‹ Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques [electronic resource] (volume 2)Chapitre 189 sur 311 · PART · texte numérisé non relu

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liinaison qui lui est propre, et qui a depuis long-temps frappé rallention des bservaleurs. Il consiste dans le bi usque affaissement de la tumeur parotiienne, dans la disparition presque instantanée de tous les symptômes d'irritaon qui l'accompagnaient, et dans l'engorgement concomitant, non moins lipide, du testicule chez l'homme, des pa rties extérieures de la génération ou s glandes mammaires chez la femme. Dans les circonstances ordinaires, et rsdes influences épidémiques dont Laghi , Saucerotte et Rochard ont parlé, y a peu d'exemples de la phlogose d'autres viscères importans , à la suite de cessation presque instantanée delà parotidite. Quelques observateurs ont u remarquer que si l'inflammation n'existait que d'un côté, le testicule ou la amelle du côté correspondant étaient constamment affectes seuls; tandis que les deux parotides irritées étaient simultanément délivrées par la métastase, deux testicules, les deux côtés des parties génitales ou les deux mamelles ez les femmes, ne manquaient jamais d'éprouver secondairement les effets ce transport à l'état inflammatoire. On peut encore douter de la constance cette loi pathologique. Ce qui est plus certain , et ce que j'ai plusieurs fois serve, c'est que l'engorgement du testicule peut disparaître et être suivi jne parotidite nouvelle , laquelle est quelquefois déplacée encore par une iîonde métastase. On a vu ces balancemens d'irritation se reproduire à deux , lis et même un plus grand nombre de reprises sur les mêmes sujets. La parotidite n'est , en définitive , dans les cas les plus communs , qu'une aftion légère. La phlogose qui la constitue réside manifestement plutôt dans ganglions lymphatiques, dans le tissu cellulaire lamelleux et dans la trame lulo-fibreuse qui enveloppent et recouvrent la glande, que dans le tissu pre de celle-ci, bien qu'il soit inexact de prétendre, spécialement dans les cas lis-graves , que ce tissu soit toujours étranger à la maladie. La suppuration

!i!me n'a d'importance qu'à raison de la légère cicatrice que laisse l'ouverture lil'abcès dans ces régions, où les traces de ce genre sont généralement sus- Ktes. Quant aux testicules et aux mamelles , la maladie s'y comporte absolunt comme à la parotide , c'est-à-dire qu'elle peut s'y terminer par la résolun ou la sécrétion du pus. Les auteurs parlent d'exemples assez rares de igrène du scrotum survenue à cette occasion ; mais on doit les attribuer à la (Inplication de lésions viscérales graves, ou d'affections typhoïdes, a parotidite réclame un emploi général et local du traitement antiphlogise, proportionné en énergie à ses degrés variés d'intensité. La tumeur estinflammatoire , considérable et fort douloureuse ? une ou plusieurs saies générales seront pratiquées, des sangsues seront appliquées sur elle , et lirs piqûres recouvertes ensuite de cataplasmes émolliens. Le malade sera 8 mis à une abstinence complète des alimens , à l'usage des boissons délayant(,à un repos absolu au lit, et l'on attachera une grande importance à le pserver du froid et de l'humidité. Le ventre sera entretenu libre , à l'aide de kemens simples , toujours préférables alors aux ingestions purgatives dont les niecins faisaient autrefois un abus si souvent déplorable. Il convient d'insist<{sur l'emploi de ces moyens jusqu'à ce que l'irritation soit vaincue et que la rblution commence h s'opérer.

Jans les cas moins graves , les applications relâchantes médiocrement chaudl, les boissons délayantes, le repos et un régime très-ténu suffisent. Enfln , I<lque la lésion n'est accompagnée que d'une irritation très-faible, que la d|leur est nulle et l'engorgement plutôt œdémateux qu'inflammatoire, il suffit dïecouvrir la tumeur de flanelle, de retenir le malade dans l'appartement , dprescrire quelque infusion adoucissante et légèrement diaphorétique chaude, elirae celles de mauve, de violette, et de rendre l'alimentation beaucoup plus léire que dans l'état de santé.

