cœur; 2° d'autre part, il se trouve confondu dans le tissu de toutes les parties avec les dernières ramifications capillaires artérielles dont ses radicules sont la continuation. Mais les veines ne se réunissant jamais en un nombre
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de troncs communs aussi petit que celui des vaisseaux principaux qui donnent naissance aux artères , il en résulte que les aboutissans du système veineux au cœur sont bien plus multipliés; ainsi l'aorte et l'artère pulmonaire proviennent seules de leur ventricule respectif; les veines du corps, au contraire, arrivent à l'oreillette droite par trois troncs , la veine cave supérieure , la veine cave inférieure et la grande veine cardiaque , tandis que les veines pulmonaires s'ouvrent dans l'oreillette gauche au nombre de quatre, quelquefois cinq et même six, et rapportent au cœur le sang de l'un et l'autre poumons. On voit donc ici, comme dans le système artériel , deux circulations distinctes : l'une générale, qui fait affluer dans l'oreillette droite le sang du corps; l'autre, qui est pulmonaire , et ramène dans l'oreillette gauche le sang du poumon. La circulation veineuse générale renferme, en outre, un système veineux particulier, dont la disposition est fort remarquable ; ce système veineux , situé dans l'abdomen , est placé, comme intermédiaire entre les derniers ramuscules des artères gastriques, intestinal et spléniques qui se continuent avec ses racines , et les premières radicules des veines sus - hépatiques qui sont la continuation de ses rameaux. La vé%ie porte et ses divisions constituent ce système spécial ; le sang n'y circule pas de manière à être transmis immédiatement des, viscères abdominaux dans la veine cave inférieure, parce que cette grande veine se ramifie en sens inverse dans le foie, et représente ainsi deux arbres dont l'un offre la disposition des veines, et transmet le sang des. branches au tronc moyen , tandis que l'autre offre , sous ce dernier rapport , une analogie complète avec les artères, puisque le sang se dislribue de ce même tronc dans le foie, d'où il passe dans la veine hépatique pour arriver enfin à la veine cave inférieure. Ainsi, ce système vasculaire, eu égard au cours du sang qui Je traverse, ressemble aux veines par sa moitié intestinale, et aux artères par sa moitié hépatique. Voyez veine porte.
Les veines ont moins d'extensibilité en longueur que les artères, mais beaucoup plus circulairement; toutefois les veines sont plus faibles dans ce dernier sens que les artères, aussi elles cèdent bien davantage dans ce sens , et se déchirent égaleineut en travers plus souvent que les artères. Suivant Béclard , elles offrent beaucoup plus de résistance que les artères à la distension çn 4ong. L'élasticité des parois veineuses est moindre que
VEI 219 celle des parois artérielles; leur irritabilité ou contractililé vitale est supérieure à celle des artères, mais inférieure à celle des vaisseaux capillaires (voyez ce mot). Cette propriété est surtout notable dans les gros troncs veineux, pourvus de fibres bien apparentes. La sensibilité y est obscure.
Les veines ont pour usages de ramener au cœur le sang des différentes parties du corps: le mouvement progressif de ce liquide dans leur intérieur a lieu d'une manière uniforme, et non saccadée comme dans les artères , quoique la circulation s'y opère sous l'influence du cœur, des artères et des capillaires. Il n'est pas douteux non plus que* les veines exercent en même temps une action additionnelle. En outre, le relâchement alternatif du cœur détermine une sorte d'attraction sur les portions de ce liquide contenues dans les troncs avoisinant cet organe , et ce phénomène est encore, secondé par les mouvemens d'inspiration et par la pression des muscles environnans. Les valvules favorisent aussi le cours du sang , en fractionnant la colonne de ce liquide , et la disposition du système veineux en général est'-, telle que la vitesse de la circulation augmente successivement des rameaux vers les troncs , parce que la capacité totale des vaisseaux diminue dans le même sens , ce qui a lieu d'une manière inverse dans les artères. Ces diverses circonstances prouvent en même temps que le cours du sang veineux n'est pas . comme celui du sang artériel , pour ainsi dire indépendant de toute influence étrangère à l'appareil circulatoire. Le trajet du sang dans les veines étant continu et uniforme, ainsi que nous venons de le dire, ces vaisseaux ne présentent pas de pulsations, si ce n'est dans quelques circonstances particulières ; ce pouls veineux est surtout manifeste lorsqu'il survient une grande gêne dans la respiration.
