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vre. On ne voit pas pourquoi son anse, même développée dans une vessie étroite, ne pourrait pas y êlre manœuvrée, a raison du peu de volume des pièces qui la forment. Si les calculs de plus d'un pouce ou uu pouce et demi ne peuvent être saisis , il est manifeste que les plus petits et par la même raison les fragmens des plus gros sont susceptibles d'être écrasés par lui. Avec de l'habitude et la connaissance de son mécanisme , on évitera sûrement de l'ouvrir dans le col vésical et de pincer quelque partie que ce soit de son contour. On pourrait craindre que des iragmens de calculs, que des débris pulvérulens , humectés et rendus pâteux par le liquide vésical , et interposés entre les deux tiges métalliques qui ont opéré le broiement , s'oppossassent au rapprochement complet de ses deux portions , de manière à rendre sa sortie difficile par l'urètre. Mais une troisième tige, placée entre les deux premières, et portant à son extrémité Yésicale une sorte d'anneau , permet , par un mécanisme fort simple , de nettoyer parfaitement les deux branches de l'instrument dans la vessie , de les débarrasser de toute interposition étrangère et d'assurer leur parfaite coaptalion. On a imaginé aussi de creuser en gouttière les surfaces con espondanles de la chaîne et de la portion solide de l'instrument , de manière à faciliter son action et à le rendre susceptible de retirer, au moins en partie, les débris qu'il a formés. Avec ces modifications , l'instrument de M. Jacopson , surlout pour les calculs médiocrement volumineux et friables , est un des plus utiles que possède l'arsenal lithotrilique.
Le percuteur à marteau de M. Heurteloiip est également un des plus simples et des plus efficaces que nous possédions. Son auteur lui reconnaît les propriétés suivantes : 1° de ne pouvoir se rompre, parce qu'aucune des pièces qui le composent n'est trempée ; 2° de ne ijouvoir se fausser ou se séparer, de manière à ce qu'il devienne impossible de le fermer, parla raison que tous ses instruraens sont essayés d'abord avec des marteaux deux fois plus pesans que celui dont il doit faire usage , et que le chirurgien doit s'exercer à ne produire que des percussions légères , égales et seulement suffisantes pour démolir graduellement le calcul ; 3" de ne pouvoir , relenu qu'il est dans le point fixe , vibrer pendant la percussion et ébranler la vessie^ son col ou l'urètre j 4" de rompre les calculs , sans jamais projeter au loin leurs fragmens , et risquer de blesser le réservoir i\e l\mne\ 5° do saisir conslnmment la pierre avec une facilité presque égale à celle (le la main , et cela dans des cas où la pince à trois branches ne peut s'en emparer aisément ; 6" de pénétrer, à raison de sa courbure dans la vessie, chez les sujets qui ne peuvent supporterl'introduction des inslrumens droits ; 7" d'être efficace contre les pierres volumineuses , de même que contre les plus petites ; 8° de détruire les pierres, non-seulement en les divisant en fragmens, mais en les réduisant en poudre aussi abondante que celle qui résulte de l'application du perce-pierre ; 9° enfin de ne pouvoir blesser la vessie , en pinçant ses parois entre ses branches. Quant aux pierres excessivement volumineu- .ses , M. Heurleloup conseille de les attaquer d'abord avec .son évideurù J'vi ceps c'est-à-dire avec la pince à trois branches et le foret, aSn de les excaver et de rendre leur rupture plus facile.
L'expérience confirme la plupart de ces propositions. Sur trente six malades , opérés ])ar lui, M. Heurteloup affirme eji avoir guéri trente-cinq; et même le dernier ne serait mort que par suite d'accidens étrangers à la lilhotritie. M. Ségalas a renoncé à tout autre itisfrument. Le brise-pierre à percussion et à pression lui semble offrir, pour [irincipaux avantages, de pénétrer dans toutes les vessies , de s'ouvrir toujours de manière à saisir les ydus gros calculs, de ne pas exposera pincer les parois vésicales , de permettre de combiner la pression avec la percussion du marteau , de manière à triompher , par cette double action, des calculs les plus durs ; enfin de pouvoir êlre appliqué, sans qu'il soit besoin de table, de lit ou d'autre appareil spécial , et dune manière si simple , que les malades pusillanimes croient quelquefois être soumis seulement au cathctérisme ordinaire.