■ orsque de la suppuration se manifeste, malgré tous les soins pris pour l'é- V r, il convient d'employer les moyens recommandés pour conduire à guéri- «(iles abcès phlegmoneux ordinaires. Si une métastase survient, des émolliens el iême des sangsues seront appliqués sur les parties nouvellement affectées , eilnêrae temps que l'on recouvrira la région parotidienne de cataplasmes si- 1) isés chauds , ou de vésicatoires , afin d'y rappeler la fluxion déplacée. Dans a|un cas les stimulans intérieurs , les purgatifs , et surtout les drastiques ne s(| indiqués : les préparations de ce genre ne seraient propres qu'à faire naître U|irritations viscérales ou les complications d'encéphalite que l'on a vu sur- Vipr chez quelques sujets et compromettre leur vie.

'indui-ation , qui persiste parfois après la parotidite, cède ordin.Tirement a' ; le temps , et sans que l'on ait besoin de faire autre chose qu'entretenir autè des parties affectées une douce chaleur et pratiquer sur elle des frictions r(|lutives , comme celles de pommades mercurielles , de solution de savon mi de l'alcool , des pommades d'hydriodate de potasse.

a été question ailleurs de l'extirpation de la parotide devenue squirreuse : Owalion éminemment grave, sur la possibilité de laquelle on avait conçu des dites, que plusieurs chirurgiens croyaient avoir pratiquée alors qu'ils n'avlnt enlevé que des ganglions squirreux extérieurs à la glande , atrophiée par Isjression exercée sur son tissu , et que , dans ces derniers temps , Béclard , M. Lisfranc , Gensoul et quelques autres chirurgiens ont exécutée d'une ir'ùère incontestable , puisque, dans plusieurs cas , l'autopsie des cadavres a P Tiis d'en acquérir la conviction. {^Voy. Capcer.) (L. J. Bécin).

AROXTSME. s. va. Paroxysmus , de na^cifui^c? , na^c^uvto, j'irrite ; exacoation, redoublement. On nomme ainsi tout accroissement de symptômes (] survient régulièrement ou irrégulièrement dans le cours des maladies conti es et même pendant la durée des accès d'une maladie rémittente ou interirtente. Déjà nous nous sommes appliqués ailleurs à établir la différence qui 6! te entre Vaccès , Valiaque et le paroxysme , nous n'y reviendrons donc pas ic [yoy. AcrÈEs.) (L. Ch. Roche.)

DiCT. DE MÉDECIKE ET DE CHIRURGIE PRATIQUES.

PART [médecine légale) . On donne ce nom au produit de l'accouchement , quels que soient du reste ses résultats. Les questions qu'il soulève en médecine légale se rattachent à quatre chefs principaux : l'exposition, la suppression , la supposition et la substitution de part. Dans les deux premiers cas, une intention domine celle de cacher un accouchement ; dans le troisième, au contraire, on veut faire croire qu'il a eu lieu, alors qu'il n'existe pas, et dans le quatrième, l'accouchement étant réel, on substitue un enfant à un autre, soit que l'enfant provenant de l'accouchement ait décédé, soit que le père, la mère ou une tierce personne aient un intérêt quelconque à opérer cette substitution. La criminalité dans ces quatre cas n'est pas la même ; aussi la loi s"exprime-t-elle de la manière suivante , à l'occasion de chacun d'eux :

Art. 349. Ceux qui auront exposé et délaissé en un lieu solitaire , un enfant au-dessous de l'âge de sept ans accomplis ; ceux qui auront donné l'ordre de l'exposer ainsi ; si cet ordre a été exécuté, seront, pour ce seul fait, condamnés a un emprisonnement de six mois à deux ans , et à une amende de seize à deux cents francs. -

Art. 350. La peine porte'e au précédent article sera de deux à cinq ans , et l'amende de cinquante à quatre cents francs, contre les tuteurs ou tutrices, instituteurs ou institutrices de l'enfant exposé et délaissé par eux ou par leur ordre.

Art. 35 1 . Si, par suite de l'expositi on et du délaissement prévu parles art. 349 et 350 , l'enfant est devenu mutilé ou estropié, l'action sera considérée comme blessures à lui faites par la personne qui l'a exposé et délaissé ; et si la mort s'en est suivie , l'action sera considérée comme méditée ; au premier cas , les coupables subiront la peine applicable aux blessures volontaires et au second cas , celle du meurtre.

