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l'autre de l'articulation ; ]VI. Cruveilhier dit avoir rencontré les cartilages et la capsule synoviale de l'articulation coxo-fémorale transformée en un tissu cellulaire dense et fort rouge.

J'assure qu'il n'est point très-rare que la cavité des capsules synoviales vésiculeuses des tendons disparaisse, soit par lè repos très- long-temps prolongé, soit par toute autre circonstance, et que la membrane de ces capsules se change en tissu cellulaire. On prétend que ces capsules sont moins nombreuses chez le vieillard que chez l'adulte. Quant aux capsules synoviales vaginales des tendons , elles ne s'oblitèrent que dans le panaris ou dans certaines maladies des jointures.

4Q Adhérences des surfaces internes des vaisseaux. — La membrane interne des artères a une tendance marquée à l'adhérence. La guérison de certaines affections de ces vaisseaux se fait par une adhérence de leurs parois. Ce que nous venons de dire peut aussi s'appliquer aux veines dont l'oblitération est également produite par iin épanchement de la nature des fausses membranes , lequel arrête le cours du sang, et reconnaît pour causes ordinaires, la phlébotomie , les ligatures , l'excision des varices , les plaies , les fractures, les esquilles, la communication directe ou le contact avec d'autres tissus malades, des causes mécaniques, chimiques, internes et générales.

L'oblitération des veines est toujours plus tardive que l'oblitération des plaies des mêmes vaisseaux. L'ohlitération des artères et des veines en amène le changement en cordons pleins et comme fibreux. • L'interruption du cours du sang, quand elle est prolongée, peut amener l'oblitération des vaisseaux; ainsi, après la naissance, le tronc de la veine ombilicale et le canal veineux se resserrent et se convertissent en un ligament; il en est de même du canal qui s'étend de l'artère pulmonaire à l'artère aorte. Les artères ombilicales s'oblitèrent aussi le long des parois de l'abdomen, au voisinage de l'ombilic. J'ai remarqué qu'on peut aisément trouver les cordons ligamenteux de ces artères oblitérés à quelque époque de la vie qu'on les cherche, tandis que le cordon de la veine ombilicale devient quelquefois si mince, qu'il semble disparaître , et qu'on n'en découvre même aucune trace au voisinage du nombril, dans les cadavres des personnes avancées en âge. Les cas les plus surprenans d'oblitération d'artères, qui soient consignés dans les annales de la science, sont, je crois, celui d'une aorte qui était complètement impénétrable, et qui

AD H 3/,5 paraissait convertie en ligament au-dessous de la sous-clavière gauche, dans une étendue seulement de quelques lignes; et celui qu'a publié Hunier, d'une artère pulmonaire gauche changée en substance toute solide , le canal artériel étant resté libre.

L'analogie fait croire que les vaisseaux! y mpha tiques s'oblitèrent, assez souvent à la suite de leur inflammation; mais je n'ai point vu cette adhérence , et je ne connais pas un seul fait dans les auteurs qui la prouve avec des détails suffisans ou d'une manière incontestable.

5° Adhérences des surfaces des cellules graisseuses et du tissu lamineux. — Ces adhérences sont très-fréquentes. C'est toujours, à ce qu'il paraît, par l'interposition d'une matière blanchâtre albumineuse , par un épanchement dit de lymphe coagulable , qu'elles arrivent; c'est du moins ce que l'on croit apercevoir dans cet état du tissu cellulaire nommé induration ou état lardacé , et dans lequel on ne peut plus séparer les lamelles les unes des autres, ni distinguer les cavités des utricules graisseuses qui ne contiennent plus de graisse. On observe une semblable disposition dans les environs des ulcères, des fistules, des plaies qui suppurent, etc. Ce qu'on nomme ordinairement callosités des plaies, des ulcères, en offre des exemples bien mar qués. Ce n'est qu'après que l'inflammation a cessé d'exister que le tissu cellulaire a repris tous ses caractères; et c'est encore plus long- temps après que l'on retrouve de la graisse dans les utricules. On trouvera ailleurs ce point d'anatomie pathologique, que les médecins n'ont pas en général assez examiné.

6° Adhérences des surfaces des tissus accidentels ayant leurs analogues dans les tissus naturels. — Ces adhérences se font par les mêmes causes et de la même manière que celles des surfaces naturelles. Je ne tomberai pas dans des répétitions inutiles, et je n'anticiperai point sur ce qui sera dit ailleurs. ( V oyez membranes

ACCIDENTELLES MUQUEUSES, SEREUSES, SYNOVIALES.)

7° Adhérences des surfaces en suppuration. 8° Adhérence des surfaces ulcérées, g0 Adhérences de plaies récentes. — Ces dernières doivent être considérées séparément pour chacun des tissus. Elles feront le sujet de l'article cicatrice. ( Voyez ce mot. )

io° Adhérences des os rompus ou divisés. ( Voyez cal.)

Adhérences considérées comme maladies ou comme causes de maladies. — Les adhérences importent presque toujours un obstacle plus ou moins grand à* là fonction des organes. C'est ainsi que l'union des paupières entre elles les empêche de s'écarter;

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