‹ Dictionnaire de médecine [electronic resource] (volume 2)Chapitre 30 sur 44 · A. RICHARD · texte numérisé non relu

A. RICHARD

vulnéraires (médicamens), s. m. pl. C'est une classe de médicamens que l'on croyait propres à la guérison des plaies. On les distinguait en internes et en externes. Ainsi l'infusion aqueuse de vulnéraire suisse, ou son maceratum alcoholique étaient administrés et sont encore administrés par le peuple comme des médicamens vulnéraires internes. Nous ne reviendrons pas sur ce que nous avons dit de leur emploi dans l'article précédent. Mais indépendamment de ces vulnéraires internes, plusieurs plantes appliquées sur des plaies récentes ont joui de la réputation d'en faciliter et d'en hâter la cicatrisation. Parmi ces plantes nous citerons l'orpin, connu sous le nom vulgaire de reprise, la mille-feuille ou herbe aux coupures, herbe au charpentier, et plusieurs autres comme le persil, le pourpier, etc. On prenait ces herbes récentes, et après les avoir pilées on les appliquait immédiatement sur la plaie. Cette pratique vicieuse , loin de produire l'effet qu'on en attendait, donnait lieu à un résultat tout- à-fait opposé. On sait en effet aujourd'hui par expérience qu'une plaie récente ne se guérit jamais mieux ni plus prompteraent que quand on n'applique dessus aucuns corps étrangers. Rapprochez les lèvres de la plaie, les maintenir dans cet état au moyen de bandelettes agglutinatives, ou de compresses et de bandes modérément serrées , placer la partie dans une position telle que les fibres musculaires soient dans un état de repos et de relâchement, et souvent au bout de vingt-quatre ou quarante-huit heures la plaie sera cicatrisée.

Mais il est certains médicamens qu'on pourrait appeler vulnéraires, parce qu'en effet ils tendent à favoriser la cicatrisation de certaines plaies, mais qui ne sont plus récentes. C'est ainsi qu'une plaie enflammée se cicatrisera facilement par l'application de compresses trempées dans une décoction émolliente ou de cataplasmes émolliens ; qu'une plaie chronique, blafarde, éprouvera souvent une amélioration qui la portera à se cicatriser, en y appliquant des compresses trempées dans du vin rouge, dans une décoction de quinquina , ou des plumasseaux de charpie recouverts d'une couche légère d'emplâtre digestif, etc. Mais nous le répétons, l'emploi de ces différens moyens présenterait de très-grands inconvéniens dans les plaies récentes, dont on

VUL 45i doit toujours chercher à obtenir la cicatrisation par première intention. Voyez Plaies. (a. richard.)

VULTUEUX, adj. vultuosus. Corvisart s'est servi de cette épilhète pour caractériser , par l'expression de face vullueuse , cet état de la face qui est rouge et gonflée ; état qu'on observe dans quelques maladies, et particulièrement dans les anévrysmes actifs du cœur. Voyez habitude du corps.

VULVA.IRE, adj. , vulvaris , qui a rapport à la vulve.

VULVE , s. f. , vulva , pudendum muliebre , cunnus. Nom sous lequel la plupart des anatomistes modernes désignent collectivement toutes les parties génitales externes de la fetnme , quoique cette dénomination ait été donnée par un grand nombre d'auteurs 0 seulement à l'ouverture extérieure qui en fait partie. D'après l'acception commune , on doit rapporter à la vulve, lepénil, les grandes lèvres, la fente qui les sépare, le clitoris , les petites lèvres , le vestibule, l'orifice de l'urètre, celui du vagin , l'hymen , les caroncules vaginales , la fosse naviculaire et la fourchette. ,

Le pénil ou le mont de Vénus est une éminence arrondie, plus ou moins saillante, située au devant de la partie antérieure des pubis , au-dessus des grandes lèvres , couverte de poils à l'époque de la puberté , formée par une portion assez épaisse de tégumens , et par un tissu cellulaire dense mêlé de tissu adipeux.

