‹ Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques [electronic resource] (volume 2)Chapitre 103 sur 311 · INTESTIN (MALADIES DE L · texte numérisé non relu

INTESTIN (MALADIES DE L

C'est certainement le cas ile tout idiot , quand le défaut de développement d'organes est assez notable pour que ce défaut constitue une maladie, et de tout aliéné , quel que soit d'ailleurs l'étendue de son délire.

Ainsi , en rapprochant celte discussion sur la valeur des mots , imbécillité , démence ou fureur, de celle sur la valeur du mot état habituel , nous sommes -conduits à établir en principe :

Que l'interdiclion ne doit être prononcée qu'à l'époque où l'état de Tintelligence qui doit la moliver a cessé d'être transitoire, cest-à-dire n ofiVe plus de chances de guérison ; et que , dans ce cas , elle doit être prononcée toutes les fois que l'existence de ridiotisme et de l'aliénation mentale est bien constatée ;

Que la nomination d'un conseil , insuffisante dans ce dernier cas , doit être appliquée à tous les cas où le malade en traitement, quel que soit le degré du trouble intelleciuel , offre des chances de guc'rison.

Il nous semble que c'est ainsi que la législation actuelle peut et doit être entendue et appliquée. .

C'est dans ce sens que le texte du Code devrait être modifié, si une révision de cette partie de noire législation était jugée nécessaire comme nous le croyons. , .

Quant aux moyens d'arriver à l'exécution de la loi , il est facile de prévoir que pour nous, les témoignages et l'interrogatoire n'auraient qu'une valeur secondaire en comparaison du procès-verbal de médecin , qui nous parait devoir être , dans toute affaire d'interdiction , non-seulement une pièce indispensable , mais encore la base fondamentale du jugement à intervenir.

Sans pouvoir entrer ici dans les discussions de principe et de détail auxquels donnerait lieu une révision de la législation sur rinterdiclion , nous croyons utile de signaler l'imperfection fondamentale que nous avons cru reconnailre dans le droit et la jurisprudence actuels.

L'incapacité provenant de l'état de l'intelligence est appréciée d'après des considérations trop générales et trop vagues.

Celte appréciation est exclusivement métaphysique, tandis que devraient être exaclemenl distingués les cas où l'intelligence d'un homme sain doit être mesurée en elle-même , dans le but de constater l'état de capacité ou d'incapacité qui peut résulter de cette mesure pour l'exercice des droits civils , elles cas où le trouble de rintelligence d un homme malade est un sympldme d une altération d'organes , altération qui entraine pour un temps ou pour toujours celle incapacité.

Dans le premier cas , la loi aurait à décider ce qui est juste et possible pour empêcher les conséquences d'une liberté qu ne serait pas toujours dirigée par la raison , chez les faibles d'esprit , chez les hommes à manies, chez les prodigues etc., mission de la loi qui présente dans l'application des difficultés exirèmes, et pour l'accompiissement de laquelle elle devrait s'appuyer surtout sur les actes et l'interrogatoire, c'est-à-dire sur ce qui peut donner essentiellement la mesure de l'intelligence.

Dans ce premier cas, l'interdiction de droits devrait être mesurée à 1 incapacité , et pouirait n'être que partielle , en raison même de la nature des conséquences fâcheuses auxquelles aurait déjà conduit et pourrait encore conduire l'état défectueux de l'intelligence.

Pour le second cas , la loi aurrait seulement à décider comment sera rendue légale l'incapacité réelle des idiots et des aliénés pour 1 exercice des droits civils.

Et, d'après ce que nous avons établi, elle devrait appliquer la nomination d'un conseil avec suspension du droit de mariage à tout individu atteint actuellement d'idiotisme ou d'aliénation mentale, et l'interdiction avec privation des droits civils à tout individu qui , affecté de l'une ou de l'autre de ces maladies^ n'offrirait plus de chances de guérison.

La possibilité de faire cesser l'interdiction avec la cessation de sa cause, reslaut pour les cas où, contre les probabilités et les prévisions des médecins , la "uérison du malade serait obtenue par l'art ou par le bienfait de la nature.

(FOVILLE.)

INTERMITTENCE, s. f. ; iiiierniissio. L'intermittence, que l'on appelle aussi interinhsion j est cet intervalle de calme et de repos qui existe entre les accès des neV7-a%ie5 ; des fièvres, et de toutes les affections qui affectent dans leur marche le Ivpc intermittent. C'est l'état opposé à la continuité.

L'explication tle ce curieux phénomène a beaucoup exercé la sagacité des raédecins • elle a par suite donné naissance à un grand nombre d'hypothèses , souvent fort ingénieuses , mais toujours incomplètes. J'ai entrepris aussi la solution de ce probllme et je crois y être parvenu. M. Bouillaud ayant exposé dans son article Fièvre mes idées sur ce sujet , j'y renvoie le lecteur.

L'intermittence est presque toujours une circonstance favorable dans les maladies , en ce qu'elle permet d'administrer pendant sa durée certains agens médicamenteux , le quinquina, par exemple , dont l'efficacité est presque constante. (1- Ch. RocUF.)

INTERMITTENTES (fièvres). Maladies qui reviennent par accès dont les intervalles sont marqués par le rétablissement plus ou moins complet de toutes les fonctions qui avaient élc troublées pendant leur durée. L'histoire de ces maladies a été tracée, avec celle des continues , par notre savant ami , M. le professeur Bouillaud , dans son article Fièvhes déjà cité , ce serait donc un double emploi que de la reproduire ici. (L. Ch. Roche.)

INTESTIN (M.VLAD1E3 DE l'). Le canal intestinal offre dans sa situation , ses rapports de connexion , sa structure et ses fonctions , autant de sources de considérations iniporlanles pour le piatiàon. Fixé principalement à la colonne

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