MANGANÈSE
encore modifier avantageiisenient ilcs organes digestifs inertes, ou même alteinis d'une véritable irritation chronique, en changeant le mode de cette irritation. Il peut , enfin , par les déplétions qu'il occasionne , et par la révulsion , déterminer sans le danger qu'ont les drastiques répétés et les prétendus absorbans , la résorption de divers liquides épanchés. (Ch. Londe.)
MAL VERTÉBîlAL. P'uj-ez Ostéitk.
MALACIE, ah ijm)mxm, mollesse. Quelques pathologistes , tels que Vogel , Cullen, Pinel , etc., ont décrit, tantôt sous cette dénomination , tantôt sous celle de pica , une variété de gastralgie, dans laquelle les malades recherchent avec un vif désir et d'une manière exclusive, certains alimcns insolites, ea même temps qu'ils témoignent pour d'autres une répugnance invincible. Cet état, qui est constamment et nécessairement lié à une anomalie ou perversion de la sensibilité de l'estomac , a pour causes les plus ordinaires l'état de grossesse ^ l'aménorrhée, la chlorose , l'anémie et toutes les maladies dans lesquelles l'estomac subit 1 influence directe ou sympathique d'une lésion quelconque do l'innervation.
Nous avons exposé, h l'article Gastralgie, les considérations physiologiques et thérapeutiques qui se rattachent à la raalacie , et nous n'y reviendrons pas; la seule question à laquelle nous aurions à répondre ici, et qui intéresse principalement les praticiens, est de savoir si , en pareil cas, l'on doit souscrire ou résister aux désirs exclusifs des malades. Or nous pensons , avec la plupart des auteurs , qu'il n'y a rien d'absolu dans la solution de cette question. Seulement on peut établir comme règle générale que , si l'objet de l'appétence est de nature à ne pas nuire, on peut et l'on doit souvent l'accorder aux mahules. Dans cpielques cas, l'on peut même tirer de ces appétences des indications thérapeutiques, [l'ojez Appétekces, Gastralgies.)
(P. JOLLT.)
MAMELLES (maladies des). Rudimentaires chez l'homme, ces glandes sont bien rarement affectées chez lui des mêmes maladies que chez la femme : seulement nous verrons plus loin que la mastoite du nouveau-né est indifféremment commune aux deux sexes ; on pourra aussi rencontrer parfois des indurations delà mamelle et même des inflammations aiguës chez l'adulie du sexe masculin ; mais ce sont des cas assez rares et que nous ne signalons ici que dans la crainte qu'ils ne soient confondus avec le gonflement et l'iudolorissement passager dont ces organes sont souvent le siège à l'époque de la puberté chez les jeunes garçons.
Ce n'est guère cju'à cette époque aussi que les mamelles de la femme acquièrent le développement c{ui caractérise leur sexe ; cet accroissement est extrêmement variable selon les individus ; on sait qu i! augmente momentanément chez certaines femmes aux époques menstruelles, que chez toutes il se prononce en même temps , que tie nouvelles fonctions s'établissent durant la grossesse et l'allaitement , qu'il diminue ensuite en laissant les mamelles plus molles qu'auparavant et souvent gercées de cicatrices blanches , résultat de la distension outrée de la peau qui les couvre. Hors ces circonstances , l'accroissement des mamelles n'est ordinairement dû qu'à l'accumulation de la graisse dans les interstices de leurs lobules ou à leur surface ; aussi leur volume suit-il les variations de l'embonpoint , aussi ne conservent-elles leur ampleur après 1 âge critique que chez les femmes grasses. A cette époque , en effet, la glande tend naturellement h s'ati ophier ou du moins à diminuer considérablement de consistance et de volume. Un excessif amaigrissement peut , avant cet âge, atrophier aussi les seins ; et l'on a remarqué que cet effet s'était plus d'une fois produit sous l'influence de l'emploi des préparations d'iode. Au contraire, il est quelques personnes auxquelles , même sans une augmentation pi oporlionnelle dans l'embonpoint du reste du corps, une ampliation considérable des mamelles apporte de la gêne et de la difformité. Cette hypertrophie que ne dissimulent pas aisément les vètemeus serrés, ne devrait être combattue par les préparations diode qu'autant qu'elle deviendrait réellement monstrueuse, comme on en a quel((ues exemples.