Les grandes lèvres ou les lèvres sont deux replis membraneux, plus épais supérieurement qu'inférieurement, d'une largeur variable, qui s'étendent depuis le pénil jusqu'à la fourchette qui les réunit. En dehors , et sur leur bord libre , elles sont formées par une portion.de tégumens qui a peu d'épaisseur, d'une couleur ordinairement assez foncée, recouverte à la puberté de quelques poils , et contenant un assez grand nombre de follicules muqueux. Leur membrane interne est un prolongement de la membrane muqueuse qui revêt les autres parties intérieures de la vulve; sa couleur est d'un rouge vermeil chez les jeunes filles , et change chez la plupart des femmes adultes ou avancées en âge. Cette membrane est presque lisse ; on remarque sur sa surface les orifices de plusieurs follicules muqueux. On trouve dans l'épaisseur des grandes lèvres une assez grande quantité de tissu cellulaire filamenteux très-extensible , qui ressemble beaucoup à celui du scrotum, et qui contient

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plgs ou moins de tissu adipeux. L'usage des grandes lèvres est de servira l'ainpliation de la vulve pendant l'accouchement.

La fente vulgaire s'étend de la partie inférieure et moyenne du pénil jusqu'au périnée ; sa. grandeur , chez les femmes pubères, est environ double de celle de l'orifice du vagin , après la disparition de la membrane hymen. Cette disposition contribue à prévenir la déchirure de la peau dans le moment où les parties les plus volumineuses et les moins compressibles du fœlus franchissent la vulve.

Le clitoris occupe la partie supérieure médiane delà vulve, où il forme une légère saillie environnée d'un repli de la membrane muqueuse, assez semblable au prépuce , et ordinairement cachée par les grandes lèvres. Le repli muqueux du clitoris est très-long chez quelques jeunes filles , et n'offre qu'une ouverture étroite; alors l'humeur sécrétée par ses cryptes s'amasse, devient âcre, s'épaissit dans sa cavité, et produit un prurit vif qui, déterminant les enfans à se frotter continuellement, devient ainsi la source d'une habitmle fâcheuse. En pratiquant dans ce cas l'excision partielle de ce repli, comme dans la circoncision, on fait disparaître une incommodité qui peut avoir des suites funestes. L'extrémité libre du clitoris est arrondie, imperforée, et assez analogue au gland du pénis. La partie supérieure de son corps ne touche pas immédiatement la symphyse des pubis, elle y est fixée par une espèce de ligament celluleux , aplati transversalement; sous cette symphyse il se bifurque, et ses racines très-grêles vont s'implanter à la lèvre interne des branches des pubis et. des ischions , couvertes par les muscles ischio clitoridiens. Le clitoris est formé par un corps caverneux de même nature que celui du pénis, et il reçoit, relativement à son volume, beaucoup de vaisseaux et de nerfs. Chez les filles nouvellement nées il déborde presque toujours les grandes lèvres ; chez quelques femmes sa longueur est très- prononcée.

Les petites lèvres ou les nymphes sont deux petits replis membraneux, légèrement érectiles, alongés, aplatis transversalement, plus épais à leur partie moyenne qu'à leurs extrémités, qui s'étendent du clitoris , auquel ils se fixent, jusque sur les "parties latérales de l'orifice du vagin, où ils se terminent insensiblement. Les petites lèvres correspondent en dehors a la surface interne des grandes lèvres , en dedans à l'enfoncement connu sous le nom de vestibule , au méat urinaire , a

l'orifice du. vagin; elles sont formées parla nicmbiane muqueuse de la vulve, par une pelile quantité de tissu cellulaire, et par des vaisseaux nombreux. Elles s'effacent pendant l'accouchement , et concourent à l'élargissement de la vulve : elles peuvent contribuer aussi à diriger le jet de l'urine en devant et en bas.

Le wstibule est l'espace triangulaire , légèrement concave , que bornent en haut le clitoris et latéralement les nymphes; on remarque à sa surface les orifices de plusieurs follicules muqueux.

