‹ Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques [electronic resource] (volume 2)Chapitre 22 sur 311 · FLUX · texte numérisé non relu

FLUX

ffnn-fng'. Sur la nonvf-llp mcllioile Je guérir les fistules lacrynmlcs pnr la eaulérisnlion ilu nal nasal. yircliives i;i^nciales de Médecine , l. 18, 1828.)

' F. Blandm. Quelques consicléralious sur la tlnirapeutiiiue <Ie la Cshile lacrymale , et moililiilions h apporter au procéilé de la canule laissée i demeure. [Journal hebdomadaire de iU~ ?cine , t 1 , 1829.)

S. Laugier. Nouvelle route artificielle dans le cas de fistule lacrymale. {Archives gcnè raie. i ■ Médecine , t. 23, 1830.)

, Pfcifler. Considérations sur la nalure et le traitement des tumeurs cl fistules du sac lacryil. {Dissert, inaiig. Paris, 1830, in4''. )

Cet opuscule est spécialement consacré ^ l'exposition du procédé opératoire dont M, Gensonl it usajîB ^ Lyo» couire les fistules lacrymales. A défaut de publications détaillées de la part e l^iuleur , le travail du disci[>le est le plus complet que l'on puisse consuller.

Piiphéni.v. Sur les fistules du canal salivaire de SlenuQ. ( Mémoires de l'Académie royale ? Chirurgie f t. 3.)

F. -S. Morand. Sur un nouveau moyen de guérir la fistule dn canal salivaire. {Mémoires ? l'Académie royale de Chirurgie , t. 3. )

A. Louis. Sur l'écoulement de la salive par la fi.stule des Rlandes parotides et par celle d.?

urs conduits excréteurs. ( Mémoires de l'Académie royale de Chirurgie, t. 3.) — Mémoire ir les tumeurs salivaires des glandes maxilaires et sulilinguales et sur les fistules que cause ni ouverture. {Mémoires de l'Académie royale de Chirurgie, t. 3. ) — Nouvelles observaons sur les fistules salivaires. ( Même recueil , t. 5.)

Alti. Del nielodo di traltari le fistule salivali. ( Opuscules scientifiques de la Société pon- 'Jicale de Bologne , t. 3 , 1818, )

Mirault. Observations sur les fistules du conduit et de la glande parotide. (Archives généi les de Médecine, t. 20, 1S27.)

J.-Z. Petit. Kemarques sur les tumeurs formées par la bile retenue dans la vésicule du

1 , et qu'on a souvent prises pour des abcès. {Mémoires àe l'Académie royale de Cliirur-

Petit (le fils). Des aposièmes au fuie; précis de plusieurs observations. {Mémoires de l'A' idémie royale de Chirurgie , t. 2.)

F. -S. Morand. Sur les abcès du foie. (Mémoires de l'Académie royale de Chirurgie , 2.) — Observations sur la vésicule du fiel. ( Même recueil , t. 3.)

Faget (l'aioé). Remarques sur les abcès qui arrivent au foudeuieul. (Mémoires de l'Acadilie royale de Chirurgie , t. \".) Foubert. Sur les grands abcès du fondement. (Mémoires de l'Académie royale de Chirui e, t. 3.)

P. Pott. On the fistula in ano. (OEuvres complètes, t. 2.) R.-A. Baff'os. Sur les fistules à l'anus. Paris , an XI , ln-8».

T. W^athely. Cases of polypi, willi an appendix, describiug an improved instrument for tbij .slula in ano. Lomlou , 1805 , in-S». ^

J.-L. Petit. Observations sur une fistule au périnée. ( Mémoires de l'Académie royale de Ihirurgie, t. 1"^.)

Cette observation est celle d'un cas remarquable de fistule urinaire périnéale, ayant son orice interne dans le bas-fond de la vessie, jusqu'au-deli du col de laquelle Petit fut obligé de orter les incisions.

J.-P.-A. Lcwzisfiy. Sur la fistule vcsico-vaginale. Paris , an XI , in-8'*. ! Lallemand. P>éÛexions sur le traitement des fistules vésico-vaginales ; nouveau moyen d'union apiilicable :\ celles dans lesquelles la perte de substance est considérable. (Archives géné- \ales de Médecine, I. 7 , p. 581 , 1825.)

Paillard. Cautérisation des fistules vajjino-vésicales avec le fer rouge. (Journal hebdomalaire .1.5, 1829.)

