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les avantages considérables qu'on retire des ablutions fréquentes. Ou sait de quelle utilité l'ardeur d'un climat brûlant peut rendre les ablutions; la chaleur entretient une transpiration abondante et continuelle, elle épuise l'individu et le dispose à toutes les affections cutanées, par l'activilé qu'elle excite à la peau. Les ablutions modèrent la transpiration, et combattent avantageusement les funestes effets d'une chaleur dévorante. L'islamisme > le judaïsme avant lui., et toutes les religions orientales et méridionales en ont fait un devoir impérieux. On ne saurait trop admirer le génie de ces premiers législateurs, en considérant avec quelle sollicitude ils avaient réduit en devoirs rigoureux les pratiques qui pouvaient être avantageuses aux peuples qu'ils gouvernaient.

L'effet des ablutions n'est pas le même dans toutes les circonstances ; elles sont plus ou moins toniques , plus ou moins relâchantes, selon que le liquide dont on se sert est froid, ou tiède, ou chaud; selon qu'il contient des substances aromatiques, ou qu'il est pur, ou mêlé avec quelque mucilage, etc.; selon que ce liquide lui-même est de l'alcohol , du vin , de l'eau , de l'huile, etc. C'est généralement avec de l'eau froide que se font les ablutions. Les anciens avaient coutume d'y mêler une certaine quantité de sel. ( Voyez lotion). (.rostan).

ABORTIF, adj. aborlivus , on appelle fœtus abortif celui qui est expulsé de la matrice avant d'avoir acquis le développement nécessaire pour pouvoir vivre par lui-même, pour être -viable. L'époque de la grossesse où le fœtus est viable ne peut être déterminée d'une manière précise, soit que l'on considère la question d'une manière générale, soit qu'on la considère dans son application aux cas particuliers , et ce n'est pas ici le lieu d'examiner tous les élémens, toutes les conditions de la viabilité. ( Voyez ce mot. ) •

On a aussi donné le nom d'aborlifs à certains médicamens auxquels on attribue la propriété de procurer l'avottement. Les médecins savent combien il s'en faut qu'ils produisent cet effet avec quelque certitude; ils savent très-bien aussi quelles suites terribles leur emploi criminel peut entraîner, et quelles maladies graves, souvent terminées par la mort la plus douloureuse, il en est résulté. Aussi quand l'honneur ne leur en interdirait pas l'usage, la prudence les empêcherait d'y avoir recours. Un médecin de Varignano, Vacarczza , a fait un ouvrage pour

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combattre les préjugés répandus dans le peuple à cet égard. Il serait peut-être à souhaiter que nous possédassions dans notre langue un ouvrage sur le même sujet, mais écrit avec plus de précision.

Pour les détails relatifs à l'effet des médicamens dits abortifs, (voyez avortement). (hesormeauxI.

ABRASION, s. f. abrasio , de abradere , racler, ratisser. On désignait par ce mot, inusité maintenant, une ulcération superficielle des membranes dont la destruction s'opère par le détachement de petits fragmens. On l'appliquait plus particulièrement à l'ulcération de la membrane qui revêt l'intérieur des intestins; abrasio intestinalis est employé dans plusieurs \ auteurs pour exprimer cette inflammation des intestins qui donne lieu à des déjections alvines , mêlées de portions membraniformes, semblables à des lavures de chairs, et vulgairement, appelées raclures de boyaux. On désignait encore par abrasion l'irritation violente produite par l'usage de purgatifs drastiques.

• Telles sont les significations que la plupart des lexicographes ont données au mot abrasion. Vicq-d'Azyr lui en attribue une autre moins usitée encore que les précédentes. Suivant cet auteur, il exprimerait les efforts produits sur les parties du corps animal par l'action des forces intérieures, pour opérer la résorption des molécules dont les organes sont formés. ( a. d'el. )

ABRÉVIATION, s. f. abbreviatio , de abbreviare , abréger. Il signifie, à proprement parler, l'action de retrancher d'un mot plusieurs lettres afin de le rendre plus court. Mais en matière médicale, surtout dans l'art de formuler, on désigne sous ce nom certains signes ou les initiales par lesquelles on représente un ou plusieurs mots : nous allons faire connaître les abréviations le plus fréquemment mises en usage :

A, a"a, ou ana, placés à la suite d'une accolade qui embrasse plusieurs substances, signifient de chacune de ces substances. aoi). pour adde ou addatur, signifie ajoutez,

n. a. balneum arenœ. bain de sable.

B. m. balneum maria?. bain-maric.

b. v. balneum vaporis. bain de vapeur.

Colat. colatura. colature.

Cochi.eat. cochlcatim. par cuillerée.

Coq. coqualur. failes cuire.

Ali K 107 l Cvath. signifie cjathus, pour la tasse ou vérrée.

Dec. decoctio. décoction.

F. fiât ou fac. que l'on fasse.

\ gutt ou gT. gutta. goutte.

I Inf. lnfundalur. faites infuser.

1 Max. manipulus. poignée.

' M. rhisce. mêlez.

N° i ou 2. exprime le nombre des choses que l'on peut

compter. Ainsi on dit : jaunes d'œufs n° i ou 2, ce qui signifie un ou deux jaunes d'œufs. PiE ou PE. partes œquales. parties égales.

Pulv. pubis. poudre.

Pug. pugillus. pincée.

Q. S. quantum satis. quantité suffisante.

R. au commencement d'une formule, veut dire

recipe , prenez; on l'exprime également par un P ou par ce signe ^.

S. A. secundùm artein. Selon l'art.

T. transcribe. transcrivez.

ce signe, placé au bas d'une formule, indique qu'il faut que le pharmacien transcrive sur l'étiquette du médicament son mode d'administration.

it>. signifie livre de 16 onces ou 5oo grammes.

tt> fi- demi-livre ou 8 onces.

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