L'orifice de i'utvtre , désigne improprement par quelques auteurs sous le nom de méat urinaire , est situé à la partie moyenne et inférieure du vestibule, immédiatement au-dessus de l'orifice du vagin. Celte ouverture, irrégulièrement arrondie , ordinairement plus étroite que le canal auquel elle appartient , occupe le Centre d'une caroncule membraneuse et follieuleuse , plus ou moins saillante chez les divers sujets : elle diminué do volume, ou s'efface dans la période de la gros^esse^ pendant laquelle le col de l'utérus remonte. Le canal de l'urètre n'a guère que dix à douze lignes de longueur; il est plus large , et susceptible d'une dilatation plus grande que celui de l'homme. Depuis son orifice supérieur , qui offre un évasenient ccxisidé rable , jusqu'à sa terminaison , il est un peu oblique en bas et en devant, et il présente en outre uwe légère courbure don! la concavité est tournée en haut. Ses parties latérales et sa paitie inférieure sont en quelque sorte embrassées par la pardi supérieure du vagin ; sa paroi supérieure avoisine le corps du clitoris , et lui est unie par du tissu cellulaire très-extensible. La membrane muqueu-e qui le revêt intérieurement est rongeât! e; elle forme plusieurs replis longitudinaux parallèles, et on trouve dans son épaisseur beaucoup de lacunes de follicules muqueux: les plus larges sont voisines de l'orifice extérieur du canal. La membrane muqueuse urétrale est entourée par une cOtièhe mince de tissu spongieux , à l'extérieur de laquelle il n'existe qu'une membrane celluleuse assez mince, et sans aucun vestige du corps glanduleux , analogue à la prostate, que Régnier de Graafé prétend y av<>ir découvert.

I.e contour de l'orifice du vagin est occupa par l'Iiymcil ou par les caroncules myrtiformes.

L'hymen est un repli semi lunaire , parabolique ou circulaire

de la membrane muqueuse de la vulve. Sa largeur et son épaisseur sont très variables; lorsqu'il forme un cercle complet, il n'existe ordinairement à son centre qu'une ouverture étroite , mais suffisante pour l'écoulement du sang menstruel. L'hymen existe , plus ou moins apparent, chez toutes les femmes encore vierges , à moins qu'il n'ait été détruit par quelque cause accidentelle ; mais il est aussi très-certain que lorsque ce repli a peu de largeur , ou qu'il est. très-extensible , il peut rester intact jusqu'au moment de l'accouchement, et même apporter un obstacle à l'issue du fœtus. On trouve quelques vaisseaux dans l'épaisseur des replis membraneux; leur nombre et leur volume sont très-variables.

Les caroncules m.yrtiformcs ou vaginales sont de petits tubercules rougeâtres , arrondis ou aplatis , dont le nombre est variable , et qu'on peut diviser d'après leur situation en supérieurs et inférieurs. Les premières sont formées par la saillie de la membrane muqueuse vaginale autour des orifices de ses principales lacunes muqueuses; les secondes résultent des lambeaux de la membrane hymen cicatrisés isolément.

La fosse naviculairc a environ un pouce de largeur; elle est à peu près parabolique , et s'étend de la partie inférieure de l'orifice du vagin à la commissure des grandes lèvres : on remarque à sa surface les orifices de plusieurs follicules mqqueux.

Enfin , la fourchette ou la commissure des grandes lèvres sépare la vulve du périnée ; sa largeur , son épaisseur varient : souvent elle se déchire dans l'accouchement.

Les vaisseaux sanguins de la vulve sont très-nombreux , mais d'un petit calibre : ils proviennent des hypogastriques et des fémoravix ; la plupart des vaisseaux lymphatiques se rendent dans les plexus inguinaux. Les nerfs sont fournis par la deuxième paire lombaire, par les petits sciatiques , et surtout parles nerfs honteux ou sous-pelviens.