L. Malagodi. Suture du vagin et do la vc.vsie dans un cas de fistule véjico-vaginale. {Bacco- 'litor medico , 1829. Gazette de santé, idem.)

Laugier. Nouvel instrument pour la réunion des fistules vé-iico-vaginalcs et recto-vésicales. \journal hebdomadaire , t, 5 , 1829.]

(L. J. BÉr.iM.}

FLEURS, /7ores. Parties desvcgctatix qui renferment les organes reprodiicûeurs . et qui ont souvent clé employées en médecine. Pour le pharmacien et pour riierboriste, les fleurs , brilluiile parure du prin(em|is , ne sont considérées que sous le rapport tout-à fait prosaïque de l'infusion , de la décoction , de l'apozème. Cependant , bien qu'on ait voulu les utiliser toules , les fleurs n'offrent pas toutes des médicamens bien efficaces. Un grand nombre d'entre elles, ftant insipides et inodores , sont absolument sans valeur comme moyen thérapeutique, à moins qu'on ne les envoie grossir la liste exubérante des émoUiens ?,t des adoucissans. Quant .î celles qui jouissent de propriétés plus prononcées, elles n'en possèdent guère qui diffèrent de celles que possèdent les autres parlies de la plante; encore ne les présentent-elles généralement qu'à un degré inférieur. Il en est cependant qui ont un arôme particulier el tout-à-fait étranger jux tiges , aux feuilles et aux racines , et qu'elles doivent à des huiles volatiles qu'on en extrait pour les usages de la médecine ou des arls. Ce sont ces huiles volatiles dont les émanations pénétrantes, rassemblées dans un étroit espace , agissent sur le système nerveux des personnes qui s'y trouvent renfermées, et leur occasionnent des syncopes plus ou moins fâcheuses. On pense que, dans ces cas , les fleurs agissent encore en enlevant à l'atmosphère de l'o.xigène , en taêiiie temps qu'elles y versent de l'acide carbonique.

Les fleurs perdent généralement ur.e grande partie de leurs vertus par la dessiccation, surtout lorsqu'elle n'est pas conduite avec précaution. Il est préférable de les employer à l'état frais. On se sert des fleurs , et souvent aussi des sommités fleuries , en infusion , à des doses plus ou moins considérables, suivant qu'elles sont douées de propriétés plus ou moins actives.

Tout le monde connaît ces aggrégais dfins lesquels sont rassemblées des fleurs diverses, qu'on regardait comme jouissant des mêmes facultés thérapeutiques , et que l'on désignait sous le nom des quatre fleurs pectorales, carmiiintives , cordiales. On sait maintenant que ces mélanges ne jouissent pas d'une activité plus grande que celle des diverses fleurs qui s'y trouvent réunies.

( F. Ratier.)

FLUX. On a donné ce nom , tantôt à un écoulement normal , le flux iiien-i

DiCT. DE MÉDECIKE ET DE CbIIIDBGIE PRATIQUES.

struel; tantôt à un écoulement fourni par une sécrétion augmentée et plus-ow moins alléréc , les calarrhes , le choléra ; tantôt enfin un écoulement entretenu par une sécrétion anormale accidentelle , le flux hcmorrhoïdal , la pyurie. Les anciens nosologistes avaient réuni une fotde de ces flux ou écoulemens , entièrement étrangers les uns au.\ yutres , sous le nom commun de piofltivia ; mais celte classe de maladie n a pu subsister long-temps h cause de son incohérence , et nous dirons, avec Cullen et noire exc.-îllent et honorable collègue, à l'hôpital Beaujon, M. Regnauldin , que les divers éli-mens qui la composaient doivent être renvoyés aux divers articles qui la constituent. (Voyez Dictionnaire des Sciences médicales. )

Ces divers écoulemens sont ordinairement précédés , ainsi que nous le verrons dans l'article Fluxion, d'une activité plus grande dans le système capillaire de la partie oit on les observe ; ils affectent de préférence les surfaces muqueuses et les organes sécréteurs. Ce n'est que très-rarement qu'on les rencontre ailleurs.

Les flux muqueux ont reçu des noms différens , selon les points de la membrane qui leur donne naissance. L'école de Salerne en a indiqué plusieurs dans les vers suivans :

Si final ad pectus, dicatur rlieuma calarrlius ; Si ad fauces, branclius ; si ad nares, esto coryza.

