‹ Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques [electronic resource] (volume 2)Chapitre 168 sur 311 · L. Cii. Roche · texte numérisé non relu

L. Cii. Roche

OBLIQUITE. Fojez Ttstocie , Déviation.

OBLITERATION, (considérations génébales sur l' ). Le mot oblitératio emporte en quelque sorte avec soi sa définition : on nomme ainsi l'état dai lequel un organe creux quelconque cesse d'être perméable aux substances qt doivent le traverser , et devient par conséquent inhabile à remplir ses fonction: nor maies.

§ I. Des principales causes et du mécanisme de l'oblitération en généra Il me semble que le mécanisme de l'oblitération comporte quatre modes prii cipaux : 1» L'oblitération peut être le résultat de l'introduction d'un cor) étranger venu du dehors dans la cavité des organes creux : on trouve dans 1 recueils de chirurgie de nombreux exemples de corps étrangers introduits dai les voies aériennes , urinaires, etc. 2° Les substances qui traversent normali, i ment certains organes creux peuvent , en s'y accumulant , en y séjournant i en changeant d'état , en déterminer l'oblitération : qui ne sait, par exemplt que les artères , et surtout les veines , sont souvent oblitérées par les concn tions sanguines ? Il n'est pas très-rare non plus de voir des tuyaux bronch ques oblitérés par la présence d'une matière pseudo-membraneuse , ou d'u mucus concret formant les crachats perlés de M. Laennec [sputa margarilacea les conduits biliaires oblitérés par la bile épaissie et concrétée, les canaux e; créteurs de l'urine oblitérés par des concrétions calculeuses , etc. , etc. , et 3° L'oblitération peut s'opérer aussi sous l'influence d'une inflammation adhil sive ; on n'ignore pas que les organes creux, tapissés par des membrain séreuses , sont beaucoup plus sujets à cette espèce d'oblitération , que ceux q' sont revêtus d'une membrane muqueuse ; on pourrait considérer coumie uu oblitération de cette espèce ce qui arrive aux cavités des membranes séreuse* telles que la plèvre , le péricarde , etc., lorsque ces membranes ont été le sié§ d'une inflammation terminée par des adhérences universelles ; l'épaississemei des parois d'un organe creux, chroniquement enflammé, après avoir détermir! )^ un rétrécissement de cet organe , peut également aboutir à sa complète oblili ration. 4" Enfin , l'oblitération peut reconnaître pour cause une compressic exercée sur un organe creux par une tumeur, une constriction de cet orgai par un lien, une bride, un étranglement quelconque. On voit quelqucfo aussi une oblitération des intestins produite par int^ngsnaiion , d'autres fois p: un véritable nœud formé par une anse intestinale sur elle-même.

§ II. Symptômes et diagnostic de l' oblitérât ion en général. Il est assez diffici de traiter d'une manière claire , précise et satisfaisante ce point de l'histoii des oblitérations. Cependant nous avons quelques données propres à éclairer solution du problème que nous étudions.

\° Un des effets ou des symptômes de toute oblitération , c'est la suspeusic du cours des substances solides , liquides ou gazeuses à travers l'organe qui e le siège de l'oblitération. De cet obstacle naissent d'abord une dilatation pli ou moins considérable en deçà de l'oblitération, et ensuite des phénomènes qu bien qu'essentiellement produits par un seul et même mécanisme , diffèrei beaucoup néanmoins en raison de la diversité des conditions physiologiques j j anatomiques des innombrables organes creux où peut résider l'oblitération. P f » exemple , si l'oblitération occupe un canal excréteur, il en résultera la dilati| >| tion des parties de l'appareil excréteur situées derrière le point oblitéré , et accidens ultérieurs très-dilTérens selon l'espèce d'appareil excréteur dont ui portion se trouve oblitérée. Ainsi , l'oblitération du canal nasal donne liai) dans la plupart des cas, à la fistule lacrymale ; l'oblitération de l'appareil e3j H créteur des urines, qu'elle ait lieu dans l'urètre, comme M. le docteur Vid ' 1 (de Cassis) en a cité des exemples , ou dans une partie plus rapprochée de l'o gane sécréteur, est suivie de graves accidens , dont les uns sont la conséquem de la profonde viciation que le sang éprouve par l'interruption de la sécrétic urinaire. L'oblitération occupe-t-clle l'appareil excréteur de la bile? eut: l'ictère qui résulte de cet obstacle au cours du liquide indiqué, il se manifes aussi en général un trouble plus ou moins profond de la digestion , etc., etc. '

L'oblitération du pylore est suivie de nausées , d'éructations, de voaiiss I mens, etc.; l'oblitération d'un intestin est accompagnée d'une constipatic' irrésistible, et ne tarde pas à déterminer des coliques plus ou moins violent i avec reflux des matières vers la portion libre du canal, cl vomissement ullenc de ces mêmes matières , etc., etc.

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