Le développement des parties génitales externes chez la femme a déjà été exposé d'une manière générale (voyez oeuf humain), et l'on a vu que dans le principe la distinction des sexes est difficile à faire à cause de l'uniformité d'aspect que cette région du torse présente dans les embryons de l'un et l'autre sexe. Le clitoris précède dans son apparition les grandes lèvres; il constitue dans les premiers temps l'angle antérieur et inférieur d'un corps triangulaire , assez considérable, collé à la

VUL 4ù5 pnrtie inférieure de la paroi antérieure de l'abdomen, et qui est formé de deux moitiés latérales , séparées par un sillon médian. De l'nlongement progressif de cet angle inférieur résulte le clitoris qui est proportionnellement beaucoup plus saillant chez le fœtus qu'après la naissance. Il est déjà distinct quand on voit se développer sur ses parties latérales deux replis de la peau, dirigés d'avant en arrière, et non réunis à la partie postérieure; ce sont les rudimens des grandes lèvres.

Au commencement du troisième mois, les diverses parties de la vulve de Tembryon sont distinctement développées ; le clitoris, comme on vient de le dire, est proportionnellement trèsconsidérable , et d'autant plus prononcé que l'embryon est plus jeune; sa saillie est alors d'une ligne, et son épaisseur d'une demi-ligne ; il est toujours tourné en avant et en bas, et jamais on ne le voit redressé vers l'ombilic. Une fissure assez profonde, trace de sa division primordiale en deux moitiés , règne sur toute la longueur de sa face inférieure, et à sa place on distingue au huitième mois une éminence longitudinale et médiane. La saillie arrondie qui forme l'extrémité libre du clitoris , est séparée nettement du reste de ce corps, et tout-à-fait découverte jusqu'au quatrième mois ; après celte époque, le prépuce qui doit la recouvrir croit avec assez de rapidité , et l'enveloppe entièrement. La partie postérieure du clitoris se compose des petites lèvres et du prépuce : les petites lèvres sont très-développées dès les premiers mois de la vie utérine, aussi ne les distingue-t-on que difficilement du prépuce avec lequel elles se continuent immédiatement. Elles ne sont pas aussi prononcées alors, en proportion du clitoris, qu'elles le seront plus tard, quoiqu'elles soient trèsgrandes eu égard aux organes génitaux et au corps entier de l'embryon. Peu à peu, comme le prépuce s'étend rçu'devant du clitoris, une ligne de démarcation s'établit entre lui et les petites lèvres dont le bord s'arrondit, de droit qu'il avait été jusque - là. En même temps elles se partagent sensiblement à leur partie antérrieure et de chaque côté, en deux brandies, l'une petite et interne qui gagne le gland , l'autre externe qui se porte au prépuce. Auparavant il n'y avait aucune trace de ces deux brandies. Ainsi , le clitoris et les petites lèvres ne forment qu'une seule masse dans l'origine. Quant aux grandes lèvres , à trois mois elles consistent en deux petits bourrelets arrondis, peu saillans, demi circulaires , convexes en dehors, beaucoup plus épais ea.

avant qu'en arrière , plus rapprochés l'un de l'autre à leurs extrémités postérieures qu'aux antérieures , et séparés en devant par le clitoris volumineux qui les dépasse de beaucoup. Peu à peu elles grandissent , se rapprochent parce que le clitoris ne croît plus dans la même proportion; leur saillie augmente, elles s'aminciàsent , et offrent ainsi un bord libre peu- épais. Cependant elles ne couvrent jamais entièrement le clitoris et les nymphes pendant les premières périodes de la vie, ces dernières parties conservant toujours un développement proportionnel considérable, tandis que les grandes lèvres en acquièrent peu.

Les vices primitifs de conformation de la vulve sont assez variés ; tels sont l'absence de fente vulvaire dans l'imperforation du vagin , ou son étroilesse extrême ; sa division par une cloison médiane et verticale dans certains cas de double vagin. L'absence de fente vulvaire est quelquefois le résultat de l'adhérence des grandes lèvres entre elles, ou des petites lèvres, sur la ligne médiane. Ces deux sortes de replis manquent aussi dans quelques cas ; chez certaines femmes , ils acquièrent un développement inverse , les grandes lèvres restant à l'état rudimentaire , tandis que les petites lèvres deviennent longues et pendantes ( voyez nïmphotomie ) : on sait que cette dernière disposition est ordinaire dans certaines races éthiopiennes , celle des Boschimans entre autres. Neubaucr a vu les petites lèvres triples. L'occlusion du vagin peut dépendre de l'imperforation de l'hymen; cette membrane peut être traversée d'une seule ouverture très-petite ou de plusieurs : ces pertuis sont habituellement dans la partie supérieure de la membrane. Enfin, le clitoris offre quelquefois des proportions très -considérables qui lui donnent l'apparence du pénis. Voyez hermaphromsmk.

vulve. On a encore donné improprement ce nom à une ouverture située au devant de l'adossement des couches optiques, au dessous du pilier antérieur de la voûte. Voyez bncéphale.

