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OESOPHAGE

est dans line situation convenable. De cette manière , ainsi que le ditHymly, on peut conduire l'œil comme avec un fil.

L'organe étant ainsi fixé, ou devra l'examiner en face d'abord , et ensuite, plus ou moins obliijuement de côté. C'est surtout quand il s'agit d'apprécier le iiége des affections placées derrière la pupille, qu'il convient de varier les diférens aspects sous lesquels on examine l'œil. On senten effet qu'on n'a souvent jue ce moyen de distinguer si un trouble qui a paru dans la pupille occupe le "oiid de l'œil ou un siège plus rapproché de celte ouverture : dans le premier ;as, en effet, il ne sera visible qu'en regardant l'œil en face; et dans le second, 1 sera encore aperçu quand on examinera l'organe très-obliquement de dehors in dedans ou de haut eu bas.

Une dernière règle qui s'applique à l'examen de toutes les maladies des reux, c'est que , quand on a besoin de se servir des doigts pour écarter les )aupières et fixer l'œil , il faut ne se" permettre que des atlouchemens trèsloux, et avoir le plus grand soin que ces oi ganes soient de la plus grande pro- )reté pour éviter de porter sur l'œil , non-seulement quelque principe contalieux, mais même des particules pulvérulentes inertes.

L'exploration de chacune des parties qui composent l'appareil de la vision xige , outre l'observation des règles générales qui viennent d'être indiquées , elle de quelques règles particulières, que nous allons faire connaître le plus oramairement possible.

j L'examen des parties qui protègent l'œil est des plus simples . puisqu'il a seuîment pour objet de comparer ces parties avec les parties similaires du côté pposé , et de constater la position, la forme et la saillie des tubérosités frondes et des arcades sourcilières , le nombre, l'épaisseur, la direction et la bngueur des poils qui constituent les sourcils et les cils , et de voir comment putes ces parties protègent l'organe de la vue. Il suffit pour cela de la simple iispectiou et du toucher.

L'examen des paupières offre un plus grand nombre de points à étudier, 'est ainsi qu'il sert à déterminer si elles ont leur mobilité normale, si elles pnt affectées de clignotement, si elles sont bien fendues , si leurs mouveiens sont libres, si elles, sont rapprochées par l'effet d'une myopie, d'une pralysie de l'élévateur, ou d'un spasme de l'orbiculaire , et si ce spasme est li-inême l'effet d'une photophobie; si elles sont gonflées, rouges, luisantes, ndues ou flétries; si elles sont renversées en dehors par le relâchement du uscle orbiculaire ou par une autre cause ; ou en dedans, par l'effet de la intraction spasmodique de ce muscle, par l'effet de cicatrices voisines du bord !s paupières, etc. ; si les cils sont bien ou mal dirigés; si leurs bords présennl des cicatrices, des ulcères, des tumeurs de diverse nature; si leur face terne, surtout celle de l'inférieure, quand on la met en évidence en applilant le bout du doigt sur leur face cutanée comme pour les engager entre le . obe de l'œil et l'orbite , offie de la rougeur, un épaississement ou des granutions de la portion de conjonctive qui la revêt ; si elles contiennent des kystes jns leur épaisseur , si elles sont affectées de dégénérations squirrheuses ou ncéreuses , etc. ; si elles sont le siège , par leur face profonde ou par leurs rds , d'une sécrétion anormale ; si les points lacrymaux sont ouverts ou fer- Bs , libres ou oblitérés par quelque corps étranger, rouges ou fendillés; si |Ur commissure externe présente des gerçures, etc. , etc.

.'Dans l'examen de Vangle interne de l'œil , on conûàère sWa. cavoncu\e\alymale est volumineuse , rouge, dure , parsemée ou non de poils ; si la memane clignotante est rouge , tuméfiée , ulcérée ; si la région du sac lacrymal gonflée , douloureuse ; si en pressant sur cette région , au-dessous du tendon I l'orbiculaire , dans la rainure qui sépare la paupière inférieure du nez, on

it sortir par les points lacrymaux un liquide limpide , séreux, muqueux ou rulent ; si le sac lacrymal est rempli de larmes, et si celles-ci coulent sur les les en débordant les paupières. On doit enfin rechercher s'il n'existe nas tre les paupières et le globe oculaire quelque corps étranger , en les renverbt ou en les attirant en avant , pendant qu'on fait diriger l'œil en divers sens, isi que cela a été exposé à l'article ophthalmie.