Les variétés dont il vient d'être question sont à peine ou ne sont pas du fout morbides. Les véritables maladies des mamelles n'attaquent guère ainsi , primitivement du moins, î.i totalité de l'organe; c'est dans un des tissus qui le composent qu'elles ont leur premier siège, et c'est sur cette particularité que nous établirons leur division dans le rapide examen que nous allons en faire.
1". La peau qui recouvre les seins , plus fine, plus vasculeuse que celle de beaucoup d'autres régions , peut , par cela même , participer bien aisément aux maladies éruptives qui se développent ailleurs ; toutefois la variole la ménage plus que celle de la face cl les autres parties habituellement découvertes ; les dartres et les éruptions papulcuses se montrent plutôt sur le sternum , c'est-àdire entre les seins , ou bien entre leur partie inférieure et celle du thorax, qu'à leur surface même, sans doute parce que 1 huaiidité tle la sueur est plus facilement conservée dans ces régions enfoncées que sur les parties saillantes. L'érysipèle des mamelles présente ceci de particulier, que la glande entière semble souvent participer à l'inflammation de la jieau ; il ne faut pas trop s'effrayer de ce gonflement, qui cesse avec la cause qui l a produit.
2 ". La peau de l'auréole et du mamelon ofl're à un plus haut degré encore la délicatesse de texture et la sensibilité dont il était question tout-à-l'heure. Aussi n'est il point rare de le voir affecté d'éry thème , de voir des dartres s'y fixer et y prendre la forme humide ou suppurative. Il ne faut pas prendre pour une éruption la saillie, par fois considérable, des nombreux follicules sébacés qui hérissent et l'auréole cl le mamelon ; follicules qui soulèvent alors la peau en forme de verrues, mais ne causent ni démangeaison ni douleur. C'est surtout durant l'allaitement que la région qui nous occupe est sujette à s'enfl.im-
mer, à s'ulcérer. L'éry thème, qui s'y montre d'abord , est souvent picoté de points noirs, constitués par une sorte d'ecchymose très-superficielle : quant aux ulcérations , nous en avons parlé ailleurs sous le titre de crevasses.
3". Le tissu cellulaire des mamelles leur donne parfois un énorme volume, niais il est bien rare qu'il .s'accumule en un point de manière à former une loupe à leur superficie. 11 s'y développe plutôt des corps nouveaux , des kystes de diverse nature , parfois même des hjdatidcs. Il n'est pas douteux non plus qu'un certain nombre de ces glandes roulantes qui parfois deviennent ensuite cancéreuses , n'aient d'abord eu pour siège le tissu cellulaire, de même sans doule I qu'un certain nombre de cas d'inflammation aiguë. Mais comme il s'enfonce j entre les lobules de la glande même ; qu'il s'affaisse partiellement quand il est î ainsi anormalement distendu ou développé , il est souvent impossible de dire 1 s'il a été réellement le point de départ du mal. Pour ce qui concerne d'ailleurs j ces diverses lésions, aussi bien que pour celles de la glande mammaire même, ! nous devons renvoyer aux mots rtstes , htdatides , cancer , etc.