Le lit rectangle ou tout antre lit analogue et le point fixe sont cependant des accessoires indipensables à l'action assurée du percuteur, non que l'on ne puisse à toute rigueur exécuter des percussions xioZan^ei en quelque sorte, en maintenant l'instrument avec la main , mais parce que le lit et l'étau peuvent seuls donnera l'instrument assez d'immobilité pour rassurer complètement le chirurgien et le malade.
Se prononçant au sujet de la pression , substituée ou ajoutée à la percussion , dans son système, M. Heurteloup établit que la première est de beaucoup inférieure à la seconde; que l'avantage de permettre de supprimer le lit, le point fixe et le marteau, est illusoire, puisque ces objets retident l'opération plus assurée, plus prompte et plus efficace; que la pression ne suffit presque jamais pour chasser de l'instrument les détritus de la pierre, etpourle fermer, parle rapprochement de ses branches ; (pie la vis de pression constitue une force morte , sourde , dont rien ne permet de mesurer l'intensité , et qui laisse le chirurgien incertain de savoir, pendant qu'on l'a fait agir, lequel, de rinslrumcnt ou du calcul, sera enfin rompu. La percussion, comme moyen principal ou même unique, lui semble donc de beaucoup préférable. Si l'on veut y joindre la pression, comme accessoire, il propose de le faire au moyen d'un compresseur volant, sorte de cadre carré, facile à démonter, poilant une vis, qui agit sur la branche mobile du percuteur, et que l'on place au besoin avec la plus grande rapidité sur le reste de l instrument. C'est à la pratique , saisie de ce jjrocès important, à prononcer eu dernier ressort sur la valeur des objections , et sur les combinaisons nouvelles , (|u'elles oui fait naître.
En i827, M. Dubois peus.i que la lilhotritie pourrait se combiner avec la taille; c'est-à-dire qu'il serait possible de pratiquer, en certains cas, au périnée, une boutonnière, a travers la.pielle les instrumens litholriteurs seraient plus
facilement introduits dans la vessie que par toute la longueur de l'urètre. Celte combinaison parut à M. Civiale, applicable surtout chez les enfans , dont le col vésical, très-dilatable, reçoit aisément des instruraens de trois lignes et demie de diamètre, et dont les calculs, lorsqu'ils sont volumineux, ne peuvent être attaqués par les voies ordinaires. Celte opération commencée sur un enfant de 7 ans , allait être poursuivie , lorsqu'on crut plus convenable de le soumettre à la cystolomie , dont il mourut. Cette idée peut cependant devenir profitable à la science.
La lithotrilie est susceptible encore de venir efficacement au secours de la taille , lorsque la pierre est trop volumineuse pour sortir facilement à travers la plaie du périnée. La division du corps étranger eu fragmens . au moyen dé la pince à trois branches et du foret, ou à l'aide du percuteur à marteau , ofTre incontestablement alors une grande supériorité sur l'introduction des brisepierres à forceps, et principalement sur la pratique d une seconde opération à I hypogastre.
Les applications do la lilhotritie se multiplient donc et s'agrandissent journellement. Cette opération ne doit plus être aujourd'hui confinée exclusivement entre les mains de quelques personnes. Il est temps qu'elle se répande, et qu'elle ne soit plus exposée au danger de se perdre ou de s'éteindre faute d hommes assez habiles ou exercés pour l'exécuter heureusement. Tous les praticiens doivent actuellement s'y adonner ; et si, comme la taille , comme la plupart des grandes oj)érations de la chirurgie , tous ne sont pas , faute d occasion , ou d'une éducation mutuelle sulfisante , en position de s'y livrer, il faut au moins que dans les villes importantes , et surtout dans les hôpitaux , tons les chirurgiens puissent au besoin la pratiquer, comme ils le feraient de la cystolomie elle-même. Mais il importe que chacun se tienne en garde contre les exagérations de quelques inventeurs d'instrumens lithotritiques. Ces instrumens n'exécutent pas seuls l'opération , ainsi qu'on serait presque tenté de le croire en lisant leurs écrits : une longue habitude , des manœuvres souvent répétées sur le cadavre , sont des conditions indispensables pour; arrivera une habileté convenable en ce genre. Que l'on choisisse l'appareil qui semblera le plus favorable , et bientôt I habitude le rendra docile, et il satisfera , quel qu'il soit , aux besoins les plus variés. C'est l'opérateur et non l'instrument qui assure le succès. Avec celte idée , et en multipliant les essais^ on se convaincra bientôt de celle vérité, non contestable, que les appareils les plus simples dans leur composition et leur manière d'agir, les plus solides dans leur structure , sont aussi les plus faciles à mettre en usage , ceux qui exposent le moins aux accidens , soit de rupture ou de dérangement de leurs diverses pièces, soit de lésions des organes, et qui procurent les résultats les plus satisfaisans comme les plus prompts.
