‹ Dictionnaire de médecine [electronic resource]Chapitre 21 sur 56 · ADD · texte numérisé non relu

ADD

En Asie on pratique cette opération avec une aiguille fine d'or ou d'argent, endurcie par une sorte de trempe, dont le manche est tourné en spirale, et qui est nue ou garnie d'une gaine plus courte qu'elle, et destinée à en borner l'intromission. L'aiguille est introduite, soit par ponction , soit par rotation entre les doigts, soit par percussion exercée avec le doigt ou avec un petit maillet. En France, les médecins qui ont pratiqué cette opération se sont servis d'aiguilles d'acier; M. Demours y a joint la ventouse, et M. Berlioz pense que l'on pourrait en augmenter l'activité en faisant passer par l'aiguille un courant galvanique.

On pratique la piqûre dans l'endroit malade ou dans son voisinage. En Asie, le lieu est aussi déterminé par la vigueur des malades. M. Demours dit avoir guéri une ophthalmie en faisant l'acupuncture à l'épaule. L'aiguille doit, en général , être enfoncée peu profondément, plus cependant si le sujet est adulte, charnu, et si la maladie est grave , que da ns les cas opposés ; en général , on l'enfonce brusquement ou par percussion à travers la peau, puis ensuite lentement et par rotation. L'aiguille doit rester en place pendant environ deux minutes, ou bien on la retire pour la remettre à plusieurs reprises. Quelques-uns ont dit qu'il fallait l'enfoncer jusqu'à ce que le malade éprouve du soulagement : on voit assez combien ce précepte est vague. Quelques médecins ont paru regretter que ce moyen ne fût pas plus souvent employé dans notre thérapeutique. Avant d'avoir fait des expériences sur cette opération, et avant qu'elle eût été employée comme moyen curatif en Europe , j'étais assez disposé à croire qu'on devait la laisser à ses inventeurs : l'expérience m'a confirmé dans cette opinion. ( Voyez piqûre.) (béclard.)

ADDUCTEURRS (muscles), adductores musculi, muscles qui produisent le mouvement d'adduction. /

adducteurs de la cuisse, m. add.jcnwris. On donne ce nom à trois muscles situés à la partie interne de la cuisse, qui s'étendent du pubis et des côtés de l'arcade de ce nom à la ligne âpre du fémur et à la branche inférieure de la bifurcation.

adducteur (premier ou moyen) de la cuisse, pubio fémoral (ch.) : muscle fort, alongé, aplati*, triangulaire, qui naît, par un tendon épais, du corps et de l'épine du pubis, se porte en bas, en dehors et en arrière, et se termine par une aponévrose large qui s'attache à la partie moyenne de la ligne âpre du fémur. Il rapproche la cuisse du plan médian, il la fléchit, et fait

ADD 337 tourner sa partie antérieure en dehors. Si les membres inférieurs sont fixés, il fléchit le bassin sur eux. Dans la station sur uu seul pied il fléchit, incline et fait tourner le bassin.

adducteur ( second ou petit) de la cuisse, sous-pubio-fémoral (ch) , muscle épais , alongé , triangulaire , situé derrière le précédent; il s'attache par une aponévrose au corps et à la branche descendante du pubis , descend en dehors et en arrière , s'élargit , s'amincit et se termine à la partie supérieure de la ligne âpre du fémur. Il a les mêmes usages que le précédent, mais il est moins propre à produire la flexion et la rotation.

adducteur (troisième ou grand) de la cuisse, ischio -fémoral (ch); muscle très-fort, large, triangulaire, situé derrière les deux précédens.» Il s'attache, par un tendon, à la tubérosité de l'ischion , et par des fibres aponévrotiques à la branche de l'ischion et à celle du pubis; il se porte en dehors et en arrière, et se termine à la branche externe de la bifurcation supérieure de la ligne âpre et à toute la longueur de cette ligne, par des fibres aponévrotiques; en bas, il se termine par un tendon attaché par son côté à la branche interne de la bifurcation inférieure, et par son extrémité à un tubercule qui surmonte le condyle interne du fémur. Le commencement de ce tendon est écârté de l'os par une ouverture à travers laquelle les vaisseaux fémoraux passent dans le creux du .jarret. Ce muscle a la même action que les déux précédens.

adducteurs des doigts. On a donné ce nom à ceux des muscles intermétacarpiens qui produisent le mouvement d'adduction des doigs.

adducteur du petit doigt, adductor digili minimi , carpo-susphalangien du petit doigt (ch); muscle petit, alongé, situé dans l'éminence hypothénar; il s'attache à l'os pisiforme du carpe et se termine inférieurement à la partie interne de la base de la première phalange du petit doigt; il écarte le petit doigt des autres , et le rapproche de la ligne médiane du corps.

adducteur du pouce, tidductor pollicis , métacarpo-phalangien du pouce (ch.); muscle mince, triangulaire, situé dans l'éminence thénar et dans la paume de la main; il s'attache à la partie antérieure du troisième os métacarpien, se porte en dehors en se rétrécissant, se réunit à une partie du court fléchisseur,' et se termine à la partie interne de la base de la phalange du pouce. Il rapproche le pouce du bord interne de la main. J'ai

r.3 ADÉ

trouvé un adducteur transversal analogue à l'adducteur transversal du gcps orteil.

adducteur des ortkils. On a donné ce nom à ceux des muscles intermétatarsiens qui portent les orteils en dedans.

adducteur du cros orteil , adductor hallucis, calcanéo - phalangien du pouce (ch.), muscle épais, alongé, situé superficiellement à la partie interne de la plante du pied; il s'attache à la tubérosité postérieure de la face inférieure du calcaneum, au ligament annulaire interne du tarse et à l'aponévrose plantaire; il se porte en avant et un peu en dedans, et se termine par un tendon qui s'unit à la portion interne du court fléchisseur, et se termine à la partie interne et inférieure de la base de la phalange du gros orteH; il porte cet orteil vers le planwnédian et le fléchit. adducteur du bras. [Voyez pectoral.)

ADDUCTEUR DE l'oEIL. ( Voyez DROIT EXTERNE.)

ADDUCTION, *s. f. , adductio; mouvement qui consiste à rapprocher un membre ou une autre partie latérale du plan médian du corps. [Voyez adduction.) (a. béclard.)

ADÉMONIE, s. f. , ademonia, de ùhpôntv, se tourmenter; mot que quelques auteurs ont employé pour désigner L'agitation, l'anxiété. [Voyez ces mots.)

ADÉNOGRAPHJE , s. f. , adenographia, de glande, et

de ypctcp-j, description. Description des glandes.

ADÉNOÏDE, adj., adénoïdes, de «<?V, glande, et de tïèos, forme, qui ressemble à une glande. Epithète donnée par Galien à la prostate.

ADÉNOLOGIE, s. f., adenologia, de « JV> glande et de xôytçr discours. Traité des glandes.

ADÉNO MÉNINGÉE (fièvre), adj., de «^v, glande, et de y-wiyX-, membrane. Le nom de fièvre adéno-méningée a été donné par M. le professeur Pinel à la maladie muqueuse épidémique observée à Goëttingue en 1760, et décrite par Rœdérer el Wagler [Tractatus de morbo mucoso), parce que cette maladie fébrUe avait son siège dans la membrane interne du conduit alimentaire, et principalement dans ses cryptes muqueux. Il en a fait un ordre de fièvres. [Voyez fièvre muqueuse, fièvre pi-

Page 1