Art. 352. Ceux qui auront exposé et délaissé en un lieu non solitaire, un enfant au-dessous de l'âge de sept ans accomplis , seront punis d'un emprisonnement de trois mois à un an , et d une amende de seize à cent francs.

Art. 353. Le délit prévu par le précédent article sera puni d'un emprisonnement de six mois à deux ans et d'une amende de vingt-cinq francs à deux cents francs , s'il a été commis par les tuteurs ou tutrices , instituteurs ou institutrices de l'enfant.

Un seul article (345) concerne la suppression , la substitution et la supposition de part : les coupables d'enlèvement , de recèle ou de suppression d'un enfant, de substitution d'un enfant à un autre, ou de supposition d'un enfant à une femme qui ne sera pas accouchée, seront punis de la réclusion.

La même peine aura lieu contre tous ceux qui , étant chargés d'un enfant , ne le présenteront point aux personnes qui ont droit de le réclamer.

Cet article ne nous paraît pas reposer sur des bases assez justes. En effet, la personne qui cache un enfant dont elle est accouchée , qui le prive de tous ses droits, cause un préjudice plus grand que celle qui suppose un enfant à une femme non accouchée. Le résultat de celte dernière action n'a pas , en général , de conséquences fâcheuses pour l'enfant , tandis que celui de la première en a de très-graves.

Quoi qu'il en soit de cette législation , il est évident que le médecin peut être consulté dans deux cas possibles. Le premier est celui d'une femme accouchée qui expose son enfant , cjui le supprime , ou qui en substitue un autre. Le second, celui où il n'y a pas eu d'accouchement et où l'on suppose qu'il a eu lieu. On ne peut arriver à la solution des questions qui se rattachent au premier cas , sans prouver, 1» que la femme est accouchée ; 2" que l'enfant lui appartient. C'est assez dire que, dans la plupart des cas, ces questions sont insolubles. Mais les articles du code pénal , que nous avons cités , établissent une gradation de peine , en raison du résultat de l'exposition de part Le médecin a donc encore à connaître des effets auxquels elle a donné lieu. Nous ferons les mêmes observations à l'égard des circonstances dans lesquelles l'expert est appelé à prouver qu'une femme n'est pas accouchée, à moins toutefois qu'il ne s'agisse d'un accouchement très-récent.

Notre tâche se borne donc à exposer les signes à l'aide desquels on reconnaît qu'une femme est accouchée; jusqu'à quelle époque on peut arriver à la solution de cette question ; et les considérations dont peut s'étayer le médecin pour prouver c{ue l'enfant appartient ou n'appartient pas à la mère.

Dans les cas d'expositions et de suppressions de part , la femme, ayant de loin médité son crime ,a cherché à cacher toutes les phases de sa grossesse, et l'on sait que, sous ce rapport, certaines femmes ont été assez adroites pour arriver à l'épocjue de l'accouchement sans que l'on se soit douté qu'elles eussent jamais été enceintes. Par conséquent, les malaises, les nausées, les vomissemens, la suppression des menstrues et surtout le volume du ventre ont pu être entièrement cachés ; le médecin ne pourrait donc pas puiser le plus souvent des documens ou des indices dans un état antérieur. Mais quelquefois le contraire a lieu. La personne a manifesté des inquiétudes sur sa santé et sur son défaut de menstruation , elle a pu consulter des médecins sur son état, ou elle a été forcée de se faire visiter , alors qu'elle se trouvait dans un état de domesticité , ou bien , n'ayant pas pu parvenir à cacher le volume de son ventre, elle l'aura expliqué , par une rétention du fluide menstruel , un retard , circonstances dont viendront déposer les personnes cjui l'auront crue enceinte.

Un intérêt plus puissant encore, s'il est possible, engage la femme qui vient d'accoucher à cacher tous les phénomènes qui accompagenl ou suivent l'accouchement. C'est le moment où le crime a été commis, c'est celui où l'impression qu'il a produite sur la femme qui le commet a été plus forte : aussi l'accouchement est-il toujours clandestin ; toutes les souffrances sont étouffées , et si , cédant aux douleurs physiques qu'elle éprouve , la femme appelle un moment du secours , elle s'empresse de le refuser aussitôt qu'il est offert. Après l'ac-

PARTTJRITION.

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