A.DI
grains : très-dense autour des masses, il y est souvent remplace par un appareil fibreux ou ligamenteux très-régulièrement disposé, comme on le voit à la paufne des mains, à la plante des pieds, etc.
Le- tissu graisseux est plus développé chez la femme que chez l'homme. Le fœtus en est totalement dépourvu dans la première moitié de son existence. Passé cette époque, il s'en forme d'abord sous la peau : en général on trouve presque constamment une espèce de boule dans l'épaisseur des joues; mais à peine à la naissance existe-t-il quelques grains isolés dans l'épiploon ou le mésentère. Ce n'est que plus tard nue la graisse s'amasse successivement à l'intérieur. Jusqu'à l'époque de la puberté , elle reste plus abondante à l'extérieur. Ce n'est ordinairement que dans la vieillesse qu'on en trouve autour de la base du cœur. La quantité de ce fluide augmente dans l'âge mûr pour diminuer de nouveau dans la vieillesse, mais dans une proportion moindre à l'intérieur que sous la peau. Les grains adipeux sont disséminés dans le premier âge ; ils se rapprochent ensuite. Au reste , la graisse offre une foule de différences individuelles, par rapport à la quantité , suivant une infinité de circonstances qu'il u'est pas ici le lieu d'exposer [Vôyez graisse, sécrétion.) Ces différences sont tellement marquées , que , sur certains sujets trèsmaigres on trouve à peine quelques onces de graisse, tandis que chez d'autres elle forme de la moitié aux quatre cinquièmes du poids toîal du corps. Les vésicules suivent toutes ces variations. Plus nombreuses quand la graisse abonde, sans que leur volume paraisse augmenté , elles disparaissent lorsque le fluide qu'elles contenaient vient à être résorbé. On n'en trouve plus de trace dans la maigreur. Cependant W. Hun ter assure que le tissu cellulaire conserve dans ce cas un aspect particulier qu'il doit, aux vésicules affaissées dont il est rempli. La graisse est continuellement sécrétée et déposée dans ces vésicules , et reprise par absorption. Le tissu adipeux n'a point d'autre' usage que celui de sécréter ce fluide et de le contenir pendant un cert.iin temps, en l'empêchant de se mêler à la sérosité du tis>u cellulaire.
Lona- temps confondu avec le tissu cellulaire, entrevu par Malpighi, aperçu dans la moelle par Cl. Havers , indiqué par Bergen, Morgagni et. d'autres, rejeté par Haller, et tout récemment encore par J. F. Mcckel, ce tissu a été bien décrit, pour
ADO 357 là première fois, par W. limiter. Il a été représenté par A. Monro et par Mascagni. ( béclard. )
ADIPOCIRE, s. f. , adipocirà, de àdeps, graisse, et de ccra, cire. Nom proposé par Fourcroy pour désigner trois substances qu'il croyait identiques, et que\3VI. Clievreul à reconnu ne pas jouir des mêmes propriétés : ces substances sont la rriatierë grasse des calculs biliaires [voyez cholestérine ), le blanc de baleine [voyez cétine), et le gras des cadavres, sorte de savon animal composé d'ammoniaque, dépotasse, de chaux, d'acide margarique , etc. [voyez cras ues cadavres. ) ( orfiea.)
ADIPSIE, s. f., adipsia , de « privatif , et de iïtyec, soif. Ab sence de soif ou d'appétit pour les liquides. ( V oyez soif.)
ADJUVANT, adj. , adjuvans , d'adjàvare, aider. Nom par lequel on désigne , dans une formule , le médicament qui seconde l'effet du médicament principal , et qui agit par conséquent à peu près dans le même sens. Ainsi , dans une potion purgative dans laquelle entrent le jalap et un sel purgatif, le sel devient l'adjuvant du jalap. Dans une potion excitante qui a pour base l'eau de mentbe poivrée, une ou deux gouttes d'huile essentielle d'anis peuvent servir d'adjuvant. (guersent. )
ADOLESCENCE, s. f. , adolescentia. Ce mot, que quelquesuns regardent comme synonyme de jeunesse , désigne l'époque heureuse, mais courte de la vie, qui, chez l'homme, sépare l'enfance de l'âge adulte ou viril. La puberté en devient comme le signal, et l'entier développement du corps en hauteur, qui donne à l'homme le complément de son organisation , en fixe les dernières limites. L'adolescence nous paraît , sous ce rapport, plus restreinte que la jeunesse qui embrasse , en effet , encore les premiers temps de l'âge viril. Nous exposerons au mot âge , auquel nous renvoyons, les phénomènes qui caractérisent l'adolescence. ( V oyez AGE.) ( RULLIER'. )
ADOUCISSANT, ad , lenicns, demulcens. On donne ce nom à tous les moyens médicamenteux. et alimenteux qui tendent à diminuer la douleur ou l'irritation. Tout ce qu'on a dit sur l'existence des principes acres qui sont la cause prétendue des irritations, et sur la nécessité de protéger les organes vivans contre leur action nuisible, à l'aide des mucilagineux, dès huileux, est entièrement hypothétique. La vérité est que la propriété adoucissante n'est pas le résultat d'une action immédiate et particulière, mais un effe! secondaire ou thérapeutique, dépendant de