‹ Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques [electronic resource] (volume 2)Chapitre 148 sur 311 · MUSC · texte numérisé non relu

MUSC

sur les régions oû la peau est épaisse, étendue sur des couches celluleuses | abondamment fournies de graisse , comme le dos , les environs de l'articiilalion 1 | coxo-fémorale, la fesse, la cuisse, etc. S il s'agit de ne produire qu'une révul- , sion passagère, superficielle , ou une excitation directe de quelque tronc ner- ; veux frappé de paralysie, les moxas petits et légers seront préférés ; dans les \ cas d'affections chroniques des os, dans les hépatites chroniques, et toutes les i \ lois qu'il faut opposer à des lésions profondes et durables une action d'égale j intensité , les moxas denses seront beaucoup plus convenables. 1

L'application des moxas est toujours douleureuse, mais moins cependant qu'on i ne le croirait d'abord. La plupart des malades se décident plus facilement au.\ i seconds et aux suivans qu'ils ne l'avaient fait aux premiers. Je ne pense pas qu'il faille rien employer pour diminuer cette douleur ; elle fait partie de la médica- \ tion révulsive, et constitue un des élémens du succès de l'application du moxa. i Quant aux maladies qui réclament spécialement l'emploi de ce moyen , et aux 1 périodes de ces afl'ections pendant lesquelles il convient d y recourir , ces indi- ^ cations ont été exposées à chacun des articles qui leur sont consacrés dans cet \ ouvrage. ( L. J. Begin ).

MUCILAGE (pharm ). Liquide épais et visqueux, formé par la solution ou ,j la division dans l'eau d'un principe gommeux. Il est à remarquer que les gommes f qui sont entièrement solubles dans l'eau , comme la gomme arabique , forment ' | un mucilage beaucoup moins épais que celles qui ne font que s'y diviser , tels il que la gomme adragante et le principe gommeux des semences de coings et |l de lin. I

Les mucilages participent de la qualité adoucissante des substances qui ser- ! I vent à les former; préparés avec une grande quantité d'eau et entièrement liqiii- i li des, on les emploie en clystères, lotions , fomentations , collyres, etc. Plus con- i à centrés et réduits en consistance épaisse , ils peuvent servir de cataplasme ; ilsill servent également d intermède , dans la pratique de la pharmacie, pour lier i| des masses de pastilles, ou pour suspendre dans l'eau des huiles et des rési- Il nés liquides et leur donner la force d'une émulsion. ( Ghibourt). !;

MUGUET rorez Aphthes. , j,

MURES. Fruits des morus alhn eX nigra , arbres appartenant à la famille des urticées de J ussieu , et à la diœcie tétandrie Linn. Ces fruits dont la compo- \ silion chimique doit faire pressentir les qualités , sont sucrés et un peu acides, î et servent d'aliment. Les mûres noires sont préférées aux blanches, qui sont jil plus fades et plus mucilagineuses. Leur action est adoucissante et rafraicliis-:! Jii saute; et si l'on en faisait un usage excessif , il est probable qu'il s'ensuivrait 11 une purgation plus ou moins abondante. Les mûres écrasées dans l'eau, don-,Jii neraient une limonade végétale qui pourrait être employée comme l'eau de in groseilles , de framboises, etc. On trouve, dans les pharmacies, un sirop de Itll mûres qui jouit d'une réputation traditionnelle dans le traitement des maiw.» de gorge, où il est prescrit d'ordinaire pour édulcorer une décoction de feuil«'|«tt les de ronces , autre spécifique vanté en pareil cas. L'effet de ce faible médifta-f ment est facile à concevoir. Quelquefois on ajoute au sirop de mûres quelques ! gouttes d'acide sulfurique , qui en altèrent les propriétés , et lui donnent des qualités astringentes , dont on peut tirer parti.

Les auteurs anciens ont attribué aux racines des diverses espèces de mûrie»! des vertus anthelmintiques assez remarquables. D'après eux , ces racines se^ raient efficaces contre le tœnia , le plus opiniâtre des vers intestinaux , ainsi que le démontre 1 observation clinique. Mais depuis long-temps ce médifia-i ment est abandonné. Peut-être serait-il bon de tenter à ce sujet de nouvelles! expériences , puisque le mûrier est un arbre commun dans nos contrées. W

( F. Ratieh. )

MURIATES. Vojez Hydrochlouates-

MUSC. iWo5c/iî/s. Cette substance provient d'un animal de la grandeur d'uH. chevreuil , que l'on nomme moschus moschifcrus, et que l'on trouve en Asie i particulièrement dans cette région qui s'étend entre la Sibérie, la Chine et In M Thibet. 11 paraîtrait, malgré l'opinion de Cuvier , que plusieurs autres espèces! Im de la même famille ,..sont pourvues aussi de la poche à musc , ce ([ui contribuci ^ rait à expliquer les différences que présentent celui qui est répandu dans 1« commerce.

Cette i)oche est située sous le ventre de l'animal , et s'ouvre par un canai m excréteur , en devant du prépuce. Il paraît qu'elle est exclusive à l'indivià | mâle, et que la liqueur dentelle est le réceptacle n'abonde , et ne présenti \\ toutes ses qualités , que pendant la force de l'âge , et surtout à l'époque du rnt .liai Cette liqueur , demi fluide chez l'animal vivant , devient plus ou moins solidi iL après la mort. Elle est tout-à-fait desséchée et encore enfermée dans la pocheiL, quand elles nous arrive. C'est le musc tel qu'on le trouve dans les officines d jt. chez les parfumeurs.

On distingue, dans le commerce, trois espèces de musc : le muscTonqnin , iJ musc du Bengale, elle musc Kabardin. r,a premièrede ces espèces est la plusestii fe. jnée, etiaseuledont il conviendrait de se servir en médecine. Elleest en grains ir'( \ réguliers, d'un brun rougeàtre, mêlés de grumeaux noirs un peu luisans,''et ayaii] J,' de la ressemblance avec du sang desséché. Le musc, presque entièrement soi , lubie d ans 1 eau , 1 est beaucoup plus encore dans l'éther et l'alcool. Sa savçu ' \k est araère , un peu âcre , enfin , désagréable. Quant à son odeur, tout le raond i y, la connaît. Un fait assez^remarquable , c'est que , malgré les émanations abon I ^ dantes qui s'en élèvent , et que son odeur décèle suffisamment , le musc , quan { ; | il est exposé à l'air, n'éprouve pas , s'il est sec, de perte sensible dans so i i, poids. J

L'analyse chimique n'a , jusqu'ici , rien fait connaître de bien intéressant sii \^ le musc. Qu'a-t-on gagné à apprendre qu'il contient, indépendamment d[

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