‹ Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques [electronic resource] (volume 2)Chapitre 137 sur 311 · MENSTRUATION · texte numérisé non relu

MENSTRUATION

sage, au refroidissement, à la sensalioa de froid que le sang arrêté quelque temps dans les veines du bras, en contact avec l eau froide ou la neige, produisait en arrivant tout froid encore dans le cœur ; et réfléchissant à ce phénomène, il me parut que les bains d'alfusion, en refroidissant pendant un certain temps le sang (le la surface du corps . qui , par le mouvement circulatoire, est incessamment Ireporté au cœur et lancé à tous les organes, il devait résulter de leur emploi un jprompt refroidissement du sang envoyé au cerveau.

j En d'autres termes, les mouvemens connus du sang dans l'organisme sont (tels que , par suite de l'application rapide et prolongée un certain temps d'eau (froide à la surface du corps, il arrive bientôt, de toute nécessité , que le sang re- Ifroidi à la surface retourne refroidi au cœur ; d'où il est lancé , encore refroidi , dans les régions les plus profondes de notre machine; et le cerveau est si près (du cœur, ses artères sont en communication si directe avec le ventricule aortique, [qu'il doit un des premiers ressentir les effets de ce refroidissement du sang à la j[)ériphérie du corps.

i Ce mode de refroidissement bien distinct de la simple soustraction du calorique iie notre corps par l'application du froid à l'extérieur, bien distinct aussi du re- Ifroidissement direct de la tête par l'emploi des divers réfrigérans sur cette par- 'lie, ne peut manquer d'être utile lorsqu'il est dirigé contre une inflammation iiont les conséquences seront toujours fatales si l'on ne parvient à la faire pvorter.

Ce n'est sans doute pas seulement par le refroidissement du sang qu'agissent kir l'organisme les bains d'affusion ; je pourrais aussi indiquer d'autres effets déduits de lois connues de la physiologie ; mais ce n'est pas 1 histoii e des bains J'affusion que je dois exposer , ce que j'en ai dit suffira , ce me semble, pour riutflligence de leur utilité dans la maladie qui nous occupe. I Ce n est pas pour provoquer une réaction qu'il faut recourir à l'emploi des jains d'affusion , mais bien pour éteindre directement l'inflammation des mé- [linges.

; Il faut, pour obtenir cet effet, recourir aux affusions aussitôt qu'une saignée i:opieuse aura été pratiquée ; employer d'abord de l'eau à 18 degrés , la verer largement pendant 8 à 11) minutes , ou même plus s'il ne survenait un frision général dans cet espace de temps.

[ Constamment, on peut le dire, après l'emploi de ce moyen le mal de tête (st dissipé ou du moins considérablement amoindri, la bouche est humide , la soif calmée , et le pouls notablement diminué de fréquence et de force; le maiade exprime le sentiment de bien-être qu'il éprouve. Il faut alors recommencer es applications froides sur la tête du malade soigueusenrent essuyée et remis ,u lit , et le laisser aussi calme que possible.

Il n'est pas rare qu'un sommeil paisible succède à l'emploi de ce moyen , bais au bout de quelques heures , le plus souvent la douleur de tête, lessyrapômes fébriles reparaissent ; il faut au plus tôt combattre le retour de ces sympômes de recrudescence du travail inflammatoire , par l'emploi des bains 'affusion , seuls , si les accidcns inflammatoires sont plus modérés , aidés de i saignée s'ils sont encore très intenses. 11 faut ainsi réitérer plusieurs fois par bur l'usage des affusions , et dans le plus grand nombre des cas , s'ils ont élé idrainistrés d'assez boniie heure et secondés par l'usage des saignées assez coiieuses on triomphera de la méningite.

Loin de diminuer les forces, d'être débilitant comme la saignée, ce moyen [rocure à-la-fois un sentiment de bien-être etde vigueur : c'est le meilleur proiédé que je connaisse de soumettre une inflammation violente de la tête, tout !n ménageant les forces.

f Au reste, quelque précis que soit le texte précédemment cité de l'article méingite de M. Guersent, cet auteur me semble (au mot affusion de la 2« édiion du dictionnaire) avoir beaucoup modifié ses idées sur le genre d'influence !cs affusions ; et je me trouve bien plus rapproché de celles qu'il exprime dans e dernier article.

I L'emploi des bains d'affusion sera réitéré deux , trois ou quatre fois chaque )ur, suivant l'intensité des accidens et leur tendance à se reproduire. S'il surveait après leur emploi une sueur abondante, il faudrait la respecter, c'est quelucfois par une réaction de ce genre que la guérison s'opère, mais c'est le cas p plus rare.

