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OBÉSITÉ

OBLITERA.T10 N.

Dans quelques cas, le maiiage a mis fin aux attaques tie nymphomanie ; mais avant de pouvoir compter sur les effets d'un pareil remède, il importe bien d"ètre fixé sur l'étiologie de la maladie , sur ses antécédens , eu un mot , sur l'opportunité du remède ; et l'on conçoit qu'on ne puisse apporter trop de réserve, quand il s'agit de donner un conseil sur un point aussi délicat.

Traitement. Le traitement de la nymphomanie est nécessairement complexe comme la maladie elle-même. Ainsi, suivant la différence des cas, les moyens thérapeutiques devront être dirigés tantôt sur le centre même des sensations, tantôt sur les organes auxquels les malades rapportent la sensation qui les domine. Dans le premier cas (et notre opinion est que c'est le plus ordinaire), on obtiendra des avantages réels des sangsues appliquées derrière les oreilles ou à la nuque, des bains tièdes avec affusions froides sur la téte pendant la durée de ciuique bain; des boissons rafraîchissantes, froides, acidulés et émulsives, tels que les sirops d'orgeat et de guimauve , étendus dans les eaux de laitue, de nénuphar et de concombre ; la limonade , l'orangeade , l'eau de veau ou de poulet émulsionnée , etc. 11 importe en même temps d'éloigner des sens du malade toutes les causes capables d'y entretenir de l'exaltation, telles que statues, images, etc. , de s'abstenir avec eux, ou près d'eux, d'entretiens érotiques, d'occuper leur esprit d'objets étrangers à la passion qui les domine, comme aussi de les mettre exclusivement en rapport avec des femmes.

Quand, au contraire, la maladie est liée à quelque cause locale d'excitation vénérienne, tels que l'onanisme, la présence de vers, une leucorrhée, une affection herpétique, un prurigo^ la simple excitation ou fluxion menstruelle, outre les moyens spéciaux indiqués contre ces diverses causes , on doit espérer d'heureux effets de l'emploi des bains de fauteuils froids , rendus ou émolliens par l'addition de décoctions concentrées de graines de lin , de racine de guimauve, etc., ou narcotiques , par le mélange des substances précédentes avec la morelle, les têtes de pavots, etc. ; dans quelques cas même on a recours à certains topiques caïmans , notamment au cérat de concombre opiacé , aux cataplasmes froids de farine de graine de lin, etc.

Les malades sont d'ailleurs soumis en même temps à l'usage des boissons émulsives et acidulées froides , et, suivant les indications , à celui des préparations narcotiques prises à l'intérieur.

La circonstance de causes inhérentes h l'appareil génital n'exclut pas d'ailleurs les préceptes de traitement moral dont nous avons parlé. Ici, comme dans tout autre cas , l'hygiène ainsi que la morale reirouvent tous les avantages de leur application, et constituent encore la principale et la plus précieuse ressource du traitement.

Bienvillc. La ^'ympllon1anie , ou Iraité de la fureur ulilrine. Amst., 1771, m-12. J.-A. Robion. Essai sur la nymphomauie, ou fureur utérine, Paris. 1808, in-4"'. J . Kerpiau. Essai sur la Dympliomanie , ou fureur ulérirje, Paris, 1812, in-4o. Louyer V illermay. De l'hystérie et de l'hypocondrie, Paris, 1816, 2 vol. iu-8o. V. f 'oisin. Des causes physiques et morales des mal. mentales, Paris, 1826, 10-8°.

( P. JOLLY

OBESITE, s. f. Obesilas. Embonpoint excessif. L'obésité n'est pas uue maladie, mais elle n'est pas rélatnormal , elle n'est pasiasanté, c'est un état intermédiaire entre celle-ci et celle-là , une prédisposition, une imminence morbide; elle est au système cellulaire ce que la pléthore est au système sanguin et Vexaltation nen'euse au système nerveux ; c'est une véritable irritation nutritive une hypertrophie du tissu graisseux. '

Certains peuples qui ont la réputation de gros mangeurs, qui boivent beaucoup de bierrc, et dont le caractère général est apathique, tels que les Hollandais, sont très sujets à l'obésité. 11 faut donc placer en tête des causes de cet état semi-morbide l'usage habituel d'une trop grande quantité d'alimens , celui des boissons nourrissantes et le défaut d'exercice. Pour que ces causes aient toute leur action cependant , il faut que l'individu présente deux conditions: une grande activité des organes de la digestion, et un système nerveux difficile à émouvoir. L'obésité se développe encore sous l'influence des mets trop succiilens , des boissons chaudes et sucrées, des promenades en voilure après les repas, du séjour habituel au milieu des émanations animales, comme dans les boucheries par exemple, de la castration, de la perle d'un membre, de l'usage continu des bains chauds , de l'abus des saignées , de sommeil trop prolongé de l'habitude de dormir après ses repas. On voit cependant survenir l'obésité chez des personnes qui mangent peu, qui font beaucoup d'exercice , etc. ; cela s'observe principalement chez les femmes. Enfin, il est digne de remarque que la plupart des hommes qui se surchargent ainsi de graisse avec facilité sont de profonds égo'istcs.

L'obésité est facile à reconnaître au volume qu'acquièrent toutes les parties du corps, et principalement les fesses , l'abdomen, les mamelles et le cou ; a la forme arrondie des membres, aux sillons demi-circulaires qui se font remarquer au milieu des cuisses , autour du ventre en passant sur l'ombilic, au cou principalement à sa partie postérieure , sous le menton et dans d'autres parties du corps ; enfin à la blancheur , à la rénitence , au poli et à l'éclat de la peau. En gênerai , les individus obèses h un haut degré sont apathiques , ils ont de la répugnance pour le mouvement , ils n'éprouvent que des sensations obtuses, leur intelligence e,a. paresseuse , ils dorment sans cesse. Les irritations dont ils sont afiectts s'accompagnent en général de peu de douleur ; Con-

centrées dans le tissu ou l'organe qu'elles occupent, elles réagissent peu si les autres tissus , et se terminent souvent par suppuration ; et , par les ravag sourds et cachés qu'elles opèrent, elles compromettent souvent la vie des ind vidus long-temps avant que 1 on en soupçonne toute la gravité. Enfin les indiv dus ainsi surchargés d'embonpoint périssent souvent d'apoplexie.

On a pu remarquer dans le peu de mots qui précèdent que l'homme obè.<! est en quelque sorte la contre-partie de l'homme nerveux. S'il en est ainsi , 1 meilleurs moyens de prévenir l'obésité ou de la combattre doivent donc êti tous ceux qui tendent à exalter le système nerveux ; c'est en effet ce qui a liei tels sont le café , les liqueurs spiritueuses , la diète végétale, les acides, 1. veilles prolongées, le coït. 11 faut toujours y joindre un grande sobriété beaucoup d'exercice. Notre ami le docteur Mêlier a vu maigrir très rapidemei une dame d'un grand embonpoint , pendant l'usage du bi-carbonate de soiic et du soda-Water qu'il lui avait prescrits dans un autre but. Si ce fait se repn duisait, ne serait-on pas tenté de.dire avec lui , que les substances alcalines s ponifient la graisse chez l'individu vivant comme elles le font après la mort , > que le composé qui en résulte étant plus soluble devient plus facilement al sorbable ? Quoi qu'il en soit de l'explication , il serait utile de répéter l'expc rience; nous nous proposons de le faire aussitôt que l'occasion s'en présenten

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