(marjolin. )

VULVO-UTÉIUN, adj. vulvo-uterinus ; qui a rapport à la vulve et à l'utérus. On donne le nom de conduit vuh-o utrrirt

ail VAGIN. V MARJOLIN. )

WOH

W^QRMIEN, adj. , ossa PVormiana,cpactalia, JVortnii; clefs du crâne, os épacïaux, os surnuméraires (CbaUssief), os intercalés (Béclard ) , os des sutures ( Meekel ).

On donne ce nom à des os. dont l'existence est variable , et qui se développent dans les sutures des os du crâne dont ils font partie. On les trouve le plus souvent dans les sutures lambdoïde et sagittale, rarement ils se, rencontrent dans les sutures frontale et temporale. Tantôt ils ne sont formés que dans la table externe de l'os, tantôt ils n'existent qu'au niveau de l'interne; le plus ordinairement ils occupent toute l'épaisseur de l'os.

Leurs dimensions sont très-variables ; quelquefois ils constituent une partie considérable de l'occipital et des pariétaux ; d'autres fois ils sont si petits qu'on les enlève en écailles. Leur forme est généralement très irrégulière , difficile à déterminer , mais toujours analogue à la portion d'os qu'ils remplacent. Leur structure est la même que eelhî des os du crâne, et leur circonférence offre, comme celle de ces derniers , des dentelures plus ou moins profondes pour leur union avec les os voisins.

Il résulte des observations de Béclard que ces os surnuméraires ne commencent à s'ossifier que de six mois à un au après la naissance ; l'un d'eux se rencontre assez souvent dans la fontanelle postérieure : c'est l'os triangulaire de Blnsius , ou Vos épaclal proprement dit. Dans l'espèce humaine , on le trouve une fois sur quinze ou vingt sujets ; il est ordinairement unique et de forme triangulaire. Béclard ne l'a jamais vu double , mais quelquefois triple. Dans deux cas de ce dernier genre, les trois germes osseux formaient presque toute la partie de l'occipital , supérieure à la protubérance. Un autre os surnuméraire, à peu près également commun dans l'espèce humaine, est situé dans la fosse temporale , et pourrait être nommé os crotaphal comme le propose Béclard ; il occupe la place de l'angle anté-

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rieur et inférieur du pariétal . et quelquefois celle de la paitie antérieure du bord inférieur de cet os. Sa grandeur est variable , et sa forme ovalnire , ou analogue à celle d'un parallélogramme alongé d'arrière en avant. Quant aux autres os surnuméraires ou wormiens , ils occupent surtout , comme nous l'avons dit , la suture occipito-pariétale , la place de la fontanelle postérieure et inférieure , la suture pariétale, etc.

L'existence des os surnuméraires de la voûte du crâne semble dépendre d'un développement plus rapide dans Je cerveau et moins rapide dans les os larges de la voûte crânienne. Leur présence dans tel ou tel point de cette voûte semble aussi indiquer un développement relatif plus considérable dans une partie du cerveau que dans le reste de cette portion de l'encépbale. Chacun des os wormiens se développe par un point central , dont les irradiations divergentes s'étendent successivement à la circonférence. Leur ossification tardive prouve qu'ils n'ont pas l'usage que quelques auteurs leur attribuaient, celui d'assujétir l'enclavement des os crâniens entre eux.

( c. p. ollivieb. )

XYL

X.YPHOIPE, s. et adj. , xyphoïdes, qui ressemble à une épée. On appelle ainsi l'appendice du cartilage qui termine l'extrémité inférieure du sternum.