L'examen du globe oculaire en masse présente aussi beaucoup d'objets à coni érer. Ainsi, on examinera si lesyeux sont parallèles, également saillans, ou I foncés en totalité ou par un de leurs angles, déviés dans divers sens , raplûchés ou écartés , mobiles ou habituellement dirigés dans un sens plutôt que <ps un autre, volumineux ou réduits à de petites dimensions , tendus , ou ifus comme une éponge, sensibles ou non à la lumière. Or, sous ce dernier i^port , on doit examiner successivement l'état de la vue dans les deux orga- 15, séparément et ensemble.

pn étudiera si le malade est affecté d'AMBLTopiE ou d'AMAtiKOSE ; s'il voit les «jets plus gros ou plus petits qu'ils ne sont réellement; si les objets d'un petit 1 ume lui paraissent d'abord distincts et peu après confus , ou si le contraire i|eu;si le malade voit mieux quand il est placé entre la lumière et l'objet 'jil regarde , ou quand il est en face du jour (vojez Cataracte et amaurose). Ijur toutes ces expériences , on peut se servir de caractères d'imprimerie de iférentes espèces , quand le malade sait lire. On recherchera si le malade voit 1] objets entiers ou seulement en partie, et plus ou moins déformes; s'ils lui jraissent agités de divers mouvemens ; s'ils lui semblent entourés d'un nuage, cjne vapeur grisâtre ou d'une auréole plus ou moins irisée ; si ces diverses sisations sont constantes ou se font seulement remarquer dans des circonstanc| particulières. On cherchera aussi à savoir si le malade a une sensation nette à\ couleurs , s'il ne les confond pas; si elles ne lui paraissent pas plus foncées «jelles ne le sont réellement , et si ces altérations de la vision tiennent à une a ction morbide , ou sont l'effet d' une disposition originelle. Pour juger de la

connaissance que le malade a conservée des couleurs, on peut se servir de rubans ou de pains à cacheter diversement colorés.

On cherchera aussi à reconnaître les affections véritables de celles qui sont simulées. ( t-'oyez Amaurose ). Enfin on répétera les expériences à des époques plus ou moins éloignées , afin de connaître si la maladie fait des progrès , si elle reste stationnaire , ou si elle rétrograde.

Si de l'exploration de l'œil en masse on passe à celle de ses diverses parties constituantes , on aura successivement à examiner : |o la conjoncLii>e , sa mobilité au-devant de la sclérotique, son épaisseur, les bourrelets qu'elle peut former autour de la circonférence de la cornée, ainsi qu'au point où elle se réfléchit du globe de l'œil sur les paupières , l'état d'injection , de vacuité de ses vaisseaux , la disposition qu'ils affectent ; on les distinguera surtout de ceux de la sclérotique à leur situation plus superficielle, à leur couleur d'un rouge plus vif , à leurs ilexuosités , etc. On appréciera la présence ou l'absence de pustules ou d'ulcération dans son tissu , sa mollesse ou son induration, ses dégénérations diverses.

2°. La cornée , qu'il faut alternativement considérer de face et de côté; c'est par ce moyen qu'on peut seulement distinguer dans quelques cas des ulcérations très-superficielles qui ont leur siège dans son feuillet conjoiictival. On appréciera aussi sa convexité, sa transparence, son épaisseur , le poli et le velouté ou les inégalités de sa surface , les vai.^seaux qui peuveut s'y développer à différentes profondeurs.

3°. La sclérotique , qui offrira à étudier les saillies qu'elle peut offrir , la couleur mate ou bleuâtre de ses saillies , les enfoncemens et les ulcérations qui peuveut s'y développer. On distinguera ses vaisseaux injectés de ceux de la conjonctive, en ce qu'ils sont petits, déliés, rectilignes, et marchent en convergeant vers la circonférence de la cornée , autour de laquelle ils forment un cercle plus ou moins large d'un rouge bleuâtre. Ce cercle est d'ailleurs placé plus profondément que celui qui résulte de l'injection des vaisseaux de la conjonctive.