Le développement du système veineux, de même que celui du système vasculaire en général, n'a encore été bien étudié que dans les oiseaux. Nous ne répéterons pas ici des détails qui ont été donnés ailleurs ( voyez oeuf humain) ; seulement nous rap-^ pellerons que les veines, celles de la vésicule ombilicale en particulier, se forment avant le cœur et les artères, et qu'on les distingue d'abord sous la forme de petites vésicules arrondies et séparées les unes des autres , dont le nombre augmente successivement, qui se réunissent ensuite , et donnent naissance à un. réseau vasculaire très-délié. Dans le jeune âge , le systèmq
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veineux offre moins de capacité relativement au système artériel que dans l'âge adulte : la proportion est inverse chez- le vieillard. On observe peu de changemens dans les parois veineuses, causés par les progrès de l'âge, si ce n'est de nombreuses dilatations partielles, indépendamment de l'élargissement que l'ensemble du système veineux a subi : il est très-rare d'y rencontrer des ossifications comme dans les parois artérielles.
La pathologie des veines est moins avancée que celle des artères. Leur inflammation, qui a été étudiée précédemment , a reçu le nom de phlébite [voyez ce mot ). Piqués ou divisés , ces vaisseaux présentent beaucoup "d'analogie avec les artères sous Je rapport des phénomènes locaux qui sont la conséquence de ces lésions; mais ces blessures sont bien plus fréquemment suivies d'ulcération ou d'inflammation étendue, et leur réunion ne s'effectue pas aussi facilement. La ligature ne rompt pas immédiatement leur membrane interne; cette dernière ne se divise que fort lentement, et les adhérences qui se développent consécutivement sont faibles. Toutefois quand l'oblitération d'une veine a lieu, soit par cette Cause, soit par suite de la pression de tumeurs développées dans le voisinage du vaisseau , la circulation s'établit par les branches collatérales : cette occlusion des veines a lieu quelquefois par suite de l'épaississement de leurs parois. On possède des exemples assez nombreux de l'oblitération spontanée de la plupart des gros troncs veineux. L'état opposé, c'est-à-dire la dilatation des veines, est très -commun, et présente plusieurs variétés : il constitue les varices [voyez ce mot). Il est rare de trouver des productions accidentelles dans les parois veineuses : leur ossification ne se rencontre presque jamais. Béclard a remarqué que les parois des veines sont pins épaisses du côté qui touche à une artère que dans le reste de leur circonférence, et il rapporte à cette occasion un fait qui pourrait faire présumer que cette disposition aurait quelque influence sur l'ossification sénile des parois de ces vaisseaux. La cavité des veines renferme quelquefois de petites concrétions arrondies et libres -, qu'on a nommées phlébolithes ; elles sont composées de couches fibrineuses superposées, et il est probable qu'elles résultent de la stagnation du sang dans les dilatations latérales des veines, où elles sont souvent logées ; aussi les trouve- t-on plus particulièrement dans les veines où le sang éprouve plus de lenteur dans son cours. Il n'est point encore
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démontré qu'on ait rencontré de corps étrangers animes dans la cavité de cet ordre de vaisseaux.
VEINEUX, EUSE, adj., veuosus , qui a rapport aux \eines.
veineux (le canal) n'existe que chez le fœtus, et occupe la partie postérieure du sillon horizontal du foie, s'élendant de la bifurcation de la veine ombilicale jusqu'à la veine cave inférieure, au-dessous du diaphragme. Il se termine quelquefois dans l'une des veines sus-hépatiques.
veineux (les canaux), situés dans l'épaisseur des os du crâne, ne sont autres que des veines dont les parois sont exclusivement formées par la membrane interne propre à ce genre de vaisseaux. Voyez veine.
veineux (système). Voyez veine.
"VEINULE , s. f. , venula. On donne ce nom aux radicules , ou ramifications d'origine des veines. Voyez ce mot.
( c. p. ollivier.)
VÉIAR, s. m. ,crysimuTn vulgare, L. sisymbrium officinale , DC, Rich. , Bot. méd., t. 11, p. 660. C'est une plante appartenant à la famille des crucifères et à la tétradynamie siliqueuse, et qui croît communément dans les lieux incultes et sur le bord des chemins. Sa tige, simple inférieurenienfc , légèrement rameuse à sa partie supérieure, porte des feuilles alternes; les inférieures presque lyrées, pubescentes, les supérieures bastéçs et irrégulièrement dentées; les fleurs sont petites, jaunes, formant de longs épis à l'extrémité des rameaux; les siliques sont pubescentes, un peu quadrangulaires , et amincies en'pointe de la base vers le sommet. Le vélar, que l'on connaît aussi sous les noms à'erysimum , à! herbe au chantre, etc., n'a pas la saveur piquante des autres crucifères; il est un peu astringent. Ses feuilles sont employées en infusion théiforme dans le catarrhe pulmonaire chronique; elles forment la base du sirop d'érysimum composé. Cette plante jouit, dit-on, d'une grande réputation parmi les chanteurs, pour dissiper l'enrouement; de là le nom vulgaire d'herbe au chantre sous lequel on la désigne quelquefois. ( a. kichard.)
VELOUTE , adj. On a donné le nom de membrane veloutée à la membrane muqueuse de l'estomac et des intestins, à cause des villosités qu'elle présente , et qui l'ont fait comparer à l'étoffe connue sous le nom de velours. Voyez muqueux, estomac,