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se livrent à aucune espèce d'exercice du corps ou de l'esprit, et que, dans cet état d'inaction, les pertes étant presque nulles, n'exigent pour ainsi dire aucune réparation. C'est une raison à peu près semblable qui explique l'existence, prolongée dans une abstinence complète, de ces mineurs qui se trouvent enfouis sous quelque éboulement de terrain. Ces individus, ordinairement renfermés dans un espace étroit, où ils ne peuvent exécuter aucun mouvement, gisant au milieu d'une atmosphère basse, qui favorise peu la perspiration, respirant à peine, peuvent supporter une longue abstinence : aussi parvient-on souvent à les retirer vivans de leur tombeau, après plusieurs jours de cette espèce de sépulture. On lit dans Y Encyclopédie l'histoire singulière d'un anatomiste célèbre , qui , vers la fin de ses jours , fut pris d'un sommeil insurmontable. Il ne s'éveillait que tous les huit jours, et ne mangeait par conséquent que le jour de son réveil; c'était tous les vendredis; et, comme il était fort pieux et qu'il savait quel était ce jour, il refusait tout aliment gras. Enfin il dormit pendant un an, au bout duquel il mourut, sans doute d'inanition. L'état de sommeil peut donc aussi permettre une longue abstinence; en effet, dans cet état d'immobilité, les pertes sont presque nulles, le besoin de réparation doit être peu impérieux , ce qui explique pourquoi les animaux dormeurs , tels que la marmote , etc. , restent une saison tout entière sans manger. Voyez, pour complément, les articles aljment, diète, jeune, régime, etc. (rostan. )
ABSUS, s. m. C'est une petite espèce de casse, cassia absus (Légumineuses, Juss.; Décand. monogynie, Lin.), qui est annuelle et croît en Egypte et à Ceylan.
Ses graines sont, au rapport de quelques voyageurs , employées cti Egypte dans le traitement de l'ophthalmie au moment de l'invasion. Pour cela, on les réduit en poudre, on les mélange avec partie égale de sucre pulvérisé, et l'on en introduit une petite pincée entre les paupières. Cette plante est totalement inusitée en France. Vrosper Alpin, dans son livre sur les plantes d'Egypte, en donne (pag. ^7, chap. xxxi) une bonne figure, mais ne dit pas un mot de ses propriétés ni de ses usages. (a. r.)
ACACIA VRAI, xuccns Jcaciœ venu; suc concret que l'on retire des gousses non mûres du mimosa nitolitica , Lin., ou acacia vera, Wn.n. Cet arbrisseau, qui fournit également la gomme arabique, croit en Egypte, et appartient à la famille des légumineuses de JtiSS , à In polygamie tuonœcie Ût Li>.
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Le suc d'Acacia est en petits pains d'environ quatre à huit onces, ordinairement enveloppés dans des morceaux de vessie; il est solide, d'une couleur brune rougeâtre, d'une saveur styptique un peu douceâtre et mucilagineuse. Il contient une grande quantité d'acide gallique et du tannin. Il est sans odeur marquée, et se dissout dans l'eau froide.
Ce médicament est aujourd'hui fort peu usité; les anciens, au contraire, en faisaient fréquemment usage. Les Egyptiens, au rapport de Prosper Alpin , l'employaient dans les ophthalmies chroniques si fréquentes en Egypte, pour redonner du ton aux plaies suppurantes , dans, les différens flux muqueux trop abondans, etc. Pendant long temps on l'a administré, à là dose d'un scrupule à un gros, dans la dysenterie chronique et les différentes hémorrhagies asthéniques; mais aujourd'hui les médecins n'en font plus usage.
acacia nostras, succus Acciciœ nostratis; suc concret retiré des fruits du prunellier, prunus spinosa, Lin., avant leur maturité. Cet arbrisseau, très-commun dans nos bois et nos haies, appartient à la famille des Rosacées, Juss. ; icosandrie , monoginie lin. On le rencontre beaucoup plus fréquemment dans le commerce que le précédent, qui aujourd'hui y est fort rare. Il nous vient principalement d'Allemagne. Il est plus âpre, plus brun que l'acacia vrai; il renferme beaucoup d'acide malique. On peut l'employer aux mêmes usages que l'acacia vrai.
(a' richard.)
ACANTHABOLE , s. m., acanthabolus , de uxoivèct, épine, et de/3«AA»v, jeter dehors, expulser. Paul d'iEgine a donné ce nom à un instrument de chirurgie, en forme de pince à disséquer, et destiné à retirer les petits corps étrangers des plaies, etc. Fabrice d'Aquapendente décrit , sous le même nom et sous celui de bec de grue, deux longues pinces à branches croisées, l'une coudée et l'autre courbe, toutes deux propres à extraire les corps étrangers des endroits profonds, et particulièrement du pharynx.
AC ANTHACÉES,s. f. pl. Jus. — Famille de plantes dicotylédones monopétales, à étamines insérées à la corolle hypogyne. Elle ne renferme qu'une seule plante qui soit encore de quelque usage de nos jours , c'est Y acantlius mollis , l'acanthe ou brandie ursiric.
Les propriétés médicales des végétaux qui se rapportent à celle famille ne sont pas bien marquées; mais elle ne parait point i'erffermer de plantes vénéneuses. (a. richard.)
ifîo ACC
ACANTHE, s. f., brancursine ou branche ursine, acanlhus mollis, Lin. (Acanthacées, .Tuss.; didynamic angîospermie. Lin.) Très-belle plante , dont les feuilles élégamment sinueuses ont été imitées par Cullimachus pour orner les chapiteaux des colonnes corinthiennes.
Toutes ses parties, mais ses feuilles surtout, sont émollientes. On les emploie à l'extérieur, principalement en lavement. Peu usitée. (a. richard )
A.CARUS, s. m., de ù.x.upv,?, indivisible, très-petit. ( V oyez ciron.)
ACATAPOSE, s. f., acataposis , de a. privatif et de KctTetzroins, déglutition; abolition de la déglutition. Dans la classification de Vogel, ce mot est employé pour désigner une déglutition douloureuse. (Voyez déglutition, dysphagie.) (r. del.)
ACCABLEMENT, s. m., chute subite et considérable des forces jointe à un sentiment particulier de pesanteur générale. Le corps semble être accablé sous son propre poids. ( Voyez abattement.)
(ch.)
ACCÉLÉRATEUR (muscle), adj. pris subt. , acc.elerator, (Voyez bulbo-caverneux.)
ACCÉLÉRATION, s. f. , acceleratio , de acceicrare , hâter; augmentation de vitesse dans le mouvement des corps en général. Ce mot, en physiologie et en pathologie, exprime l'accroissement que certains organes éprouvent dans leur action. Il s'applique surtout aux mouvemens de la circulation et de la^ respiration. Ainsi l'on dit accélération du pouls, accélération de la respiration. ( Voyez les articles circulation, pouls, respiration.) (r. dei..n
ACCES, s. m., accessits. Ce mot est employé en pathologie dans des acceptions un peu différentes; la réapparition des symptômes hystériques et épileptiques , constitue, dans le langage de la plupart des auteurs, un accès d'hystérie et d'épilepsie; le paroxysme de certaines affections dont la marche est exacerbante , est aussi pour plusieurs un véritable accès. Nous pensons qu'il vaut mieux réserver exclusivement ce nom à chacun des mouvemens fébriles dont la réunion constitue une fièvre intermittente; désigner sous le nom de paroxysme l'exacerbation des maladies dont la marche est continue, et sous celui ài attaque le retour des symptômes de l'hystérie ou de la goutte. (Voyez