4'', h" iris , qui offre aussi beaucoup de choses à considérer et demande que l'œil soit examiné de face et de côté. On déterminera ainsi sa couleur et les altérations qu'elle peut présenter ( Voyez Ir.rris ). On cherchera surtout à distinguer les altérations de couleur réelles de celles qui seraient dues à un trouble survenu dans la cornée transparente ou dans l'humeur aqueuse ; on s'assurera si l'iris forme une cloison verticale, ou si elle est poussée en avant ou en arrière, si elle est fixe ou sujette à un ballottement particulier pendant les mouvemens de l'œil. On examinera la pupille, son état de dilatation ou de resserrement, sa mobilité, sa forme régulière ou irrégulière, arrondie ou anguleuse ( f^oyez iRrris et amaukose), son état de liberté ou d'adhérence , etc.

5°. Le crjslallin , qui sera considéré sous le rapport de son degré de transparence , de sa forme , de sa fixité ou de sa mobilité. ( Vojez Cataracte.)

Le fondi\Q l'œil dont on examinera la couleur noire , nébuleuse , verdâtre, en évitant de rapporter ces colorations diverses au crystallin. ( Voy. Glaucome , amaurose , etc. )

Pour explorer l'état de la glan de lacrymale , il suffit de porter le doigt entre le bord de l'orbite et le bord a dhérent de la jiaupière , sur le lieu qu'occupe cette glande. On peut alors constater si la sensibilité est normale ou anormale , si son volume est augmenté , si elle est égale ou inégale , etc.

Enfin , si le malade souffre , il faudra savoir si les douleurs sont continues, ou intermittentes , aiguës ou obtuses , lancinantes , tensives , pulsatives , acres , brûlantes , etc. , si elles sont plus fortes la nuit que le jour , ou à une vive lumière que dans l'obscurité. ( L. J. Sakson. )

OESOPHAGE, s. m. , de cjo> , je porte , futur ci™, et «xyMje mange. Poi-lion thoracique du canal alimentaire. L'œsophage n'occupe cependant pas exclusivement le thorax, comme l'implique au premier abord cette définition ; il commence au cou et se termine au-dessous du diaphragme , en se continuant avec l'estomac. L'œsophage ne conserve pas partout la même position relativement à la ligne médiane; placé sur cette ligne à son extrémité pharyngée, il se dévie à gauche au bas du cou et à la partie supérieure de la poitrine, puis il reprend graduellement sa position médiane entre les piliers du diaphragme , vers son extrémité gastrique. La cavité de l'œsophage varie peu dans ses dimensions; toutefois au bas du cou elle offre une légère dilatation qui représente , en rudiment, le jabot des oiseaux, et dans laquelle certains corps étrangers se sont parfois arrêtés.

Au cou , l'œsophage est en rapport : en avant, avec la trachée artère, le nerf récurrent gauche, le lobe gauche du corps thyroïde, et l'artère inférieure de cet organe; en arrière, avec la colonne vertébrale et le muscle long du cou prédorso atloidien ; sur les côtés , et surtout à gauche , avec les vaisseaux carotidiens , jugulaires, et avec les nerfs pneumo - gastriques et grands- sympathiques.

Dans la poitrine , l'œsophage occupe la partie postérieure du médiaslin ; en avant, il est caché par la trachée, par la racine du poumon gauche, par le cœur et son enveloppe ; en arrière , il repose sur les premières vertèbres dorsales, sur le canal thoracique , sur l'aorte descendante et la veine azygos ; sur les côtés, il est recouvert dans toute sa longueur par les deux lames séreuses du médiastin , il est côtoyé en bas par les nerfs pneumo - gastriques , nerfs qui se placent en avant et en arrière de lui , près du diaphragme , et qui l'enlacent de toutes parts à l'aide de leurs filets ; enfin , au niveau de la quatrième vertèbre dorsale, son côté gauche est croisé d'avant en arrière par la courbure soussternale de l'aorte.

Les rapports de contiguïté de l'œsophage sont de la plus haute importance

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