XYPHOIDIEN, NNE, adj., xffihoïdeus; qui est relatif à l'appendice xypboïde.

xtphoïdien (le ligament) ou costo - XYPHOïnrnN est un petit faisceau ligamenteux , peu épais, qui se porte du cartilage de prolongement de la septième côte sternale à la face antérieure de l'appendice xyphoïde , où il s'insère en entre- croisant ses fibres avec celles du ligament du côté opposé.

( MAn JOHN. )

XÉROPHTHALMIE , s. f., xerophthalmia de %nfos , sec, et de à<p(u*fios , œil; ophthalmie sèche. Quelques auteurs ont désigné sous celte dénomination , à peu près inusitée , une espèce particulière d'ophthalmie caractérisée par la cuisson, la démangeaison et la rougeur de l'œil, sans augmentation de la sécrétion des larmes et de la chassie. Voyez ophthalmie.

XYLOBALSAMUM, s. m. On appelle ainsi les jeunes rameaux de l'arbre qui fournit le baume de la Mecque, et qui est Yamyris opobalsamum. L. Ces petits rameaux, dont l'emploi est tombé en désuétude, sqnt grêles, recouverts d'une écorce grisâtre et rugueuse. Les Arabes et les Indiens les brûlent dans leurs mosquées et leurs temples, pour en parfumer l'air. Autrel refois ils faisaient partie de quelques formules de médicamens très-compliqués. '. ' (A. mc.HARn.)

YaWS. Nom tiré d'un dialecte usité parmi quelques peuplades du centre de l'Afrique , servant à désignér une maladie commune dans ces régions , laquelle présente beaucoup d'analogie avec la syphilis telle qu'elle s'est montrée vers la fin du quinzième siècle et au commencement du seizième. Celté affeclion est pr incipalement caractérisée par des pustules cutanées, soit douteuses , soit ulcérées , mais qui finissent le plus ordinairement par donner naissance à des végétations fongueuses, de f irme ronde , à surface granuleuse , et qui ressemblent à des framboises ou à des mûres. Ea plupart des médecins qui en ont f;>it mention dans leurs écrits lui ont donné en conséquence le n^rn de frambœsiœ , qui offre la traduction du mot yaws , duquel on s'était d'abord servi pour la faire connaître. Cette forme de syphilis a été peu observée en Europe, si ce n'est en Ecosse , où le sibbens a paru à plusieurs savans médecins présenter une si grande conformité avec elle, au moins pour ce qui regarde certaines localités , que dans les provinces de Dumfrie et de Galloway on ne le désigne plus aujourd'hui que Sous le nom africain yaws. Celte maladie a été décrite à l'article pu», dont elle est un degré plus grave. Voyez ce mot.

(lagneau.)

YÈBLE, n 1 1 i. le ou ièble, s. m. , sambucus ebulus. L. Espèce de sureau fort remarquable par ses liges herbacées, ses racines vîcaces et rampantes, et qui croit dans les lieux ombragés, ies champs, etc. Par son port, l'yèble ressemble tout-à-fait au sureau, mais ses tiges, hautes de trois ou quatre pieds, sont herbacées , ses fleurs sont un peu plus grandes et rosées en deliors, et ses baies sont pisiformes, violacées et presque noires. Toute (a plante, de même que le sureau, répand une odeur vneuse

YTT 461 et âésï" réable , surtout quand on la froisse entre les doigts. Sa racine, qui est épaisse, blanche et oliarnue, a une saveur arnèro et nauséabonde. Elle est purgative , et autrefois sa décoction était lit '•qucmrocnt employée contre l'hydropisie; quelques auteurs recommandaient, de préférence l'écorce de la racine récente, qui en effet paraît être plus active. La même propriété se retrouve dans l'écorce intérieure des tiges, qui était employée dans les mêmes circonstances, ainsi que dans les baies, quoiqu'à un moindre degré. En un mot, pour peu que l'on compare les propriétés, et l'emploi des diverses parties de l'yèble, on reconnaîtra que sous tous les rapports il existe une très-grande analogie entre cette plante et le sureau. Voyez ce mot.

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