I 11 est prudent de continuer l'emploi des affusions pendant quelque temps ncore après la cessation complète des symptômes de méningite. Il est remarquable que leur application devient plus difiicile à supporter juand les symptômes inflammatoires sont passés ; alors on en diminue la fré- [uence en même temps qu'on fait usage d'eau à une température moins basse. L'emploi judicieux des saignées et des bains d'affusion constitue le traitelent le plus héroïque qu'on puisse opposer à l'inflammation des méninges; est de très bonne heui e qu'il faut recourir à ces moyens , et les rapprocher jissez dans leur application pour suspendre et éteindre le travail inflammatoire. Tant que la céphalalgie , la fièvre, vin délire actif et des convulsions sans ymplômes de compression du cerveau annoncent une phlegmasie aiguë, simple, ans désorganisation, sans épanchement , les bains d'affusion jouissent d'une 'nfluence toute puissante; plus tard leur emploi présente beaucoup moins l'avantages; il devient même dangereux si l'on attend pour y avoir recours |ue les forces soient épuisées ou que l'inflammation , par sa durée , ail donné |eu à la formation de produits qui compriment le cerveau et déterminent le oma. A cette époque de la maladie , ce n'est plus à l'emploi des affusions qu'il but recourir, souvent alors leur administration précipiterait la mort,etcomiromeltrail un moyen dont malheureusement l'emploi judicieux est loin d'être I Usez répandu.

" DiCT. DE MÉDECiaE ET DE ChIRTJEGIE PRATIQUES.

Quand les choses en sont à ce point , les révulsifs actifs sur la peau , sur le canal intestinal , la pommade stibiée , un vésicatoire sur la tête , le calomel , l'émélique à haute dose peuvent encore quelquefois provoquer une guérison , mais ces cas sont bien rares.

Je n'ai pas besoin de dire que pendant toute la durée de la maladie, le médecin doit prescrire une abstinence complète , l'usage modéré de boissons rafraîchissantes, les moyens les plus simples de tenir le ventre libre.

Quand la phlegmasie est éteinte , il faut longtemps encoie persister dans l'usage d'un régime tenu et d'alimens peu excitans, tenir d'ailleurs la tète fraîche , peu couverte, les cheveux courts ; interdire les travaux intellectuels , éviter les mouvemens impétueux des passions, user fréquemment de bains frais, d'applications réfrigérantes sur la tète , et surveiller avec grand soin la liberté du ventre.

En un mot une méningite déclarée ne peut guérir sans le prompt emploi d'une thérapeutique essentiellement active, et une fois guérie, elle laisse une disposition malheureuse autourd'accidens inflammatoires qui se reproduiraient inévitablement si l'on n'entourait des précautions les plus minutieuses la convalescence de ces affections. 11 faut donc l'emploi combiné et successif de la médecine la plus agissante et de la prophylactique la plus attentive et la jjIus prévoyante pour obtenir la résolution et prévenir avec certitude le retour des phlegmasies méningiennes.

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( FoVlLLE. )

MÉNINGO-GASTRIQUE, vojez fièvres. MENORKHAGIE. ^o/es Hémorrhagies.

MENSTRUATION. Écoulement du sang menstruel ; évacuation périodique du sang exhalé par les vaisseaux utérins ; voyez , pour les dérangemens de cette fonction, les articles Aménorrhée, Chlorose, Dysménorrhée, Hémorrhagie utérihe. Nous n'ajouterons ici que quelques considérations hygiéniques applicables à la menstruation établie ou imminente.

io L'époque de la première menstruation , c'est-à dire de l'établisseaient de la nubilité, la puberté en un mot s'annonce par des phénomènes bien connus, et qui doivent engager les parens à prendre quelques précautions pour ménager alors et le moral et le physique. Il est rarement nécess.iire d instruire la jeune personne de ce qui doit lui arriver prochainement ; il est bon de le faire toujours, afin d'éviter d'une part l'effroi que l'apparition du sang a causé à c[uelques-unes , et que la honte les empêchait de communiquer à personne ; d'autre part , les tentatives dangereuses que la jeune fille pourrait faire pour supprimer un écoulement qu'elle croirait morbide. Il faut éviter aussi alors, et les passions débilitantes qui suppriment l'effort hémorrhagique normal , et les passions excitantes qui pourraient l'accroître outre mesure ; il en est de même de tout excès dans les exercices du corps ou dans le régime.

2° Ces circonstances , propres à produire l'aménorrhée ou la métrorrhagie , doivent être aussi évitées chez la femme faite durant le cours de la fonction menstruelle ; bien que l'application du froid aux mains, aux pieds ou ailleurs, et la suppression qui en a été la suite n'aient pas toujours eu de graves conséquences, les exemples du contraire sont trop nombreux pour révoquer en doute le danger de ces imprudences. Toutefois , c'est peut-être pousser trop loin la circonspection , que de se refuser à l'emploi des réfrigérans ou des saignées , dans des maladies aiguës , sous prétexte que la menstruation est imminente ou même commencée ; nous avons vu celte timidité permettre à de graves ])hlegraasies de faire des progrès considérables , et qu'une saignée eût enrayés sans peine. Il faut remarquer d'ailleurs qu'une saignée qui supprime les menstrues est rarement fâcheuse, car elle supplée à l'évacuation qu'elle dérange. Une saignée du bras ou du pied peut, il est vrai , par cela même amener ensuite des retards dans les retours menstruels dont la périodicité et la direction normale ont été interverties ; les sangsues môme appliquées aux aines, à la vulve ou à l'anus , auraient peut-être aussi , quoique à un moindre degré , le même inconvénient, surtout si l'application en avait élc faite à une autre époque que l'époque menstruelle ; mais nous avons toujours vu les irrégularités qui s'ensuivaient se dissiper prompteraent, dès que les indispositions pour lescjuelles on avait agi ainsi étaient dissipées.

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