La membrane miiqiieuse de l'appareil digestif est la source de plusieurs de« flux que nous devons énuraérer.

On donne le nom de flux de ventre , ou de flux cceliaquc , aux excrétions alvines , abondantes et nombreuses , que l'on remarque pendant certaines épidémies, à la suile de l'usage de fruits mucoso-sucrés mangés avant leur complète maturité.

Le flux colliquatij" n'est autre chose que l'excrétion très-abondante dont nous venons de parler , que l'on a attribuée à la décomposition du sang et des humeurs, et que l'on observe ordinairement à la fin des maladies chroniques.

La diarrhée est une excrétion alvine abondante formée par un mélange d'eshalations séreuse et muqueuse du canal digestif, tantôt critique, tantôt produite par une irritation morbide , par l'action des purgatifs ou de toute autre excitation , quelquefois aussi elle semble être l'eiret d une métastase.

Dans la dysenterie (flux dysentérique ou flux de sang) cette excrétion est accompagnée de mucosités sanguinolentes quelquefois semblables à de la lavure de chairs. Des ténesmes^ des coliques et d'autres symptômes qui sont propres à cette maladie, servent à la faire reconnaître.

La licnterie est une excrétion alvine qui suit de près l'ingestion des alimens. et dans laquelle on reconnaît la nature de ceux-ci , parce qu'ils n'ont éprouvé qu'une élaboration nulle ou très-incomplète du canal digestif.

On a donné le nom de flux gastro-bronchique muqueux à la coqueluche . parce qu'on a pensé que les mucosités fliantes et abondantes rendues dans celte maladie avaient en même temps leur source dans l'estomac et dans les bronches.

On donne le nom de fleurs blanches ou de leucorrhée à l'augmeiitaliou de la sécrétion muqueuse de la membrane du vagin, et le nom de blennorrhée aux écoulemens qui proviennent du canal de l'urèlhre.

Les membranes muqueuses sont le siège de flux sanguins nombreux : I hémalémèse, le mélaina , le flux hémorrhoïdal , le flux menstruel , l'épistaxis et diverses hémorrhagies. (l^oyez Hémorhhoides . etc.)

La plupart des organes sécréteurs sont susceptibles d'un accroissement de sécrétion qui augmente encore le nombre des flux.

Le ptyalisme est l'augmentation de la sécrétion salivaire.

Le flux hépatique est formé par une sécrétion surabondante de bile , inutile ou nuisible à la digestion, el'dont l'évacuation se fait souvent sans accident par la bouche ou par l'anus.

On a donné le nom de choléra à une maladie dans laquelle un flux bilieux très-abondant, souvent mêlé de mucosités , se fait en même temps par la bouche et l'anus , et qui le plus souvent est accompagné de crampes et d'un état d'anxiété et d'angoisses difficile à décrire.

Le choléra sporadique occasionne rarement la mort , quelque grave et quelque douloureux qu'il soit. Il n'en est pas de même du choléra épidémiqne de rinde qui eu diffère encore sous quelques autres rapports. En effet dans le choléra épidémique la sécrétion poisseuse blanchâtre que '.les observateurs ont décrite, pourrait faire penser que le5 follicules muqueux de l'estomac, du duodénum et du canal digestif en général , sont le siège d'une altération particulière non moins remarquable que cet effet toxique, en quelque sorte, qui, |)our me servir de l'expression de M. Magendie , semble cadafériser le malade dès l'invasion du terrible fléau qui l'atteint, et que sans doute on peut attribuer à une lésion du système encore mal connue, quoique l'on s'en soit beaucoup occupé dans ces derniers temps. C'est dosîc h tort que l'on a donné à celte dernière maladie le nom de choléra puisque le flux qu'elle présente n'est pas essentiellement de nalure bilieuse.

Le diabètes est une augmentation de la sécrétion urinaire avec ou sans altération des principes qui la constituent dans l'état normal.

L'écoulement blenuorrhagique de l'urètre a long-temps été désigné , mais imprompteraent , sous le nom de jg^ono?T/ie'a. Cette dénomination ne peut appartenir qu'atix écoulemens morbides et très-rares du fluide séminal.

On pourrait désigner sous le nom de prostarrhée l'augmentation de sécrétion de la prostate: nous en avons observé un exemple. L .s excrélions urinaire çt sénùnals ne présentaient rien rfe /•em/'(?'^f<ai^e ; le malade n'avait jamais eu

FLUXION

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