Civiale. Nouvelleii conj^idérations siir la rétenlion d'urine. Paris, 1823 , in-S" , fig. — Delà litliotrilic ou broiement de la pierre dans la vesiie. Paris , 1827 , îa-S" , fig. — Lellres sur la lilholrilie. Paris, 1827, 1828,1831 , 1833, IV. parties, in-B", fig. — Comple rendu du traitement des oalculeux i l'hôpiial Necker. {Journal iiniv. hehdom. de médecine. 1831 , <. 2. '
J. Leroy ( d'ElioUes ) . Exposé des divers procédés employés jusqu'à re jour pour guétii de la pierre , sans avoir recours à l'opération de la taille. Paris, 1825, iu-8° , fig. — Tableau historique de la litbutrilie. Paris , 1830 , in-fol.
Heurteloup. Lettre à l'Acatlémie royale des Sciences sur l'ouvrage du docteur Civiale cl appréciation des faits qu'il contient. Paris, 1827 , in-8°. — Mémoires sur la litboli iptie pat j percussion , et sur l'instrument appelé percuteur courbe à marteau, Paris, 1833 , iQ-8°. :
Fournier de Lempdes. Lilholriiic ptM fectionnée. Paris , 1H29, iQ-8°. i
Higal. De la destruction mécanique de la pierre dans la vessie. Paris , 1829 , in-8° ; fig. [
h'.^Pk. Blandin. Lilliotritie par un procédé nouveau ( Joiirn. hebd. de médecine , 1829 | t. lit" et 1830, t. VI'. ) Le procédé dont fil usage M. Blandin dans la première observation e.v | celui de M. Pravaz. L'opération né put êlre achevée. Dans la seconde il .■ie servit de l'iosliu-' ment droit à trois manciies ; uae séance a bien réussi.
Bancal. Manuel pratique de la litiiolritie , ou lettres à unjeuue médecin sur le broiemeotd la pierre dans la vessie , Paris , 1829 , in-8° , fig.
Tancliou. Nouvelle méthode jiour détruire la pierre dans la vessie sans opération sanglanlCj Paris, 1830, in-8» , fig.
P. -S. Segcdas. Observations de lilholrilie suivies de quehjucs réflexions. Paris , 1831 , in-8' ' Amunsat. Table synoptique de la litboiripsie et de Ja cystolomie liypogasti ique. Pari | 1832,in-4i'.
.,4. i/encenu^/'. Essai sur la lilholrilie. Paris , 1833 , in-S". ( L.-G. Bi;GIN). '
LOCHIES. 'Voyez Accouchement. Pour la suppression des lochies, voye Mi'trite ; pour leur surabondance , voyez Hémorrhagies utérines. 1 LOMBRICS, f^ojez Entozoairis.
LOOCH. Mot arabe qui a été traduit en grec par ;x.hiyu.x , en latin linclusf^ et qui exprime l'action de lécher. On donnait autrefois ce nom à des raédicflj mens mucilagineux et sucics, d'une consistance moyenne entre celle des siroj et des électuaires , que l'on suçait au moyen d'un pinceau île réglisse ; mais c< médicamens s'élant simplifiés peu-à-peu, les loochs sont aujourd'hui di , potions sucrées et visqueuses, dans lesquelles, à l'aide d'un mucilage, on e parvenu à mettre de I huile en état de parfaite suspension; ou les prend pr cuillerée. Les loochs les plus usités sont :
1" Le looch blanc simple , formé d'une émulsion d'amandes douces, sucréf épaissie avec douze grains de gomme udragante pour quatre onces , et aiom tisée avec un gros d'eau de fleur d oranger. Ce looch sert souvent d'excipienti des médicamens plus actifs, tels que du sirop diacode , de l'extrait d'opiun du kermès minéral, de l'ipécacuanha , ilu jalap ou de la scainmonée ; 2» I looch de pistaches ou looch vert, dans lequel les amandes douces sont ret placées par des pistaches , le sucre par du sirop de violettes , et l'eau pure p une infusion de safran ; 3° ht loocti d'œuf, dans lequel le jaune d'œufscri, diviser, dans un mélange d'eau et de sirop de guimauve une quantité déu