4". Ces dégénérescences , quel que soit leur aspect analomique , squirrhe , , encéphaloïdc, cancer pancréatique, cancer ulcéré , cancer enkysté ou diffus , ; sont comme on sait fort communes dans les glandes qui nous occupent ; et le I cancer de sein a fréquemment servi de type à la description du cancer en géné- I ral ; nous ne nous arrêterons donc pas ici sur ses symptômes, sur sa marche, etc.; tlisons un mot seulement de ses causes et de son diagnostic au principe de mal. Quand on examine avec attention les tissus nouveaux désignés sous le nom collectif de cancer, qu'on voit dans plusieurs surtout des vaisseaux de formation récente , des substances organisées tout différemment des voisines, on ne peut se dissimuler qu'il y a eu là autre chose qu'une inflammation chronique, qu'une sorte d'indwidualiié malheureuse a présidé à une formation toute spéciale. Cette réflexion est d'accord avec l'observation des faits d'hérédité et au- ( très qui prouvent la nécessité d'une prédisposition d'une sorte d'idiosyncrasie \ suigeneris pour le développement du cancer. Dès-lors, on ne peut plus consi- ( dérer que commecauses occasionnelles les irritations locales, les contusions, etc., i ni espérer de guérir le mal par des antiphlogistiques ou des résolutifs. Toute-; fois il est nécessaire d'établir ici une distinction ; tout cancer développé sans | cause occasionnelle et locale porte au plus haut degré ce caractère d'indébilité, j et l'on doit même craindre toujours la récidive après l'ablation de l'organe af- I fëcté ; quand , au contraire , une cause locale violente a décidé l'origine du i mal, on peut avoir plus d'espérance ; c'est c[ue la constitution cancéreuse est t très forte dans le premier cas , faible dans le second. Dans ce second cas i même, peut-être en s'y prenant de bonne heure, obliendrait-on la guérisoii ii par l'application des sangsues , des cataplasmes émoUiens et résolutifs , des i pommades mercurielles , camphrées , iodurées. i
Mais le plus grand nombre des guérisons ainsi obtenues et citées dans les || livres ne doit pas être rapporté au cancer ; c'est à l induration , à Vinjlamma.- jf lion chronique. Celle-ci succède souvent à une contusion et peut durer pen- { dant un temps fort long, mais sans s'accroître notablement, sans rétracter le ^ mamelon , sans offrir de douleurs lancinantes , etc.
Nous renverrons au mot mastoite pour ce qui concerne particulièrement l'in- ' flammation aiguë , et nous ne devons ainsi qu'indiquer au lecteur les mots rela- t tifs à d'autres afl'ections de la glande mammaire et qui en altèrent surtout les n fonctions. 'V^oy. Agalactie, Galactirkiiée.
5». A ce dernier article ou trouvera quelques réflexions sur l'inflammation ( chronique des vaisseaux galactophores et le cancer benin d'Astruc. Ces canaux i| participent sans doute fréquemment aux autres maladies des mamelles, mais ils ■ en offrent peu de particulières , ou du moins elles sont peu connues. Quel rôle n jouent-ils donc dans la galactirrhée proprement dite ? Leur spasme est-il la { cause de certaines agalaciies momentanées ? Leur engorgement, leur obstrue- i tioii accidentelle sont-ils cause de la rétention du lait et de la mastoite des t nourrices? On sait du moins qu'ils sont souvent si rétrécis chez les primipaies i à cause de la compression exercée dès l'enfance par le corset , que la laclatiou i en est trés-gênée lors des premières couches : on sait quels sont les moyens .' qu'on emploie alors pour forcer à allonger le mamelon ; on redresse en même j temps et ou ouvre peu-à-peu le calibre presque effacé des vaisseaux galacto- ' phores.
Quant à certaines rétentions du lait en quelque sorte mécaniques, et qui ont , été portées jusqu'à des quantités considérables , plusieurs pintes par exemple i ( Volpi), il nous paraît impossible que les canaux galactophores aient été le \ siège d'une semblable accumulation. Leurs faibles dimensions ne se prêteraient point à une distension pareille , et si le fait a été bien observé , si du pus mêlé ( ou non avec du lait n'a pas été pris pour du lait pur, il faut admettre que cet ■! énorme dépôt s'était lormé dans le tissu cellulaire par suite de la rupture de * quelques-unes des radicules de ces canaux, radicules aussi nombreuses que les grains glanduleux qui composent la mamelle. Akt. UlcÈs.
MANGANÈSE ( chimie phamtaceul. ) Le manganèse est un mctal blanc gri- : sùlre , peu éclatant , dur , Iragile et très difficile à fondre ; il pèse huit fois plus | que l'eau ; il est si avide d'oxigène qu'il décompese l'eau à froid , et qu'il s'oxide ! très promptement à l'air ; aussi est-on obligé de le conserver sous le uaphte , i comme le potassium. i
Le manganèse existe dans la terre rarement à l'état de phosphate , quelque- i fois à l'état de sulfure , mais le plus souvent sous la forme d'un oxide ( suroxidc manganique ), cristallisé en aiguilles opaques, éclatantes et d'un gris foncé, l qui sont réunies en une masse compacte et pesante. Cet oxide perd une partie : de son oxigène , lorsqu'on l'expose au feu, ou qu'on le traite par les acides, et I sert très - souvent à l'extraction de ce gaz ; mais son plus grand usage est pour |
MAKIE.