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parmi les cachexies; mais le plus grand nombre des auteurs s'élève contre cette opinion. Je ne m'arrêterai pa6 à cette question, qui me paraît oiseuse , puisqu'il ne s'agit que de rapprocher ou non ce phénomène de plusieurs autres. J'observerai seulement que l'acception du mot maladie ne s'étend pas d'ordinaire à une faiblesse générale qui dure toute la vie et qui est absolument incurable, comme la leucaethiopie. Cependant, quoi qu'en dise l'auteur que je viens de citer, il paraît que les phénomènes qui caractérisent l'albinos peuvent n'être pas congénitaux. D'autres ont voulu l'approcher la blancheur des blafards d'une maladie cutanée, comme la lèpre, s'appuyant sur ce que leur peau est souvent couverte d'écaillés qui tombent et se renouvellent, et sur l'analogie qu'on lui a trouvée avec la lèpre blanche dont parle Moïse. Voltaire a réfuté cette opinion. « Prétendre, dit -il, que ce sont des nègres-noirs dont une espèce de lèpre a blanchi la peau , c'est comme si l'on disait que les noirs eux-mêmes sont les blancs que la lèpre a noircis. »
Ce n'est pas d'aujourd'hui qu'on a remarqué le rapport qui existe entre la couleur de la peau et celle des cheveux, et entre celle de ces derniers et la teinte de l'iris. Aristote l'avait observé; depuis les Arabes , et parmi les modernes nous citerons Demours. Une de ces vues vastes et ingénieuses qui sont familières à M. Blainville ajoute un nouvel intérêt à ce rapprochement. Il considère la peau comme le siège de tous les sens , qui ne seraient qu'une modification du toucher, de même que leurs organes , des appareils spéciaux surajoutés à cette grande membrane. Si donc, d'après ces données, l'œil pouvait être regardé, jusqu'à un certain point , comme une dépendance de la peau , il paraîtrait moins surprenant que la couleur de l'iris fût constamment analogue à celle de l'enveloppe extérieure du corps ou de ses excroissances épidermiques, comme les cheveux, etc.
J'ai vu à Paris plusieurs albinos, et il en existe un dans un état d'idiotisme complet parmi les fous de Bicètre. On présenta à la Faculté de Médecine de Paris une femme et un homme albinos, qui , outre les caractères propres aux albinos , offraient une peau bleuâtre qu'on aurait pu attribuer à un vice dans l'appareil circulatoire, si les deux individus n'avaient pas eu La même teinte. Parmi les chameaux albinos observés par Eîphinstone, il y en avait un dont la grande blancheur contrastait avec la couleur bleue de l'iris.
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La leucœthiopie n'est point le partage exclusif de l'espèce humaine; on l'a observée chez beaucoup d'animaux. Qui n'a remarqué les chevaux , les lapins , les souris , les chats et les furets de cette couleur? Dans ces espèces d'animaux, cette altération est devenue, par la suite des temps, presque une seconde nature. On en a de même observé des exemples chez les singes , les écureuils , les rats , les hamsters , les cochons d'Inde , les taupes, les didelphes, les martres, les fouines, les renards, les rhinocéros, les éléphans, les ours, les chameaux, les buffles, les ânes, les chèvres; et parmi les oiseaux, chez les corbeaux , les merles, les serins, les perdrix, lés poules, les paons, les canards , les faucons communs , les choucas , les moineaux , les ortolans, les alouettes, etc. (g. breschet.)
ALBUGINE , adj.; albugiiieus , blanc; terme employé par les anatomistes pour désigner la membrane propre du testicule , et par quelques-uns, pour désigner la sclérotique, la conjonctive, et même l'humeur aqueuse. M. Chaussier a appliqué ce nom à l'un des quatre gem*es de fibres dont il admet l'existence ; c'est elle qui constitue les tendons , les aponévroses , les ligamens articulaires, etc.; elle est blanche, linéaire, cylindrique , tenace, renitente, peu élastique, peu extensible, très - résistante ; elle s'altère difficilement dans l'eau froide ; elle se gonfle , s'amollit , se fond dans l'eau bouillante; elle se résout en gélatine et paraît, contenir un peu d'albumine ; elle est toujours disposée en fascicules, en faisceaux diversement rapprochés et serrés; elle tonne des membranes , des bandes plus ou moins larges , des cordons qui, dans leur état de fraîcheur, sont blancs, luisans , argentins , satinés, et qui, par la dessiccation, deviennent jaunâtres et demi-transparens. Cette fibre, qui se distingue des autres par sa renitence , sa fermeté , et surtout la force avec laquelle elle résiste à la rupture, ne me paraît différer de la fibre cellulaire que par son degré de consistance ou de condensation. [Voyez fibres.) (a. béclard.)
ALEUGINEUX, adj., albuginosus ; expression générique employée par M. Chaussier, pour désigner les parties "formées par la fibre albuginée. Ce sont celles que Bichat a très-judicieusement rapprochées dans une description générale, et moins heureusement nommées fibreuses. Cette dernière épithète , en effet , peut s'appliquer à toutes ou presque toutes les parties du corps. Comme les parties dont il s'agit remplissent toutes l'office de i. 3a '